Une nouvelle étude vient de confirmer ce que toute famille d'enfant autiste sait par ouï-dire : le risque de mort accidentelle est plus élevé chez les autistes, c'est-à-dire 160 fois plus.

Ne pas craindre de voir grand

ÉDITORIAL / L'héritage des Jeux du Québec ne se calcule pas uniquement en termes de retombées économiques ou d'infrastructures qui serviront la collectivité pour les décennies à venir. Un événement comme celui-là a aussi une incidence sociale et culturelle inestimable.
Cette réflexion est celle de Jean-Claude Lindsay, président du comité organisateur des Jeux du Québec de l'été 1999, qui avaient également lieu à Alma. Je l'ai croisé lundi matin au Centre sportif Mistouk du secteur Saint-Coeur-de-Marie, alors qu'il effectuait sa ronde quotidienne des activités. Aujourd'hui, c'est avec le regard dégagé d'un spectateur qu'il analyse l'organisation des Jeux, le travail des quelque 3100 bénévoles, les célébrations et les compétitions. 
Bientôt âgé de 80 ans, M. Lindsay incarne la fierté des Almatois. Ses yeux s'illuminent lorsqu'il parle du passé, et brillent encore davantage lorsqu'il aborde l'avenir. Dans sa tête, il y a encore des dizaines d'années de projets à réaliser, de montagnes à gravir, d'événements à organiser. Avec ses infrastructures modernes et la qualité de ses ressources humaines, le Saguenay-Lac-Saint-Jean dispose de tous les outils pour accueillir les Jeux de la francophonie, laisse-t-il tomber. 
Les Jeux de la francophonie, rien que ça ? 
Pourquoi pas, répond-il. Alma a en effet prouvé, deux fois plutôt qu'une, qu'elle est capable de tenir des grands événements. Il en est de même pour le Saguenay. «Si on a réussi à avoir les Jeux du Canada en 1983 avec presque rien, imagine ce qu'on pourrait avoir maintenant. Dans la région, nous avons une université à Chicoutimi, un cégep à Jonquière, plein de bâtiments et d'installations sportives. Nous faisons partie des ligues majeures. En plus, les gens d'ici sont hospitaliers et ils participent bien plus que dans une place comme Montréal. Nous avons vraiment tout ce qu'il faut si nous travaillons ensemble.»
Rien n'a jamais été trop beau pour Jean-Claude Lindsay. Il se souvient il y a un peu plus de 40 ans, lorsqu'il travaillait à la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean et qu'il a épousé l'idée du CREPS, devenu le Centre Mario-Tremblay depuis. Au départ, peu de gens croyaient un tel projet réaliste, qualifiant le futur bâtiment d'éléphant blanc. 
Le temps a enfin donné raison à Jean-Claude Lindsay et les quelques comparses qui l'accompagnaient dans cette démarche audacieuse. «Le jour de l'inauguration, le CREPS était déjà trop petit», illustre-t-il. 
Cet entretien avec Jean-Claude Lindsay ne pouvait tomber plus à point, alors que je cherchais l'inspiration d'une première chronique sur les Jeux du Québec d'Alma. Pendant que Raphaël Patry menait l'équipe de curling régionale vers sa cinquième victoire, pendant que les parents criaient et applaudissaient à tout rompre dans l'aréna, mon interlocuteur, lui, attirait mon attention sur les bénévoles qui fourmillaient dans le hall du Centre Mistouk. Des jeunes et des moins jeunes, m'a-t-il fait remarquer, insistant sur la nécessité de provoquer ce genre de rendez-vous, où les bénévoles aguerris passent le flambeau à une nouvelle génération de volontaires. 
C'est sur eux que repose désormais la présentation d'événements d'envergure à Alma et partout au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Mais, il faut aussi des personnes comme Jean-Claude Lindsay pour allumer la flamme et s'assurer qu'elle demeure vive jusqu'à la ligne d'arrivée. Ces individus inspirent ceux qui les côtoient, les rendent plus persévérants, plus optimistes devant les embûches. Pierre Lavoie est sculpté du même bois, et il a réussi à faire bouger le Québec tout entier en prêchant par l'exemple. L'actuel président du comité organisateur des Jeux du Québec d'Alma, Jean-Denis Toupin en est un autre, lui qui a su mener ce projet à terme tout en dirigeant son entreprise, Proco. Et il y en a d'autres, aux quatre coins de la région, pour qui voir grand est la seule option. 
Pour eux, un événement tel les Jeux de la francophonie au Saguenay-Lac-Saint-Jean est loin d'être impossible.