Il est maintenant temps que les citoyens se prononcent.

Droit et devoir

ÉDITORIAL / À l’ère des communications, des réseaux sociaux et de la participation citoyenne, où la population a plus que jamais accès à l’information et aux moyens d’expression, le droit de vote demeure l’exercice ultime de la démocratie.

La campagne qui nous a paru encore une fois trop longue est enfin terminée. Il est maintenant temps que les citoyens se prononcent en allant massivement aux urnes lundi.

Nous n’avons pas l’intention de prendre fait et cause pour un parti ou pour un candidat dans la présente course électorale. Nous estimons que l’électorat a tout ce qu’il faut pour prendre position, pour voter pour le candidat et le parti qui répond le mieux à ses aspirations.

On ne rappellera jamais assez à quel point l’exercice du droit de vote est important. Il s’agit de choisir qui nous représentera à l’Assemblée nationale du Québec. De choisir quel candidat ou quelle candidate deviendra votre député (e).

Bien qu’imparfait, il n’y a pas encore de meilleur système dans le monde que la démocratie pour protéger nos droits et nos libertés fondamentales.

Plus près de nous, il y a un sens pratique à cet exercice. Le Saguenay–Lac-Saint-Jean est face à son destin. La démographie dévale, la population vieillit. Partout, on manque de main-d’oeuvre. Il devient urgent de renouveler notre attrait pour retenir et accueillir des jeunes et des nouveaux arrivants.

Notre économie traditionnellement, ancrée sur les ressources naturelles, a besoin d’une véritable diversification. À ce chapitre, il faut s’inquiéter de l’absence de plateforme régionale de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Au-delà des principes, il y a le concret, des visages. Que ce soit dans l’opposition ou au pouvoir, ceux qui obtiennent notre confiance peuvent faire la différence. Citons en exemple l’initiative du député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, dans le dossier des anciens employés de Cascades.

Au lieu de déchirer sa chemise sur la place publique et de dénoncer un escroc, le député de Jonquière a utilisé tous les leviers à sa disposition pour aider les victimes d’un planificateur malhonnête. Sa démarche a permis à ces victimes d’obtenir une indemnisation.

Le député de Roberval, Philippe Couillard, chef du Parti libéral du Québec (PLQ) et premier ministre, a pris fait et cause pour sa circonscription dans plusieurs dossiers, dont ceux du tourisme et de la forêt. Il s’en trouve peu, à Roberval, pour nier que sa présence a contribué au développement du secteur.

Il ne s’agit là, évidemment, que de deux exemples parmi tant d’autres du travail utile d’un député, qu’il soit au pouvoir ou dans l’opposition.

L’histoire nous a démontré souvent que le vote des citoyens ne constitue pas uniquement une appréciation du travail des députés. L’évolution de la campagne, la performance des chefs, le programme de chaque parti et les sondages font aussi partie des éléments qui influencent votre choix.

Il a été beaucoup question de démographie et de pénurie de main-d’oeuvre au cours de cette campagne. Malheureusement, peu de solutions novatrices ont été émises. L’immigration est trop souvent traitée sous l’angle religieux, plutôt que sous celui de la nécessité économique.

Dans une région comme la nôtre, la pénurie de main-d’oeuvre est déjà une réalité.

Nos gouvernements fédéral et provincial doivent faciliter la vie des entreprises pour embaucher des travailleurs qualifiés venant de l’étranger. Pour faciliter la venue de familles, surtout en région !

En terminant, les jeunes ont pris une place considérable dans le débat politique cette année. Ce vent de jeunesse s’est manifesté sur mille et une plates-formes.

Il reste à espérer que lundi, ils se présenteront massivement aux urnes comme tous les autres citoyens pour accorder un mandat clair au prochain gouvernement.