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L’occasion de se repenser

ÉDITORIAL / Chaque jour, sur le coup de 13h, le Québec tout entier est rivé à son téléviseur, à sa radio ou au Web afin de connaître l’état de la situation. Chaque jour, de nouvelles mesures sont mises de l’avant. Souvent contraignantes, celles-ci ont pour unique dessein la plus noble des causes : sauver des vies.

Quel que soit le prix à payer pour l’effort collectif que nous impose le premier ministre du Québec, François Legault, il est crucial de toujours garder en tête notre objectif ultime afin que nous puissions tourner la page sur cette pandémie et reprendre notre vie sociale le plus rapidement possible.

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Vous pouvez compter sur nous

ÉDITORIAL / Qu’est-ce qui se passe au Saguenay–Lac-Saint-Jean avec le coronavirus et la pandémie de COVID-19 ? C’est dans vos médias locaux que vous trouvez la réponse. Depuis le début de la crise, Le Quotidien et Le Progrès travaillent à vous donner l’heure juste sur la situation en gardant le cap sur les faits, seulement les faits.

Votre quotidien régional, avec sa salle de plus de 25 artisans, vous fait le portrait en temps réel sur ses plateformes numériques (www.lequotidien.com, Dernière Heure et son application à télécharger dans App Store ou Google Play), et vous offre des compléments dans son édition papier.

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L’occasion de revoir nos paradigmes

ÉDITORIAL / Il y a une règle immuable qui se décline ainsi : crise égale opportunité. Avec les mesures draconiennes déployées sur l’ensemble du territoire québécois afin de ralentir l’évolution de la maladie COVID-19, tous devront remodeler leur quotidien dans le cadre d’un effort collectif concerté. Fermeture des établissements d’enseignement pour les deux prochaines semaines, isolation des personnes démontrant des symptômes, risque de propagation du nouveau coronavirus, activités interrompues, institutions publiques interdites d’accès… Et plus les jours passeront, plus cette liste de contraintes risque de s’allonger. Aussi, dans ce contexte, pourquoi ne pas en profiter pour revoir un peu notre routine et tous les paradigmes qui la façonnent ?

Parce que, ne nous enfouissons pas la tête dans le sable, ce sera une guerre d’usure entre notre collectivité et le virus. Le ralentissement économique et la pression exercée sur les entreprises de toutes natures, pendant les prochaines semaines, auront une incidence sur les travailleurs et, conséquemment, sur leur famille. À la maison, l’interruption des événements sportifs et culturels pèsera aussi dans la balance. Ni hockey ni spectacles, mais beaucoup plus de réseaux sociaux ; l’équation semble malheureusement évidente.

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Faisons comme les poissons

ÉDITORIAL / Depuis l’émergence du coronavirus et de la maladie COVID-19, nous assistons à un spectacle déroutant où s’amalgament la panique et l’insouciance, les craintes et le cynisme, la peur et la désinvolture. Une tempête de commentaires s’est abattue sur les réseaux sociaux, comme autant de théories absurdes venues de nulle part et teintées d’incrédulité. Comme si tout le monde était devenu microbiologiste du jour au lendemain. C’est pourtant lors d’un épisode comme celui-ci que la cohérence et l’unité de corps prennent tout leur sens et que nous devons éviter à tout prix la désorganisation.

Jeudi, peu avant le coup de midi, le premier ministre François Legault a demandé l’annulation de tous les événements regroupant plus de 250 personnes au Québec. Il est rarissime qu’un gouvernement décrète ainsi une interruption dans les activités courantes de notre société. Or, lorsque la nouvelle est tombée, combien ont cessé de parler — ou d’écrire — et ont réfléchi quelques instants quant à leur responsabilité individuelle ?

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À nous de manier les outils

ÉDITORIAL / L’analyse d’un budget provincial à chaud est toujours un exercice périlleux, sujet à être déboulonné avant même que l’encre ait eu le temps de sécher. Chaque fois, c’est la même chose : le gouvernement s’est-il défini tel un parti de régions ou a-t-il plutôt penché en faveur de la métropole et de la capitale nationale ? A-t-il pris soin d’évaluer les besoins des endroits éloignés ou s’est-il restreint à des mesures mur à mur qui n’auront, finalement, aucun effet sur l’occupation du territoire québécois dans son ensemble ? Le gouvernement a-t-il négligé une demande cruciale pour notre développement? A-t-il favorisé les plus démunis ou les mieux nantis ? A-t-il sorti un lapin de son chapeau qui nous fait s’exclamer : « Wow ! » ?

Le second budget de l’équipe de François Legault se révèlera dans toute sa splendeur au fil des prochaines semaines, alors que seront mieux ventilées les mesures autour desquelles il s’articule. Néanmoins, déjà, nous pouvons en relever certains éléments qui sont susceptibles de permettre au Saguenay–Lac-Saint-Jean de tirer son épingle du jeu au cours du prochain exercice financier. Car, et il est à propos de le rappeler, quels que soient les outils qui nous sont offerts, il n’appartient qu’à nous de les utiliser de façon stratégique, habile et efficace.

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Excommunication papale

ÉDITORIAL / Lorsque Warren Buffet se retire d’un montage financier parce qu’il juge un projet trop périlleux, les conséquences ne se limitent pas aux billes qu’il retire, mais également aux secousses sismiques qu’engendre son départ. Car en affaires, tout est question de confiance et, dans le cas de GNL Québec, la présence de l’oracle d’Omaha, par le biais du consortium Berkshire Hathaway qu’il dirige, était une caution pour tous les autres financiers susceptibles d’investir dans le projet. Il s’agit d’une excommunication prononcée par le pape de la finance en personne.

Oui, le signal est très puissant et très négatif ; un « verdict très lourd », pour reprendre les termes employés par le journaliste Denis Lessard, de La Presse, qui a levé le voile sur cette histoire. Aucune manifestation militante ni aucune lettre ou pétition n’auraient eu un impact aussi dommageable pour l’équipe de GNL Québec.

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Vous faites partie de l’équation

MOT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL / La Coopérative de solidarité du journal Le Quotidien au Saguenay–Lac-Saint-Jean est officielle depuis mercredi, 15 h, après plus de six mois de négociations, de tractations et de multiples démarches.

Avant de vous remercier, lecteurs, abonnés, annonceurs et contributeurs, permettez-moi de m’adresser à nos employés qui ont encaissé un choc incommensurable le 19 août dernier, jour de l’annonce de nos difficultés financières et de l’entrée en scène du gouvernement du Québec pour sauver l’information régionale.

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Le Quotidien s’inscrit en faux

ÉDITORIAL / Le Quotidien s’inscrit en faux contre la chasse aux sorcières entreprise par les propriétaires du Zoo de Falardeau et leur avocat, dont la démarche menace le lien de confiance nécessaire entre les médias et la population.

Au cours de sa carrière de criminaliste, Me Bouchard a sans doute maintes fois débattu la défense d’entrapment, qui se définit tel un traquenard policier visant à étayer la preuve contre un suspect. La partie de pêche à laquelle se livre son client en ce moment est en plusieurs points similaires à cette pratique, comme si les administrateurs du Zoo de Falardeau souhaitaient une réaction qui leur permettra, ultimement, d’identifier les sources qui se sont confiées à la journaliste Laura Lévesque.

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Un spectacle désolant

ÉDITORIAL / Nous avions tous les éléments pour nous réjouir et espérer un vrai changement. Deux femmes au pouvoir. Une à la mairie ; l’autre à l’Assemblée nationale. La première a été élue à la tête de Saguenay après 20 ans d’un trop long règne ; la seconde a fait tomber le Parti québécois d’un trône qu’il conservait jalousement depuis 1973. Tous les ingrédients y étaient, mais la recette s’est finalement révélée indigeste.

Exit les masques et les faux sourires, la mairesse Josée Néron et la ministre Andrée Laforest sont loin d’être les meilleures amies du monde, même si dans les faits, ce sont davantage leurs cabinets respectifs qui s’affrontent en ce moment.

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Concentrons-nous sur les retombées

ÉDITORIAL / Depuis des mois, le projet de GNL Québec occupe beaucoup d’espace sur la place publique. Un débat environnemental fait rage et polarise la population. Les actions citoyennes se multiplient pour freiner le promoteur dans sa démarche, ici comme à l’extérieur de la région. Il y a aussi ceux et celles qui défendent le projet au nom de l’économie et du développement. Or, dans toute cette cacophonie, est-il possible que nous passions à côté de l’essentiel ? Est-il possible que nous regardions avancer le train sans nous soucier de la marchandise qu’il transporte ? Parce que le véritable enjeu réside dans les retombées qui découleront du projet, si celui-ci se concrétise.

Le passé nous a démontré qu’avec les grands industriels, les belles paroles ne suffisent pas. Plancher d’emplois, garantie de redevances évolutives en fonction du volume de production, engagements auprès de nos institutions académiques, participation à des fonds de capitaux de risque, taxation municipale et cibles de retombées économiques pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean pendant les travaux de construction ne sont que quelques-uns des éléments qui doivent faire l’objet de tractations avant que le premier coup de pelle soit effectué. Le partage de la valeur, une philosophie de plus en plus présente dans le monde des affaires, doit être négocié afin que tous y trouvent leur compte pour les décennies à venir, et non seulement lors de l’aménagement des installations.

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Nous sommes capables

ÉDITORIAL / La polarisation que suscite le projet de GNL Québec nous ramène en plein visage l’importance d’une structure régionale inclusive, représentative de notre immense territoire et de ses collectivités. L’inacceptable abolition de la Conférence régionale des élus, en 2016, a créé un vide que nul n’a été en mesure de combler. Des chasses gardées se sont formées, des sous-groupes se sont créés et, naturellement, les gens se sont braqués dans leurs certitudes. Et aujourd’hui, l’éclatement fait mal.

La Conférence régionale des élus (CRÉ) rassemblait dans une même enceinte nos élus des quatre coins de la région, mais également des représentants de la société civile (syndicats, monde des affaires, organismes environnementaux et sociaux, industrie du tourisme), nos cinq députés provinciaux et le Conseil de bande de Mashteuiatsh. Sans doute la CRÉ a-t-elle été le théâtre de chocs de valeurs et d’idées lors de plénières mouvementées ; assurément, il y a eu des conflits à l’interne. Certains ont boudé la structure à l’époque, notamment l’ex-maire de Saguenay Jean Tremblay, mais dans l’ensemble, lorsqu’un dossier passait le test de la CRÉ, il pouvait être porté jusqu’aux plus hautes instances avec le sceau de la concertation régionale.

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Un quadrilatère à développer

ÉDITORIAL / Quand ferons-nous une vraie réflexion sur un secteur dynamique et unique qui tourne autour de lui-même par sa seule force ?

Encore Chicoutimi, diront certains détracteurs, mais il est grand temps, avant qu’il ne se détériore trop, de consacrer la vocation du quadrilatère qui englobe l’hôpital de Chicoutimi, le cégep, l’université, la salle régionale de spectacles, les deux amphithéâtres, les écoles secondaires Lafontaine et Dominique-Racine, l’école Laure-Conan et, par extension, le parc Jean-Béliveau.

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La Pige sur notre application

MOT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL / Partenaires de longue date, Le Quotidien, Le Progrès et le Cégep de Jonquière (et son programme Arts et technologie des médias) continuent de faire évoluer leur association. Demain, sur nos plateformes numériques, Web et sur nos applications, nous hébergerons une édition complète de La Pige, dans un onglet du même nom.

Il s’agit de la deuxième édition de La Pige mobile sur nos plateformes, une initiative porteuse pour nos organisations respectives. Nos technologies et la popularité de nos plateformes offrent une belle opportunité aux jeunes candidats et candidates à la profession de rejoindre un grand public. Les bienfaits de ce partenariat profitent également à notre lectorat qui peut ainsi découvrir le talent de la relève, d’une part, et un contenu qui reflète les préoccupations de notre jeunesse, d’autre part.

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Un mouvement à redéfinir

ÉDITORIAL / Outre leur position diamétralement opposée, il y a une différence manifeste entre la Coalition Fjord et le mouvement Je crois en ma région. La première est authentique, issue d’une base militante convaincue, alors que la seconde peine à se définir tel un mouvement tant elle est absente de la scène. Lundi soir, ce constat était plus frappant que jamais, alors que seuls les opposants au projet de GNL Québec se sont présentés massivement à la séance du conseil de Saguenay. Karine Trudel, qui est le visage de Je crois en ma région, aurait dû venir débattre à l’hôtel de ville, défendre son employeur, remercier les élus qui ont appuyé son regroupement. Or, elle n’était pas là.

On a beau mettre sur pied la plus inspirante des organisations, celle-ci sera toujours vouée à l’échec si elle n’est pas alimentée par l’implication inconditionnelle de ses troupes. À la Coalition Fjord, ce sont les convictions profondes de chaque membre qui animent le mouvement. Chez GNL Québec, ce sont des salaires attrayants, indexés de bonus tout aussi alléchants, qui poussent les employés à se surpasser jour après jour. Or, Je crois en ma région n’a ni fric ni véritables apôtres. En quelque deux mois, l’initiative n’a réussi à convaincre que 5500 personnes à s’inscrire sur son portail Web, une opération qui ne demande pourtant que quelques secondes.

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Nous prend-elle pour des Pogos ?

ÉDITORIAL / Un bon se taire vaut mieux qu’un fou parler. Voilà un vieux dicton d’origine française que devrait appliquer la chef parlementaire de Québec solidaire, Manon Massé, qui vient de choisir la motoneige comme objet de croisade.

Dans un article publié par le Journal de Québec, mardi, la députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques invite les adeptes de ce sport hivernal à se tourner vers des activités moins polluantes, au nom de l’urgence climatique. Sans doute, ce genre de proposition spontanée et irréfléchie trouve-t-elle bon entendeur sur le Plateau-Mont-Royal, là où certains n’ont jamais vu une motoneige. Or, dans une région comme le Saguenay–Lac-Saint-Jean, la motoneige est bien plus qu’un engin muni d’une chenille et de skis. La motoneige, ici, c’est une industrie qui engendre plus de 100 millions de dollars de retombées économiques chaque année. Elle est également un vecteur capital de notre stratégie de développement touristique, lequel existe grâce au dévouement de centaines de bénévoles et d’employés, qui, chaque jour, s’affairent à entretenir quelque 3851 kilomètres de sentiers.

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Prendre exemple sur Alma

ÉDITORIAL / Alma a accordé lundi soir un contrat de 573 901 $ afin d’agrandir la scène de Place Festivalma, laquelle accueille à peine quelques spectacles en saison estivale. Les habitués de cet amphithéâtre à ciel ouvert reconnaîtront qu’une telle rénovation est tout à fait justifiée, surtout dans la mesure où la capitale jeannoise semble vouloir offrir davantage d’événements de calibre international, comme ce fut le cas l’an passé avec The Offspring, puis cette année avec la visite annoncée de Bryan Adams. Chaque fois, les quelque 7500 billets disponibles se sont envolés en quelques heures, confirmant le potentiel du site et l’adhésion de la population almatoise. Le conseil de ville a pris acte du phénomène et n’a pas hésité à délier les cordons de la bourse pour améliorer ses infrastructures événementielles. Et au moment d’écrire ces lignes, aucun citoyen d’Alma ne s’est insurgé par rapport à cette dépense.

Imaginons maintenant une telle résolution adoptée cette semaine à l’hôtel de ville de Saguenay. Toute proportion gardée, 573 901 $ à Alma équivalent à une dépense de près de 2,9 millions de dollars à Saguenay. Donc, imaginons la mairesse Josée Néron confirmer l’octroi d’une telle somme pour la réfection de la scène de la Zone portuaire de Chicoutimi. Quelle serait la réaction des gens ?

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Attention aux jugements précipités

ÉDITORIAL / La nature humaine est ainsi faite : nous aimons tous faire des conclusions hâtives et exprimer les hypothèses qui nous semblent les plus plausibles lorsqu’un drame se déroule sous nos yeux. Ce phénomène est encore plus manifeste avec l’avènement des réseaux sociaux et de l’actualité en temps réel. Chaque nouvelle information devient la pièce d’un casse-tête en construction, dont l’image se révèle à la vitesse d’une tortue. Alors, au rythme des morceaux qui s’épousent, les jugements prématurés se multiplient. Et c’est là que tout éclate.

Cette fois encore, c’est arrivé : des bribes d’informations non validées, des rumeurs, la soif de tout savoir immédiatement et la course à la primeur ont détourné la population du véritable récit ; celui que nul ne connaît en ce moment. Des hypothèses ont été lancées dans l’univers, certaines résistant à la vérification des faits, d’autres étant réduites en cendres. J’entends encore ce type me dire, mercredi matin, le plus sérieusement du monde : « C’est ce qui arrive quand on donne une motoneige à des touristes qui ne connaissent pas ça. » Peut-on être plus déconnecté de la réalité ?

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Que les chercheurs s’expriment

ÉDITORIAL / Tout dépendra de l’accueil des professeurs et chargés de cours de l’Université du Québec à Chicoutimi, mais la lettre d’opposition au projet de GNL Québec qui circule présentement dans l’établissement risque d’avoir un impact considérable sur le débat public. Dans une ère où la science ne peut — et ne doit — être ignorée pour des considérations strictement économiques, une telle démarche, si elle est appuyée massivement par les chercheurs universitaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean, est susceptible de bouleverser dramatiquement la stratégie du promoteur et l’évolution du dossier.

Le document rédigé par sept professeurs et chercheurs de l’UQAC ne peut être pris à la légère. Il soulève des pistes de réflexion légitimes et des inquiétudes qui s’inscrivent dans un courant écologique qui ne cesse de prendre de l’ampleur à l’échelle planétaire. Nul doute que les données sur lesquelles s’appuient les auteurs pour étayer leur argumentaire ont été vérifiées et confirmées de façon scientifique.

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C’est l’heure de gouverner

ÉDITORIAL / S’il y avait des élections à Saguenay au cours des prochains jours, il y a fort à parier que nous assisterions à une véritable purge. Heureusement pour les élus actuels, le prochain scrutin général est prévu pour octobre 2021, ce qui leur laisse plus d’une année pour s’élever à la hauteur de leur fonction et des attentes de la population. Avec le coup de Jarnac que leur a asséné la ministre Andrée Laforest cette semaine, titulaire des Affaires municipales, il semble bien que tous aient compris que la récréation est terminée et qu’il est plus que temps de s’unir autour de causes communes plutôt que de se déchirer sans cesse sur la place publique.

La voix de la raison a d’ailleurs commencé à se faire entendre par la bouche du conseiller Raynald Simard, de l’arrondissement de La Baie, alors qu’il a reconnu avoir erré en rejetant le budget 2020, le 18 décembre dernier. À la faveur d’une entrevue accordée à notre journaliste Mélanie Côté, M. Simard dit avoir tiré des leçons de cet affront auquel il a participé, conjointement avec l’ensemble des élus indépendants de la Ville.

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Allons chercher nos fonctionnaires

ÉDITORIAL / Au cours de la dernière campagne électorale, le premier ministre François Legault s’est engagé à déplacer 5000 postes de fonctionnaires, présentement occupés dans les grands centres de Québec et de Montréal, vers les régions. Il s’est alors donné 10 ans pour remplir sa promesse, ce qui nous projette à 2028. Certains diront que rien ne presse ; que le gouvernement a tout le temps nécessaire pour atteindre son objectif, en admettant bien sûr que les caquistes soient réélus aux scrutins de 2022 et de 2026. D’autres, par contre, soutiendront que pour un chantier d’une telle envergure, il est nécessaire que tous épousent la volonté du gouvernement. Aussi serait-il temps que les forces vives du Saguenay-Lac-Saint-Jean s’unissent afin d’aider l’État à s’acquitter de son engagement. En ce sens, pourquoi ne pas mettre tout en œuvre pour obtenir un projet-pilote, ici, sur le territoire du Royaume ?

Comme le suggère le proverbe, si la montagne ne vient pas à toi, va à la montagne. C’est dans cet esprit que la région doit immédiatement se manifester et non attendre que le président du Conseil du Trésor, Christian Dubé, et la ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Ève Proulx, aient complété leur plan de décentralisation de la fonction publique, un mandat qui leur a été confié par François Legault. Sans doute, la ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest, sera en mesure d’influencer la réflexion de ses collègues dans leurs travaux, mais il faudra plus pour que la région tire son épingle du jeu. Il faudra que nos élus de toutes confessions et de tous paliers s’investissent dans une démarche concertée. Il faudra également que les représentants syndicaux de la région s’impliquent activement pour faciliter le déménagement de postes de ce côté-ci de la Réserve faunique des Laurentides.

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L’implosion de Saguenay

ÉDITORIAL / Parfois, il faut prendre le temps d’analyser d’où l’on vient afin de savoir où l’on va. Ce genre d’exercice se prête particulièrement bien à la situation qui règne en ce moment à l’hôtel de ville de Saguenay. La crise a pris naissance dès les premiers mois de ce mandat et elle n’a jamais cessé de s’amplifier, à un point tel qu’aujourd’hui, chaque élu donne l’impression de jouer à la marelle sur un champ de mines. Il est possible d’attribuer le blâme aux élus, à leur égo ou au fossé qui sépare les indépendants et les conseillers de l’ERD. Or, dans le cas qui nous préoccupe, il est également de mise de revisiter la genèse de la fusion de 2001.

Partons du fait que les premiers affrontements au sein de l’actuel conseil ont pris la forme de guerres de clochers. Chacun des trois conseils d’arrondissements de Saguenay s’est d’abord regroupé, pour ensuite former des clans distincts et animés davantage par des intérêts locaux que par l’essor de la ville. Celui de Jonquière, composé de six élus indépendants, s’est rapidement démarqué des deux autres grâce à une plus grande cohésion. Puis, le projet d’amphithéâtre à Chicoutimi a été bloqué et ce fut le début d’une série de conflits qui a culminé le 18 décembre dernier, lorsque tous les conseillers indépendants de Saguenay ont rejeté le budget 2020.

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Coup de pied

ÉDITORIAL / Ils sont quand même bons, nos politiciens municipaux ! Mais heureusement, nous ne sommes pas tous dupes !

Le dossier du soccerdôme, à Jonquière, devenu centre multisport avec des coûts galopants avec le temps, en est un bel exemple.

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Un Royaume détrôné...

ÉDITORIAL / De quoi l’année 2020 sera-t-elle composée au Saguenay–Lac-Saint-Jean ? Question hasardeuse, évidemment, mais une chose ne changera pas : les débats autour des enjeux cruciaux demeureront acrimonieux et les positions ne seront pas davantage réconciliables.

Après trois décennies à conjuguer environnement et économie, la prochaine accentuera l’opposition entre les deux thèmes dans la région. La nature même de notre économie, principalement tirée par la transformation des ressources naturelles, par la grande industrie notamment, heurte de plein fouet des réalités environnementales associées à des états de « crise » et d’« urgence ».

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La semaine sur pause

La semaine sur pause est écrite par l’équipe éditoriale.

MOT DE LA SEMAINE 

Quittance | Acte dans lequel un créancier, tel que la banque, reconnaît qu’il a reçu toutes les sommes qui lui étaient dues. Les quittances ont été l’enjeu de la semaine dans le dossier des coopératives du Groupe Capitales Médias. 

CHIFFRE DE LA SEMAINE

500 000 | Nombre de Québécois qui prendront l’avion au cours des vacances de Noël, selon l’Agence des services frontaliers du Canada.

CITATION DE LA SEMAINE 

« Pouvons-nous être meilleurs, être plus fiers d’être Québécois ? C’est ça qui me motive, ce n’est pas la question du pouvoir. » - Le premier ministre François Legault, qui a affirmé qu’il ne fera pas plus que deux mandats

ÉVÉNEMENTS MARQUANTS DE LA SEMAINE

Vert

À Chantiers Chibougamau, qui a conçu des classes modulaires en bois massif pour pallier aux besoins urgents d’espace dans les écoles. 

Jaune

À Saguenay, qui soufflera davantage de neige sur les terrains résidentiels cette année, dans le cadre de son plan de déneigement. Cette décision risque de faire des mécontents. 

Rouge

Aux conseillers indépendants de Saguenay, qui ont défait le budget 2020 pour des motifs visiblement politiques.

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Une longue année d’affrontements

ÉDITORIAL / À moins d’un revirement spectaculaire, l’année 2020 sera marquée par l’affrontement à l’hôtel de ville de Saguenay. Une guerre politique dont le véritable perdant risque fort d’être, une fois de plus, le simple citoyen.

Ce n’est plus un secret pour quiconque, les élus indépendants de Saguenay, majoritaires au conseil de ville, ont choisi d’en finir avec Josée Néron et son parti, l’Équipe du renouveau démocratique (ERD). En rejetant unanimement le budget présenté cette semaine par le conseiller Michel Potvin, président du comité des finances, les indépendants ont lancé la première bombe.

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Crise politique sur fond de budget

ÉDITORIAL / Saguenay est bien peu reluisante ce matin. Encore moins qu’elle l’était, et ce n’est pas peu dire. Ce matin, Saguenay se révèle telle une cité qui peine à suffire à ses besoins primaires ; une cité où la dette est devenue incontrôlable ; une cité qui admet que ses citoyens devront souffrir pour redresser la situation, alors que partout ailleurs au Québec, c’est la pleine croissance. Le message véhiculé mercredi midi est celui-ci : Saguenay n’a plus les moyens d’une quelconque ambition, étouffée par la perspective d’une dette qui atteindra 650 millions $ d’ici la fin de 2025.

Le constat ainsi fait, que penser du coup de théâtre auquel nous avons assisté sur le coup de midi ?

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Saguenay n’est pas au bout de ses peines

ÉDITORIAL / Dans la foulée des informations révélées par notre journaliste Mélanie Côté, cette semaine, concernant le budget 2020 de l’administration de Josée Néron, un élément a particulièrement retenu l’attention, soit que le compte de taxe des contribuables respectera l’inflation de 2,3 %. Après des hausses successives de 4 % chacune, au cours des deux derniers exercices financiers, il est compréhensible que ce point ait pratiquement éclipsé tout le reste. Or, lorsqu’on s’attarde davantage sur les détails publiés dans notre édition de mercredi, il ne fait aucun doute que Saguenay est dans une situation fort inquiétante.

D’abord, la capitale régionale n’est visiblement pas en mesure de réduire sa dette, laquelle s’élevait à 438 millions de dollars à la fin de la dernière année fiscale. Celle-ci grimpera encore en 2020, alors que continueront de s’effriter le réseau routier et le parc immobilier de la Ville. Impossible d’être insensible à la progression fulgurante de cette dette, entre 2007 et 2017, alors qu’elle est passée de 150 millions à plus de 400 millions de dollars. Et dire que pendant tout ce temps, l’ancienne administration se faisait réélire sans cesse en promettant des gels de taxe. Saguenay a roulé carrosse sans jamais se soucier de l’avenir, mais aujourd’hui, c’est l’inévitable lendemain de veille qui se manifeste, dans une ville à la population vieillissante. Et le pire dans tout cela, c’est qu’il n’existe aucune solution à moyen terme, sinon celle de taxer encore davantage les citoyens ou de couper dans les services essentiels. Mais, de telles mesures ont leurs limites.

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Soulagement chez les conservateurs

ÉDITORIAL / Le sort d’Andrew Scheer était scellé bien avant la fermeture des boîtes de scrutin, le soir du 21 octobre. Dès les premiers jours de la campagne électorale fédérale, il s’est révélé telle l’antithèse des aspirations d’une majorité d’électeurs dans l’est du pays. L’Ontario l’a rejeté malgré un gouvernement provincial conservateur; le Québec lui a tourné le dos et s’est rallié au Bloc québécois, que tous croyaient mort jusque-là ; les Maritimes lui ont claqué la porte au nez. Tous ont vu en lui un fidèle défenseur de l’industrie pétrolière et un catholique aux valeurs traditionnelles d’une autre époque. Il inspirait tout sauf le changement ; cet incontournable changement que réclament, d’une élection à l’autre, ceux et celles qui se présentent aux urnes.

Il fut surprenant de le voir ainsi s’accrocher à son siège. Encore plus stupéfiant de réaliser qu’il croyait encore en ses chances de diriger un jour le gouvernement canadien. Lorsque même ton écho ne te répond plus, nul besoin d’être un génie pour constater qu’il est temps de céder la place.

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Une menace réelle et inquiétante

ÉDITORIAL / Maintes fois, l’industrie de l’aluminium a crié au loup, nous laissant perplexes devant son argumentaire. Cette fois-ci, par contre, les inquiétudes manifestées par le président de l’Association de l’aluminium du Canada (AAC), Jean Simard, et son homologue du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida (SNEAA), Alain Gagnon, sont amplement justifiées, alors qu’Ottawa s’apprête — si ce n’est déjà fait au moment où vous lirez ces lignes — à signer les modifications apportées à l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM).

Pour les producteurs canadiens de métal gris, l’abandon anticipé de la Règle d’origine (Rule of origin), qui prévoit que 70 % de l’aluminium et de l’acier destiné à l’industrie automobile soient fabriqués en sol nord-américain, risque d’avoir d’importantes conséquences sur l’avenir de cette filière au Québec. La menace touche particulièrement le Saguenay-Lac-Saint-Jean, où Rio Tinto produit annuellement 1,2 million de tonnes, soit plus du tiers de la production totale au Canada, qui était de 2,9 millions de tonnes en 2018.