L’autre côté de la médaille

Le Quotidien
Le Quotidien
Cette lettre d’opinion est une réaction à l’éditorial de Marc St-Hilaire intitulé «Bas, injustifié, ''cheap''», et publié dans notre édition du 12 septembre 2020.

En réponse à l’éditorial de Marc St-Hilaire paru ce week-end, je tiens, comme chef de l’Alliance Saguenay à montrer aux citoyens l’autre côté de la médaille qui a été totalement, voire volontairement occulté par l’éditorialiste.

Madame Néron depuis le début de son mandat, méprise toute forme d’opposition politique. Il faut être présent aux conseils de ville pour voir et sentir ce mépris, ce que n’a jamais fait l’éditorialiste. Tout au plus, base-t-il son opinion sur des bandes vidéos et des propos rapportés, voir des oui-dires de son ancien collègue maintenant payé par le cabinet de la mairesse.

Où est le respect, lorsque madame Néron me coupe la parole dès lors que mon intervention dépasse les deux minutes par mois alors que tous les autres intervenants ont le loisir d’échanger pendant plusieurs minutes, particulièrement lorsque les propos sont complaisants? Où est le respect lorsque la mairesse ne répond pas aux questions du seul parti d’opposition et empêche toute forme de réplique comme ce fut encore le cas à mon endroit lors du dernier conseil de ville? Sommes-nous alors surpris de voir le ras-le-bol d’un sympathisant à qui on refuse toute forme de réponse à une question pourtant simple et légitime: «Combien ont coûté les travaux de pavage tout autour de la clinique dentaire de votre mari ?»

Où est le respect lorsqu’une mairesse utilise l’argent des contribuables pour faire taire un des leurs à coup de poursuite-bâillon?

Ma respectueuse intervention au dernier conseil portait sur l’aberration des nominations partisanes de la mairesse qui vont totalement à l’encontre du rapport du ministère des Affaires municipales sur Promotion Saguenay. N’est-ce pas là un débat sain que madame Néron s’est empressée d’occulter en m’enlevant tout droit de réplique?

Quant au pavage de la rue Duberger, nos questions légitimes ont forcé l’administration Néron à voter in extremis un décret pour compléter le pavage de la rue Jacques-Cartier et de la rue St-Vallier en face du cégep et de l’hôpital. Ne pouvez-vous donc pas y voir une forme d’opposition constructive monsieur St-Hilaire?

Vous avez droit, monsieur St-Hilaire, à votre opinion teintée, c’est même votre travail... mais rappelons aux lecteurs les 100 000$ en don donnés par Josée Néron à votre organisation. Ils pourront eux aussi, se forger une opinion.

Respectueusement,

Dominic Gagnon

Chef de l’Alliance Saguenay

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DROIT DE RÉPLIQUE DE LA RÉDACTION

M. Gagnon,

D’abord, merci d’avoir pris la peine de nous transmettre votre point de vue. Conformément à notre politique rédactionnelle, je dois toutefois apporter quelques nuances à votre propos puisque celui-ci met en doute notre intégrité, ce qui est inacceptable.

Vous soulevez notamment l’hypothèse que notre ancien journaliste Stéphane Bégin, aujourd’hui à l’emploi du cabinet de Mme Néron, influence notre couverture et nos opinions. Je vous rassure quant au professionnalisme exemplaire de M. Bégin, qui comprend parfaitement les frontières qui nous séparent désormais. Jamais, depuis sa nomination, il n’a tenté quelque approche que ce soit afin d’influencer mes perceptions ou mes commentaires.

Vous faites également un lien entre mon éditorial et les sommes que le conseil de ville de Saguenay a investi dans notre coopérative, afin de contribuer activement à notre campagne de mobilisation régionale. À cela je répondrai simplement que de multiples intervenants des secteurs public et privé ont participé financièrement pour sauver leur principale source d’information locale, en sachant parfaitement que leur soutien ne leur procurerait aucun traitement de faveur. Nous l’avons maintes et maintes fois répété, et jamais nous ne laisserons quiconque prétendre le contraire.

Enfin, veuillez noter, M. Gagnon, qu’à une ou deux exceptions près, j’ai assisté virtuellement à chacune des assemblées publiques de l’actuel conseil de Saguenay, de même qu’aux interminables périodes de questions qui concluent ces séances.

Marc St-Hilaire

Directeur général et rédacteur en chef

Coopérative de solidarité Le Quotidien au Saguenay-Lac-Saint-Jean