L’appel du printemps, un baume sur la noirceur!

OPINION / Nous connaissons un début de printemps plus que magnifique. Voilà, si on peut dire, un grand contraste avec ce que nous vivons avec la pandémie de COVID-19.

Confiné que je suis chez moi, comme la plupart d’entre vous d’ailleurs, je m’accroche justement à la beauté printanière, y voyant comme une sorte de salut et de réconfort face à cette menace qui plane sur nous par les temps qui courent. En cette période de noirceur, si je puis dire, j’ai ouvert grand les rideaux de mes fenêtres, plus que d’habitude, afin de profiter de chaque seconde de la lumière qui s’offrait à moi.

Je suis sorti faire une belle et grande marche en plein soleil, puisque l’appel du printemps était trop grand. Mais ma ville était déserte, du moins plus qu’à son habitude lorsque, justement, les premières belles journées printanières s’offrent à nous.

De retour chez moi, je me suis senti plus léger. Je me suis dit « la vie continue malgré tout ». Les moments de bonheur sont encore chose possible. Je me suis préparé un bon café et j’ai ouvert mon ordinateur. Mais voilà que la triste réalité de notre monde me rattrapa.

Le contraste avec ce que je venais de vivre était frappant. Cette pandémie accapare tous les recoins de notre champ médiatique. Impossible d’y échapper! Les cas se multiplient et les morts se succèdent. On ne peut demeurer indifférents. On doit rester aux aguets. On doit éprouver de la compassion avec nos semblables qui sont touchés de près ou de loin par la COVID-19.

C’est comme si le monde autour de nous se refermait sur lui-même un peu plus chaque jour. Exit les sorties au restaurant, au centre commercial, au cinéma, au théâtre, au salon de coiffure, à la bibliothèque, etc. Fini les rassemblements intérieurs comme extérieurs.

Alors, voilà que le grand moment de beauté que j’ai connu aux bras du printemps me sembla sur le coup bien éphémère. Mais je dirai tout de même que ce printemps magnifique a eu le dessus sur tout, en ce bel après-midi, et ce, même sur la crise sanitaire que nous vivons. Ce grand moment de bonheur, je vais tenter de m’y accrocher le plus longtemps possible, question de me dire que la vie doit suivre son cours et que l’espoir doit demeurer, malgré cette grande tourmente qui nous confine chacun et chacune chez soi.

Yvan Giguère

Saguenay