Zoo sauvage : un plan attendu

La direction du Zoo sauvage de Saint-Félicien met présentement la touche finale à la confection d'un nouveau plan de développement stratégique que l'on promet fort ambitieux, dont la réalisation pourrait s'étaler sur une dizaine d'années.
Effectivement, après plusieurs années fastes marquées par un achalandage soutenu, dans la foulée notamment de la construction de nouveaux habitats comme celui de la Mongolie, l'heure est venue pour le site de se doter de nouveautés afin de continuer à jouer pleinement son rôle de moteur et de produit d'appel pour l'ensemble de l'industrie touristique régionale.
À cet égard, le zoo félicinois est confronté à la même cruelle réalité que tous les autres grands attraits touristiques : le devoir de continuellement renouveler et rafraîchir son offre afin de faire le plein de nouveaux visiteurs et de les convaincre d'y revenir régulièrement. En cette matière, l'immobilisme et le statu quo ne sont jamais des options gagnantes à long terme. Cela est d'autant plus vrai à l'égard des résidants de la région, qui constituent une clientèle primordiale pour le site.
Concurrence
Dans le contexte actuel, où la concurrence est de plus en plus féroce tant sur le plan local qu'à l'extérieur en matière de tourisme, il est clair que le Zoo sauvage de Saint-Félicien est condamné à innover à brève échéance pour inciter les Saguenéens et les Jeannois à y faire une visite à chaque année... avant ou après des vacances à l'extérieur de la région.
Pour les dirigeants du site, ce défi est double puisque cette nécessaire innovation doit impérativement demeurer fidèle à la mission et au cachet bien particulier qui fait la renommée du site, ici comme ailleurs dans le monde. Il faudra donc agir avec doigté... mais fermeté!
Heureusement, même si l'année 2013 aura été somme toute relativement difficile pour l'attrait touristique félicinois, le site a terminé son dernier exercice avec un léger surplus budgétaire, et ce pour une 8e année consécutive. Les finances sont donc saines et sa direction dispose d'une réelle marge de manoeuvre pour agir, et ce même si l'achalandage total de l'attrait a connu une diminution de 7%, atteignant 158 837 visiteurs.
D'autant plus que les données contenues dans le rapport général annuel dévoilé récemment confirment que le Zoo sauvage de Saint-Félicien continue à attirer au Saguenay-Lac-Saint-Jean une importante masse de touristes en provenance de l'Europe, avec plus de 50 400 en 2013 et du reste du Québec, avec plus de 63 100. Ces deux catégories ont d'ailleurs enregistré de très légères hausses, ce qui est très encourageant.
Moteur
Bref, le site agit réellement comme un moteur et comme un produit d'appel pour l'industrie touristique régionale, contribuant à attirer des milliers de visiteurs au «Royaume», suscitant d'importantes retombées économiques qui profitent, par ricochet, à de nombreux autres sites et attraits.
Ce constat fournira d'excellents arguments à la direction du Zoo sauvage pour convaincre, au moment opportun, les gouvernements de soutenir financièrement la mise en application du plan de développement actuellement en gestation. Il doit aussi inciter les responsables des grandes campagnes publicitaires de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean à continuer à miser sur le site félicinois dans leurs stratégies de communication. Après tout, il y a une grande logique à vendre à la fois les splendeurs du fjord et les paysages de la région et ceux des animaux qui habitent notre territoire aux touristes en quête d'une expérience unique!
Le Zoo sauvage de Saint-Félicien aura connu une année 2013 mouvementée, marquée notamment par l'agression d'un travailleur par un tigre de l'Amour et par le décès du visionnaire fondateur du jardin zoologique, Ghislain Gagnon. Ce fut aussi, pour les dirigeants, une année de réflexion intense sur les perspectives d'avenir dont les résultats sont attendus avec impatience et qui auront sans aucun doute un grand impact pour l'industrie touristique du Saguenay-Lac-Saint-Jean.