L’éducation : un bien public à gérer avec soin

OPINION / À la suite à la publication de certains articles concernant la gestion et le climat de travail à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay (CSRS), j’aimerais offrir une perspective fondée sur plus de 35 ans d’expérience dans le monde de l’éducation publique primaire et secondaire au Québec, incluant une collaboration avec la CSRS depuis près d’un an.

J’ai toujours été passionné d’éducation et je suis profondément convaincu que ce bien public doit être géré avec le plus grand soin. 

J’ai accepté de collaborer à plusieurs projets pilotés par l’équipe de direction de la commission scolaire, car j’ai la conviction profonde que cette organisation a véritablement à cœur la réussite des élèves.

J’ai pu observer les qualités de gestion et les valeurs de la directrice générale, l’adhésion à ces valeurs de la part des directions des écoles et du personnel enseignant on non, ainsi qu’une volonté claire de mettre en place les conditions qui favorisent la réussite de tous les élèves. 

Cette vision commune est le résultat d’une large consultation et d’une mobilisation de la direction générale et des équipes de direction de tous les établissements.

En accompagnant plusieurs équipes de direction de la commission scolaire, j’ai pu apprécier les bénéfices de la gestion participative qui a permis d’adapter le rythme des actions en fonction de la réalité et des enjeux de chaque établissement.

Cette approche a aussi permis d’améliorer les habiletés de gestion de plusieurs équipes de direction, tout en augmentant leur fierté de participer au changement. 

Les visites régulières de la direction générale dans les écoles pour y rencontrer les équipes de direction, les enseignants et les autres membres du personnel ont amené un rapprochement véritable inspiré par l’écoute, l’ouverture et l’engagement des tous.

La nouvelle dynamique implantée depuis 2016 a contribué au rayonnement de la commission scolaire dans la région, dans tout le Québec et même à l’international.

La mise en œuvre de changements au sein d’une grande organisation est un exercice complexe qui ne peut être réalisé que par des gestionnaires inspirants, capables de donner un sens au changement et respectueux des divers milieux. 

J’ai la conviction que la commission scolaire dispose d’une telle équipe. Les résistances au changement sont normales au début d’un tel processus. 

Les changements entrepris à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay se font de concert et avec l’appui de la vaste majorité des dirigeants, des professionnels et des employés qui réalisent quotidiennement un travail remarquable et indispensable à la réussite des élèves. 

Daniel Ouimet, consultant, directeur général adjoint à la retraite


La nouvelle dynamique implantée depuis 2016 a contribué au rayonnement de la commission scolaire dans la région, dans tout le Québec et même à l’international.
Daniel Ouimet, consultant

N’ayez crainte, la confidentialité de votre vote est assurée 

Vous connaissez ce dispositif physique placé dans un bureau de vote et chargé de dissimuler le choix de ceux qui participent à un vote secret : c’est un isoloir. L’isoloir est le symbole parfait de la démocratie qui assure à tout citoyen de remplir son devoir d’électeur, car c’est un devoir, à l’abri de toute pression externe et de représailles possibles contre celui qui ne serait pas reconnaissant envers un candidat qui l’a gratifié ou gratifié l’organisation pour laquelle il travaille. 

Pourtant, encore en 2017, il est courant d’entendre que certains renoncent à voter pour le candidat ou la candidate qu’ils jugent le plus compétent et le plus apte à les représenter pour les quatre prochaines années, estimant que « cela va se savoir » s’ils n’ont pas voté « du bon bord ». 

Détrompez-vous, personne ne peut savoir pour qui vous avez voté. Il n’y a pas de repère pour identifier votre bulletin de vote. Il y a plus de 250 électeurs par boîte de scrutin, donc il est impossible de connaître votre choix. 

Au diable donc les tentatives de soudoiement ou les pressions indues d’un candidat à votre égard, ce qui démontre d’ailleurs sa malhonnêteté. Votre vote n’est pas à vendre ! 

Donc, vous tous, responsables d’une organisation, si vous croyez ne pouvoir refuser le « cadeau » d’un candidat ou lui faire sentir qu’il n’est pas le candidat de votre choix, il vous reste à régler vos comptes dans l’isoloir. La meilleure façon de faire disparaître ces mauvaises pratiques est de rejeter tout candidat qui s’y prête.

Jacques Pelletier, Chicoutimi