Marc St-Hilaire
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Bas, injustifié, «<em>cheap</em>»

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Bas, injustifié, «cheap»

ÉDITORIAL / Le respect. Voilà l’unique variable qui n’est ni négociable ni contournable. Elle est immuable et trace une frontière infranchissable entre la crédibilité et le genre de cabotinage dont il faut se débarrasser dans le débat public.

Encore une fois, cette semaine, les opposants politiques de la mairesse de Saguenay, Josée Néron, ont étiré l’élastique au-delà de ses propriétés mécaniques. Et ce qui devait arriver arriva : l’élastique a pété !

Marc St-Hilaire
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Nos « anges » désailés

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Nos « anges » désailés

ÉDITORIAL / Je cite : « Le personnel quitte de façon prématurée à la retraite. Les congés de maladie explosent. Après l’obstétrique à Dolbeau, le sixième étage de l’hôpital de Jonquière est fermé faute de personnel. Le temps supplémentaire obligatoire fait maintenant partie de la gestion quotidienne des unités… »

Notre journaliste Louis Tremblay condensait ainsi les propos de la présidente de la Fédération des intervenantes en soins du Québec (FIQ) pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean, Julie Bouchard, dans un article publié jeudi.

Marc St-Hilaire
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Une région grise

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Une région grise

ÉDITORIAL / Rien n’est tout noir ni tout blanc. Cette citation de Philippe Claudel s’applique parfaitement au débat sur le projet de loi 50, qui concerne le renouvellement des droits hydrauliques de Produits forestiers Résolu (PFR) sur la rivière Shipshaw.

Le bail, qui permettrait à la compagnie d’exploiter sa centrale Jim-Gray pour les dix prochaines années en échange d’investissements d’au moins 100 millions de dollars dans ses installations, a fait l’objet de consultations publiques cette semaine, à Québec, dans le Salon rouge de l’Assemblée nationale.

Marc St-Hilaire
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Place aux femmes en politique

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Place aux femmes en politique

ÉDITORIAL / Preuve que malgré la pandémie, le temps poursuit son cours, nous parlons déjà des prochaines élections municipales au Saguenay–Lac-Saint-Jean. À Saguenay, la mairesse Josée Néron a confirmé cette semaine son intention de briguer à nouveau les suffrages et à Alma, la conseillère Sylvie Beaumont s’est elle aussi installée sur la ligne de départ. Certes, nous sommes à plus d’un an du scrutin, prévu le 7 novembre 2021. Il y aura d’autres candidats en lice dans l’une et l’autre des deux principales villes de la région. Mais ce qui frappe l’imaginaire, c’est que ce soit deux femmes qui aient abattu leurs cartes en premier. Est-ce symptomatique d’une tendance longtemps espérée dans le monde politique ? Seront-elles enfin plus nombreuses à se lancer en politique active ?

Selon les chiffres publiés par l’Union des municipalités du Québec (UMQ), au terme des élections municipales de 2017, la proportion des femmes élues au palier municipal était de 32,3 %. On dénombrait alors 205 mairesses et 2358 conseillères à l’échelle provinciale. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, ce sont huit femmes qui ont reçu les clés de leur hôtel de ville respectif.

Marc St-Hilaire
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L’autre virus

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L’autre virus

ÉDITORIAL / Comment s’expliquer toute la haine, la frustration et le délire provoqués par le port du masque obligatoire ainsi que par les mesures de distanciation sociale imposées par le gouvernement provincial ? Comment peut-on associer un bout de tissu à une hypothétique dictature, à un complot impliquant le gouvernement et les médias, ou à une violation des droits et libertés de la personne ?

Ça semble irréel présenté comme ça, comme sorti d’un film de science-fiction, mais ce sont là des scénarios qui se multiplient sur les réseaux sociaux et qui se transportent dans la rue lors de manifestations, aux quatre coins du Québec.

Marc St-Hilaire
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Un nouveau chapitre à rédiger... ensemble!

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Un nouveau chapitre à rédiger... ensemble!

ÉDITORIAL / Cette semaine, j’ai été nommé directeur général et rédacteur en chef de ce journal, mais aussi de cette équipe exceptionnelle au sein de laquelle j’ai évolué l’essentiel de ma carrière. Notre conseil d’administration m’honore de sa confiance et c’est avec humilité que j’entame ce nouveau chapitre de notre belle et longue histoire, avec vous, nos lecteurs et nos partenaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Au cours des derniers mois, ensemble, nous avons fait un pas de géant, passant de la faillite à la renaissance, sous la forme d’une coopérative inspirante pour l’ensemble de l’industrie. À travers ce processus, nous avons retrouvé nos ailes et c’est avec optimisme que nous abordons l’avenir.

Denis Bouchard
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Merci pour tout !

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Merci pour tout !

ÉDITORIAL / Sans doute par déformation professionnelle, je n’ai jamais aimé m’adresser aux lectrices et aux lecteurs au « je ». L’esprit du journalisme commande que les sujets et les idées, dans le cas d’un éditorial, soient en avant et au-dessus de l’auteur.

Il est cependant difficile d’évoquer ce privilège d’informer les Jeannois et les Saguenéens pendant 41 ans sans le faire à la première personne du singulier.

Marc St-Hilaire
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Le pire de nous-mêmes

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Le pire de nous-mêmes

ÉDITORIAL / Rien que par son titre, la manchette de lundi ouvrait la porte toute grande aux dérapages les plus abjects : douze nouveaux cas de COVID-19 au Saguenay–Lac-Saint-Jean, tous des travailleurs étrangers. Et comme il fallait s’y attendre, certains ont profité de l’occasion pour, encore une fois, exposer à la face du monde le pire de nous-mêmes.

D’abord, s’il est une vérité incontestable, c’est que les travailleurs étrangers sont essentiels à la relance de notre économie et du système que nous avons édifié. Ils font même partie intégrante du plan d’affaires de plusieurs entreprises. En agriculture, cette équation est plus manifeste qu’ailleurs, mais elle s’applique également à un éventail de PME qui font notre fierté, dans différents champs de compétences. Dans ce contexte, comment peut-on justifier un commentaire aussi déplorable que « Qu’ils retournent chez eux avec leur COVID ! » ?

Denis Bouchard
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Un vent nouveau?

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Un vent nouveau?

ÉDITORIAL / Le rapport sur la réflexion régionale pour la relance économique et sociale rendu public jeudi n’était pas si tôt sorti qu’il a été critiqué à gauche comme à droite. Pourtant, dans la pratique, il devrait avoir toute l’attention de la population parce qu’il trace la feuille de route du développement régional à court, moyen et long terme.

Confiée au Hub Saguenay–Lac-Saint-Jean par le ministère de l’Économie et de l’Innovation (MÉI) en pleine pandémie, avec des délais serrés et des moyens qui devaient exclure de grands rassemblements comme un sommet, par exemple, la démarche a accouché d’un rapport qui ratisse large, qui étonne et qui introduit dans le discours officiel de nouvelles tendances.

Denis Bouchard
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Pour rester connectés à votre communauté

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Pour rester connectés à votre communauté

Le Progrès et Le Quotidien, de même que cinq autres coopératives d’information de notre groupe, poursuivent leur transition numérique.

Vous l’avez peut-être remarqué sur lequotidien.com, dans le coin droit, au haut de notre page : une icône vous invite désormais à vous connecter chez nous. Explications.

Denis Bouchard
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Prêt pour la suite

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Prêt pour la suite

ÉDITORIAL / Le premier ministre François Legault a poursuivi sa tournée des régions, jeudi, au Lac-Saint-Jean, en ouvrant sa valise de promesses, mais il a aussi pris conscience que les attentes sont élevées.

D’abord les « anges », soit le personnel de la santé qui a été énormément sollicité depuis l’apparition du coronavirus au Québec, lui ont rappelé que les conditions de travail doivent être mises à jour, principalement à deux niveaux, les salaires et le nombre de postes.

Marc St-Hilaire
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L’occasion de reconstruire

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L’occasion de reconstruire

ÉDITORIAL / La vie en collectivité commande des ajustements au quotidien, qui suivent l’évolution des masses et les aspirations de chaque génération. La plupart du temps, on ajoute une couche de terre par-dessus les autres, puis une autre, et ainsi de suite, de telle sorte qu’un jour, le sol sur lequel repose notre structure devient instable. C’est à ce moment qu’une prise de conscience est nécessaire et qu’il devient inévitable de repartir à zéro ; de tout reconstruire sur de nouvelles bases.

La crise que nous vivons depuis le mois de mars pourrait être le catalyseur dont nous avions besoin pour transformer nos réflexions en solutions concrètes. Dans cette édition du Progrès, le journaliste Thomas Dufour s’est interrogé sur le visage des villes après la crise. Il rappelle notamment que depuis des siècles, les pandémies ont influencé l’urbanisme. Pourquoi en serait-il autrement cette fois-ci ?

Marc St-Hilaire
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Quatre décennies de passion pour l’information

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Quatre décennies de passion pour l’information

ÉDITORIAL / Tirer sa révérence alors qu’on est au sommet de son art, voilà ce à quoi nous aspirons tous. Comme le boxeur qui choisit d’accrocher les gants avec une fiche immaculée, notre directeur général et rédacteur en chef, Denis Bouchard, a annoncé cette semaine son départ de la coopérative du Quotidien, mettant ainsi un terme à une carrière de quatre décennies.

Certes, on dit que nul n’est irremplaçable, que la nature a horreur du vide… Or, cette semaine, c’est non seulement le journal qui perd l’un de ses plus précieux artisans, mais également toute la population du Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui doit dire au revoir à une figure imposante de l’information régionale.

Marc St-Hilaire
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Valorisons nos PME

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Valorisons nos PME

ÉDITORIAL / La pandémie et le confinement nous ont permis collectivement de revoir certains de nos repères et de faire le point sur de multiples pans de notre collectivité. Notamment, la situation économique de notre milieu, au lendemain de la crise, a été au coeur des préoccupations. Tous les scénarios pessimistes ont été exprimés : mise sur pause des grands projets en raison d’un éventuel ralentissement planétaire, fermetures massives de commerces, faillites d’entreprises, hausse fulgurante du taux de chômage… Mais force est de constater que tout n’est pas si sombre qu’anticipé il y a à peine un mois ou deux.

Non, à court terme, il n’y aura pas d’expansion dans l’une ou l’autre des usines de la multinationale Rio Tinto et non, la première pelletée de terre du projet de liquéfaction de gaz naturel de GNL Québec n’a pas encore été annoncée. Par contre, à défaut d’investissements de milliards de dollars, l’actualité des derniers jours nous a démontré, une fois de plus, que le tissu économique de la région est avant tout composé de nos PME locales, de leur ingéniosité et de leur appartenance à la région.

La semaine sur pause

Opinions

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MOT DE LA SEMAINE

Ixodes scapularis

La tique responsable de la transmission de la maladie de Lyme. 20 % des tiques à pattes noires sont porteuses de la bactérie Borrelia burgdorferi qui cause la maladie.

CHIFFRE DE LA SEMAINE

7

Le nombre de cas de la seule éclosion de coronavirus dans une entreprise privée au Lac-Saint-Jean.

CITATION DE LA SEMAINE 

« On a du poisson et ça prend des pêcheurs pour le prélever. » -

La biologiste Sonya Lévesque, au sujet de la quantité inhabituelle de grosses ouananiches dans le lac Saint-Jean.

ÉVÉNEMENTS DE LA SEMAINE 

Vert

À Nancy Ratté, qui n’a pas hésité à se jeter dans les eaux froides du lac Kénogami pour sauver une sexagénaire confuse qui était passée tout droit au débarcadère.

Jaune

Aux parlementaires. Le pic de la pandémie semble passé, mais pas la crise. Essayez de ne pas revenir trop vite à vos réflexes partisans.

Rouge

À ceux qui sont tentés de faire des procès aux personnages historiques avec les yeux d’aujourd’hui, sans réflexion ni mise en contexte. Autre temps, autres mœurs. Même nos héros d’aujourd’hui risquent d’être jugés sévèrement un jour.

Denis Bouchard
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Une décision pour l’avenir

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Une décision pour l’avenir

ÉDITORIAL / En l’espace de quelques mois, Le Quotidien et Le Progrès ont vécu coup sur coup un grand feu, un déluge et un tremblement de terre ! Et à l’image des Jeannois et des Saguenéens, nous nous relevons en adoptant une nouvelle forme qui nous permettra de mieux affronter les vicissitudes auxquelles tout le monde, sans exception, est confronté.

Les six journaux régionaux du groupe, unis par la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i), ont officiellement annoncé vendredi leur nouveau modèle d’affaires : l’abandon définitif du papier en semaine. Cela se traduit par des accès numériques sept jours sur sept, 24 heures sur 24, avec une édition papier le samedi, complètement revisitée, de style magazine.

Denis Bouchard
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L’économie de l’après-pandémie

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L’économie de l’après-pandémie

ÉDITORIAL / Le déconfinement progressif va assurément donner le goût aux Saguenéens et aux Jeannois intéressés par l’avenir économique de fourbir les armes en vue de relancer les « hostilités ».

Parce qu’avant la pandémie, en fait, ce n’était pas tout à fait un débat, mais plutôt deux visions opposées qui occupaient la place publique. Pour faire court, d’un côté, les tenants des grands projets et de la filière industrielle et, en face, les promoteurs d’une économie de transition pour qui le mot « transition » signifie «maintenant».

Marc St-Hilaire
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Pas de vacances pour le virus

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Pas de vacances pour le virus

ÉDITORIAL / Il était temps que le déconfinement arrive, nous en avions tous grand besoin. Par contre, n’avez-vous pas l’inquiétante impression que l’approche de la saison des vacances et des barbecues entre amis, du camping et des camps de jour, a précipité un peu le retour à la normale ? Qu’on brûle certaines étapes cruciales à un atterrissage sécuritaire ? Qu’on banalise une éventuelle deuxième vague de pandémie en pelletant pas devant ?

Les derniers jours ont démontré l’impatience de la population à retrouver sa liberté et à tourner la page sur l’épisode que nous venons de traverser collectivement. Les bilans quotidiens de la Santé publique et les points de presse de François Legault ne suscitent plus le même intérêt, et tout ce qui touche la COVID-19 a maintenant une saveur de réchauffé. Les gens veulent entendre parler des commerces qui reprennent leurs activités, des camps d’été qui seront offerts, des terrasses et des sites de villégiature qu’on espère voir éclore au rythme des bourgeons. J’en suis, d’ailleurs.

Denis Bouchard
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Francis Dufour, un homme du peuple

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Francis Dufour, un homme du peuple

ÉDITORIAL / Politicien, certes, homme engagé, assurément, Francis Dufour était avant tout un homme du peuple. Décédé tout juste quelques heures après avoir été admis à la maison de soins palliatifs, Francis Dufour a eu plusieurs vies, mais un seul fil conducteur.

Politicien, pour la cause, celle d’un Québec indépendant, un rêve qu’il pousse jusqu’à céder son poste de député de Jonquière, en 1996, à Lucien Bouchard, qui deviendra premier ministre. Pourtant, Francis Dufour n’est pas homme à se tasser. Mais pour donner plus de chances d’achèvement à un idéal qu’il voyait plus grand que lui, il s’est posé en volontaire pour céder un poste acquis chèrement au fil de batailles électorales.

Marc St-Hilaire
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Il se fait des choses, Mme Jean

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Il se fait des choses, Mme Jean

ÉDITORIAL / Il est plutôt étonnant de lire les propos de l’ancienne députée péquiste de Chicoutimi, Mireille Jean, qui accuse les élus de Saguenay de manquer de vision et de gérer « à la carte » plutôt que de projeter leur ville dans le futur.

Mireille Jean complète en ce moment une maîtrise sur les villes intelligentes, à Stuttgart en Allemagne. En entrevue avec la journaliste Annie-Claude Brisson, de l’Initiative de journalisme local, elle raconte son cheminement et insiste sur l’importance, pour les dirigeants des municipalités, de faire leurs choix en fonction des décennies à venir. Sur ce point, nul ne peut la contredire.

Marc St-Hilaire
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Quand le projet manque de gaz

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Quand le projet manque de gaz

ÉDITORIAL / Cette semaine, la nouvelle tête dirigeante du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, s’est officiellement dissociée du projet de GNL Québec, qui prévoit aménager, à Saguenay, une usine de liquéfaction du gaz naturel. Pour la formation politique, il s’agit d’une rupture avec la position prise par l’ancien premier ministre Philippe Couillard. Pour l’entreprise par contre, ce désaveu est beaucoup plus lourd de sens. Car on ne parle pas ici de Québec solidaire, mais bien du Parti libéral, reconnu pour ses penchants favorables au patronat et à l’industrie.

Déjà, des mois avant l’épisode de la COVID-19, le premier ministre François Legault avait cessé ses envolées enthousiastes envers le projet. Sans jamais se prononcer contre, il a lui aussi démontré des signes de recul, sans doute motivé par la défection du plus important fonds d’investisseurs ayant manifesté de l’intérêt pour GNL Québec. Le retrait de Berkshire Hathaway, dirigé par le milliardaire Warren Buffet, a eu l’effet d’une bombe sur le plan de l’image. À l’interne, on n’ose pas imaginer l’impact. Lorsqu’on sait à quel point le monde politique est sensible aux perceptions, il est peu surprenant de voir ainsi les élus prendre leurs distances. Mais le Parti libéral ? 

Dans sa conception, le projet n’est pourtant ni meilleur ni moins bon qu’à l’époque. Il demeure un levier de développement potentiel auquel croient encore des milliers de personnes, notamment dans les régions éloignées susceptibles d’en tirer profit.

Or, quelle que soit la formule utilisée pour le définir, il s’agira toujours d’un projet polluant et lié aux énergies fossiles. Quels que soient les mots employés et les stratégies de communication mises de l’avant, une pomme ne deviendra jamais une orange. Et aujourd’hui, de plus en plus de grands fonds d’investissement tournent définitivement le dos à ce type de projet. 

Qu’on le veuille ou non, ce phénomène existe et il témoigne d’un courant planétaire que nul ne peut ignorer. En novembre 2019, la Banque européenne d’investissement, qui est la plus grande banque publique internationale au monde, a annoncé son intention de ne plus financer de projets liés aux énergies fossiles dès 2022 ; la gigantesque société BlackRock, qui gère 7000 milliards $ d’actifs, se retire progressivement de cette industrie. Il n’y a qu’à jumeler les mots désinvestissement et énergies fossiles dans Google pour constater la peur grandissante des investisseurs face à ce segment de l’économie mondiale. 

Dans ces conditions, faut-il être surpris de la volte-face de Dominique Anglade, qui avait promis son appui aux grands projets, à peine une semaine plus tôt, dans le cadre d’une visioconférence ? Pas le moins du monde. En politique, il est toujours plus sage d’orienter son discours en fonction du vent, et présentement, le vent souffle vers un désengagement de l’État à l’égard des hydrocarbures. Cet engagement a d’ailleurs été réclamé par l’aile jeunesse du parti. 

Le Parti libéral n’a pas le choix de se rajeunir, de se rapprocher des valeurs de ses 25-35 ans. Il souffre de son image de vieux parti, comme le PQ d’ailleurs. Et la pente à remonter est abrupte, tellement que la nouvelle cheffe devra tout faire pour incarner un changement tangible et crédible. Dire qu’elle a du pain sur la planche serait un euphémisme. 

Il en est de même pour les dirigeants de GNL Québec, qui voient leurs alliances politiques et leurs sources de financement potentielles fondre comme neige au soleil. 

À travers le processus d’audiences du BAPE, le promoteur réussira peut-être à convaincre les sceptiques du bienfondé de sa démarche. Mais une chose est sûre, ce n’est pas l’appui de quelques maires ou des chambres de commerce qui suffira à renverser une tendance qui se répand à vue d’œil, sans égard aux frontières. Il faudra beaucoup plus de carburant pour que le projet quitte sa rampe de lancement. Une quantité que seuls des gouvernements favorables à sa cause et des investisseurs convaincus seront en mesure de lui fournir. 

Or, à la lumière des derniers développements, GNL Québec risque de manquer de gaz avant longtemps.

Marc St-Hilaire
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Le télétravail pour les régions

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Le télétravail pour les régions

ÉDITORIAL / Le gouvernement du Québec a aujourd’hui une occasion inespérée de s’attaquer au défi de l’occupation du territoire. Une occasion, oui, mais également un chapelet de motifs légitimes qui plaident en faveur d’un déploiement des forces vives de la province vers les régions.

Au cours des dernières semaines, le télétravail s’est imposé à l’échelle globale. Des emplois de bureau qu’on croyait immuables, il y a à peine deux mois, ont été remodelés afin d’être occupés à distance. Les universités et les établissements collégiaux se sont adaptés dans un temps record avec les cours en webdiffusion. Les administrations, qu’elles soient publiques ou privées, ont repensé leur façon de faire. La société s’est adaptée et plusieurs ont constaté un changement positif tant sur l’efficacité qu’en matière de qualité de vie.

Marc St-Hilaire
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Ne cédons pas à la peur

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Ne cédons pas à la peur

ÉDITORIAL / Il suffit d’un zéphyr pour faire s’écrouler un château de cartes. C’est ce qui se dessine présentement avec l’ouverture des frontières régionales, fermées depuis environ un mois sur ordre du gouvernement.

Depuis la mi-mars, la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean s’est astreinte à une discipline qui lui est peu commune. La région s’est conformée sans réserve aux figures imposées par le premier ministre François Legault, convaincue qu’elle devait, comme toutes les autres, contribuer à la guerre contre le coronavirus. Du Haut-du-Lac jusqu’au Bas-Saguenay, nous avons embrassé des mesures draconiennes et épousé le confinement.

Marc St-Hilaire
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Le triathlon de François Legault

Le triathlon de François Legault

En répétant des formules choc telles « aplatir la courbe » et « sauver des vies », le premier ministre François Legault et ses stratèges ont complété avec brio la première tranche de leur gestion de crise. Il leur reste cependant deux étapes à franchir, dans ce qui s’apparente étrangement à un triathlon politique : le déconfinement progressif et le retour à la vie normale.

Jeudi, lors de son point de presse quotidien, le premier ministre a entrepris l’étape du déconfinement en évoquant « l‘immunité naturelle », un concept qui détonne des discours qui nous sont servis depuis plus d’un mois. Tous savaient que ce moment arriverait. Un jour, dans quelques semaines, dans quelques mois, mais pas maintenant. « Maintenant » fait toujours peur lorsqu’il marque un changement de direction. 

Il aurait été stupéfiant qu’après un tel formatage collectif, la reprogrammation se fasse en un claquement de doigts. 

En ce sens, ce n’est pas par hasard que, le 10 avril dernier, François Legault a mentionné le 4 mai comme date potentielle de retour en classes. À l’époque, il savait sans doute que ça ne serait pas le cas. Ça lui a néanmoins permis de sonder la population, d’encaisser ses premières critiques, et surtout, de préparer les gens à « maintenant ». C’est le genre de manœuvre que peut se permettre un chef d’État lorsqu’il est en plein contrôle de la situation.

Cette fois-ci par contre, c’est vrai. Et l’opposition commencera tranquillement à sortir, elle aussi, de son confinement. Comme dans toutes stratégies, il y aura des imperfections. Des imprévus également. Les critiques seront plus bruyantes, plus incisives. D’un côté on dira que ça va trop vite et de l’autre, qu’il faut ralentir la cadence. Mais comme l’illustrait le collègue du Soleil Jean-Marc Salvet, dans sa chronique de vendredi, il y a un thermomètre que le gouvernement ne devra jamais quitter des yeux : celui de la capacité de notre système hospitalier. Tant que le mercure demeurera à un niveau acceptable, François Legault devra garder le cap du déconfinement graduel jusqu’à atteindre le jour 1 de l’après-crise. 

Personne ne peut prédire quand, précisément, cette troisième et ultime étape débutera. Ce sera celle de la reconstruction.

Des entreprises auront été emportées par l’ouragan, des travailleurs se retrouveront sans emploi, des individus de tous âges subiront les séquelles d’un choc post-traumatique… Certains auront été contraints à vivre un deuil à distance ; des couples auront éclaté ; le personnel de la santé sera à bout de souffle. Et c’est là qu’une frange de la population, désabusée et hypnotisée par les délires de Donald Trump et ses semblables, commencera à dire qu’il ne s’agissait que d’une grippe. Ou pire, qu’il aurait été mieux de sacrifier quelques âmes vulnérables pour préserver l’ordre établi.

C’est cette dernière épreuve du triathlon de François Legault qui sera la plus pénible puisque, malgré toute la bonne volonté du monde, il n’aura pas été en mesure de sauver tous les meubles. Et c’est lors de cette période difficile qu’il devra s’élever tel un chef d’État rassembleur, compréhensif et humain, mais également rigide et inspirant.

Jeudi, il a laissé filtrer les premiers jalons de son plan de reconstruction : une nouvelle société « qui émergera de tout ça », plus autonome, qui se développera davantage grâce à ses propres ressources. Il a parlé de la valorisation du télétravail, de l’amélioration de nos réseaux de transport. Il a surtout prédit qu’il y aura un débat de société une fois la pandémie derrière nous. Puis, il a tendu la main aux partis d’opposition, aux entrepreneurs et à la population, afin de forger ensemble le Québec de demain. 

François Legault a passé l’essentiel de sa carrière politique à évoquer la fibre nationaliste, la fierté et l’identité du peuple québécois. Sans doute trouvera-t-il, dans son répertoire, les mots d’espoir qui lui permettront de franchir la ligne d’arrivée indemne et d’inscrire son nom sur le tableau d’honneur.

Marc St-Hilaire
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Il faut sauver le soldat McCann

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Il faut sauver le soldat McCann

ÉDITORIAL / Nous n’étions pas prêts et nous le savions. La tempête est arrivée, mais la toiture coulait depuis des années, la fondation était fissurée et les murs laissaient entrer des courants d’air. Le système de la santé et des services sociaux a fait l’objet d’une déconstruction majeure sous les libéraux, avec pour dessein ultime de réduire les dépenses. Les instances gouvernementales actuelles ont elles aussi été saisies des problèmes, mais n’ont pas agi. À quoi nous attendions-nous ?

L’encadrement d’autrefois a été réduit à sa plus simple expression ; les instances décisionnelles locales ont été abolies au profit d’une centralisation indécente. En moins de temps qu’il n’en faut pour épeler « Couillard », les établissements sont passés de la brique au bois, puis du bois à la paille. Le loup n’a eu qu’à éternuer pour que les structures s’effondrent sur nos êtres les plus vulnérables.

Marc St-Hilaire
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Ces histoires que nous raconterons

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Ces histoires que nous raconterons

ÉDITORIAL / L’actuelle pandémie nous fait voir le monde sous un autre angle. L’abondance de sujets qui surgissent dans les médias permet à chacun de nous de faire le tri et de dessiner sa propre crise de la COVID-19. Et vous, que retiendrez-vous de ce chapitre de notre histoire ?

Faisons abstraction du confinement, des emplois en suspens, des pertes de vies humaines et des difficultés anticipées sur le plan économique, puis concentrons-nous pendant quelques lignes sur les histoires positives qui ont émergé jusqu’ici ; celles qui nourrissent l’espoir et qui redonnent foi en notre monde.

La Semaine sur pause

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Citation de la semaine

  • « Si vous pensez tirer un avantage, faites-le pas » - Le premier ministre Justin Trudeau, s’adressant aux gens d’affaires tentés de frauder la subvention de 75 % du salaire qu’il venait d’annoncer

Chiffres de la semaine: 6000 $

  • Montant de l’amende maximale pour les citoyens qui ne se conforment pas à la distanciation sociale.

Mot de la semaine : masque N95

  • Masque qui offre une protection respiratoire en filtrant les aérosols infectieux, comme les poussières ou les gouttelettes projetées par les éternuements et la toux.

Événements marquants de la semaine

  • Feu vert: Au CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui a mis moins de 48 heures pour reprendre les chirurgies oncologiques à Chicoutimi.
  • Feu jaune: « Flash tes lumières » ! Bravo à ceux qui veulent manifester leur solidarité envers les soignants, mais allez-y modérément avec les klaxons devant un hôpital le soir. Il y a des malades qui veulent dormir.
  • Feu rouge: Au gouvernement du Québec qui a donné la consigne de laisser passer les Premières Nations aux barrages routiers.
Marc St-Hilaire
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Il y a de l’espoir

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Il y a de l’espoir

ÉDITORIAL / Le lendemain de veille sera difficile au sortir de la crise de santé publique qui sévit en ce moment à l’échelle planétaire. Plusieurs redoutent une économie en ruine et la disparition de nombreuses entreprises privées qui, avant même le confinement, réussissaient de peine et de misère à garder la tête hors de l’eau. D’autres affirment que le grand capital ne sera plus en mode « développement », mais plutôt en repli et à l’affût des acquisitions à rabais, un réflexe tristement naturel dans la jungle du libre marché. Rares sont ceux qui croient en une reprise économique spontanée, et ce, malgré les efforts déployés par les deux paliers de gouvernements supérieurs. Et plus on fouille sur les sites spécialisés, plus ça fait peur. Dans ce contexte, même si nous ne pouvons prédire avec exactitude de quoi sera fait demain, y a-t-il lieu de s’inquiéter ? Oui et non.

Ce constat n’atténue en rien l’importance de suivre les directives imposées par l’État, car la guerre à la COVID-19 doit demeurer notre principale préoccupation à l’heure actuelle. C’est une question de vie ou de mort. Cela dit, il y a lieu de s’interroger maintenant sur ce qui nous attend une fois ce chapitre complété. Nous pouvons – et nous devons – amorcer une réflexion sur les enjeux au-delà de la COVID-19.

Denis Bouchard
Le Quotidien
Denis Bouchard
Un journaliste permanent le long du fjord

Actualités

Un journaliste permanent le long du fjord

MOT DU RÉDACTEUR EN CHEF / Désireux d’améliorer leur présence partout au Saguenay–Lac-Saint-Jean, Le Quotidien et Le Progrès sont fiers d’annoncer qu’ils ont obtenu une bourse d’Initiative de journalisme local (IJL) de Médias d’info Canada.

Ce programme permet de dégager, pour une durée de 12 mois, un journaliste – en l’occurrence Denis Villeneuve – pour couvrir les secteurs longeant les rives de la rivière Saguenay vers l’est, au-delà de la ville de Saguenay. Les municipalités ou secteurs concernés sont, au nord, Saint-Fulgence, Sainte-Rose-du-Nord et les territoires non organisés des monts Valin et Lalemant ; au sud, Ferland-et-Boilleau, Saint-Félix-d’Otis, Rivière-Éternité, L’Anse-Saint-Jean et Petit-Saguenay.