Vivement le déconfinement!

Jean-Marc Labbé
Jean-Marc Labbé
Étant jeune, j’étais bien impressionné par le vécu de mon père qui avait connu la crise de la grippe espagnole de 1918. Selon son souvenir, le monde infecté mourait au bout de trois ou quatre jours. Ça tombait comme des mouches.

Dès le début de la pandémie, je ne peux pas m’empêcher de faire un lien avec les récits de papa, surtout qu’aucun vaccin n’a encore été inventé pour combattre la COVID-19. 

Afin de garder une attitude positive en cette période de confinement, je me suis donc concentré sur des tâches que je ne prenais pas le temps d’effectuer en temps normal.  Par exemple, j’ai réussi à numériser quelque 3000 diapositives accumulées alors que ce type de photographie était à la mode. Celles-ci résument des étapes de ma vie entre 1967 et le milieu des années 80. Cet exercice m’a permis de revoir des images de mon mariage, la naissance de mes enfants, leurs découvertes alors que, pendant les vacances, mon épouse et moi avons parcouru avec eux le Québec et les provinces maritimes. 

C’était rafraîchissant de les voir grandir, affichant tantôt un sourire radieux sur le barrage de Manic 5, tantôt des yeux émerveillés observant un bateau s’élever dans l’écluse de Côte-Sainte-Catherine près duquel on était allé camper, ou encore leurs ébats sur les magnifiques plages de Shédiac ou de Cavendish.

On s’accommode bien du temps de confinement, mais ce qui nous affecte le plus, c’est de ne pouvoir réaliser nos activités familiales habituelles et passer du temps avec nos petits-enfants. On réalise que plus on vieillit, plus le temps passe vite. Mon père avait l’habitude de comparer la durée de la vie à un rouleau de papier de toilette : « plus on arrive à la fin, disait-il, plus le rouleau tourne vite et moins il en reste ». C’est pourquoi il importe d’en vivre pleinement chaque instant. Vivement le déconfinement!