Catherine Dorion

Les propos de Catherine Dorion: une question de maturité

En réaction au Point de vue «Catherine Dorion et le 3e lien: questions de langue» de Frédéric Dion paru le 20 novembre

Monsieur Dion erre lorsqu’il affirme que la population reçoit avec hostilité les propos d’une élue, madame Dorion, lorsqu’ils sont formulés dans le langage vernaculaire. Au contraire, dans les récentes années, nombre de politiciens ont été élus notamment parce qu’ils utilisent la «langue du peuple», qu’ils se refusent la «langue de bois». En témoignent messieurs Labeaume, Doug Ford, Manon Massée et autres, que l’on soit d’accord ou non avec leurs politiques.

Dans le cas de madame Dorion, ce n’est pas tant le fait qu’elle utilise un langage vernaculaire que le fait qu’elle utilise une langue que l’on retrouve le plus souvent chez les adolescents et se comporte comme telle. Comment peut-on avaliser qu’un parlementaire fasse une vidéo demandant à des Espagnols de dire «le troisième lien, c’est de la marde!»? Au mieux, cela pourrait être une facétie malheureuse d’une adolescente attardée. Mais lorsqu’il s’agit d’une parlementaire, on ne peut que constater que non seulement ses agissements déconsidèrent la fonction, mais qu’ils contribuent à délégitimer un parti politique qui a su gagner ses lettres de noblesse avec mesdames David et Massé, messieurs Khadir et Nadeau-Dubois. Il est bien malheureux que madame Dorion ne puisse démontrer ne serait-ce qu’un peu plus de maturité.

Éric-Jan Zubrzycki, Citoyen de Taschereau, Québec