«Gel d'emploi déguisé?»

Je suis un ex-gestionnaire VP d'une institution financière. Maintenant jeune retraité et fidèle lecteur de votre quotidien sur le Web.
La semaine dernière ma soeur a décidé d'appliquer sur les fameux postes (supposément 150 disponibles) au CIUSS-Mauricie-Centre-du-Québec. Celle-ci est à l'emploi d'une résidence de personnes âgées de la Mauricie et agit en tant que préposée aux bénéficiaires depuis plus de 15 ans.
Elle se qualifie donc pour le nouveau programme travail-étude qui doit être mis en place afin de pallier au manque de personnel reconnu autant du côté employeurs qu'employés.
Ma soeur obtient une entrevue et lors de celle-ci, elle mentionne qu'elle désire travailler 45 heures/semaine au minimum.
Voici ce qu'on lui répond: «Vous savez, lorsque vous serez aux études, vous ne serez pas rémunérée (à la limite je peux comprendre). De plus, si vous êtes aux études le matin, nous ne pouvons vous garantir un travail en après-midi. (???) Aussi, nous ne sommes pas en mesure de vous garantir un minimum d'heures et vous conseillons de ne pas laisser tomber votre employeur actuel tout en demeurant disponible pour nous. (????) Vous savez, l'été et dans le temps des Fêtes c'est un peu plus occupé, mais à l'automne, il est possible que nous n'ayons pas besoin de vous pour un certain temps ou sinon quelques heures par semaine».
Ceci fait en sorte que nous pouvons nous poser plusieurs questions, étant donné que la clientèle cible de ce programme est les employés d'expérience qui n'ont pas la certification de préposé aux bénéficiaires.
Pour faire partie de ce programme, doit-on laisser son emploi à plein temps sans être certain d'un minimum d'heures de travail ?
Est-il possible que ce programme ne soit que de la poudre aux yeux afin de démontrer politiquement qu'on met en place des moyens pour atténuer une situation problématique?
Faisons-nous face ici à une problématique de type «gel d'emploi déguisé»?
Je vous laisse le soin d'en tirer des conclusions par vous-mêmes et invite les futurs employés de ce programme à nous faire part de leur expérience.
Yvon Dufresne
Trois-Rivières