Simon-olivier Côté.

Où était le conseiller Côté ?

ÉDITORIAL / Où diable était-il, le conseiller municipal responsable du district numéro 8 ? Que faisait-il de si important, mercredi après-midi, pour justifier son absence d’un point de presse qui concerne directement son secteur, une rencontre médiatique qui a duré à peine 30 minutes ?

Non seulement Simon-Olivier Côté aurait-il dû être présent lors de la présentation des résultats de la consultation publique sur l’avenir de la zone ferroviaire de Chicoutimi, il avait le devoir d’exposer sa vision du développement qu’il souhaite pour le quartier qu’il représente. En tant que mandaté des citoyens du secteur, il aurait même dû s’imposer comme le porteur officiel du dossier, et ce, depuis le départ, une responsabilité que lui aurait cédé volontiers le président d’arrondissement, Michel Tremblay. Or, mercredi, c’est ce dernier qui a dévoilé les résultats de la consultation et qui s’est prêté à la séance de questions des journalistes.

Un exercice pour le moins inconfortable dans la mesure où l’impression qui se dégage des travaux effectués jusqu’ici est celle-ci : tout est à reprendre à zéro, sur la base de trois scénarios diamétralement opposés les uns aux autres.

Grossièrement, le premier est l’aménagement d’un parc urbain ; le deuxième se résume à la création d’un quartier résidentiel ; le dernier est, quant à lui, la copie presque conforme du projet d’amphithéâtre de la mairesse Josée Néron, auquel se sont greffés quelques ajouts, dont une enceinte destinée aux congrès.

Il y a là matière à mille et un argumentaires et à autant d’impasses potentielles susceptibles d’éloigner les élus d’un consensus.

Quoi qu’il en soit, les six conseillers de Chicoutimi doivent maintenant élaborer le futur de la zone ferroviaire, puis présenter leur projet, pour approbation, à leurs homologues des arrondissements de Jonquière et de La Baie. Tout ça pour la fin du mois d’août !

Déjà que l’échéancier semble irréaliste, surtout en saison estivale, comment expliquer que le conseiller le plus concerné ne soit pas là, comme il n’était pas là lors de la dernière séance régulière du conseil de Saguenay ?

Simon-Olivier Côté ne peut agir en spectateur alors que se définit l’avenir de son district. Il ne peut attendre le moment opportun pour prendre des positions claires et, ainsi, influencer le débat à venir.

Il le doit à ceux et celles qui l’ont mis en place, une population qui, depuis presque deux mandats, a investi sa confiance en lui.

Certes, il existe plus d’une raison légitime pour justifier une telle absence. Mais de là à ne pas être en mesure de trouver une petite demi-heure, à un moment auquel tous auraient accepté de s’adapter, il y a lieu de s’interroger sérieusement.

Simon-Olivier Côté est un conseiller à plein temps, très bien rémunéré pour occuper cette fonction, faut-il le rappeler. Ses récentes absences ne peuvent être en aucun cas imputées à ses tâches complémentaires, comme celles relatives à son entreprise privée, dont les opérations sont principalement concentrées en période estivale.

La zone ferroviaire est le dossier d’urbanisme le plus important de tous ceux qui ont cours à Saguenay. Que le site se métamorphose en quartier résidentiel, en parc urbain ou en amphithéâtre du 21e siècle, c’est à travers ce projet que s’articulera le centre-ville de demain.

Mais une chose est certaine : aucun de ces scénarios ne se matérialisera sans un appui inconditionnel et unanime de tous les conseillers de Chicoutimi. Car il leur faudra convaincre leurs pairs, ceux de Jonquière et de La Baie, d’approuver, eux aussi, la démarche.

Et à ce chapitre, il y a loin de la coupe aux lèvres.