Éditoriaux

La solution de Résolu

ÉDITORIAL / Comment s’expliquer qu’une entreprise d’envergure telle que Produits forestiers Résolu (PFR) peine à recruter des travailleurs pour ses scieries, ses usines de pâtes et papiers de même que pour ses opérations en forêt ? La multinationale a retrouvé le chemin de la rentabilité, elle offre des conditions de travail et des salaires plus que respectables, et son histoire est intimement liée à celle du Saguenay–Lac-Saint-Jean. La forêt est dans nos gênes, au moins autant que l’aluminium primaire, mais toute une génération de travailleurs semble bouder l’industrie, comme si la confiance s’était effritée. Et pourtant, rares sont les entreprises qui proposent autant d’occasions de carrière que PFR.

Éditoriaux

Des petites conquêtes

ÉDITORIAL / Dans une économie qui se globalise, rarement à l’avantage des régions, le Saguenay–Lac-Saint-Jean a réussi quelques bons coups, au cours des dernières semaines. Grâce à leur esprit d’entrepreneuriat, des investisseurs ont permis d’améliorer notre bilan en termes de propriété d’affaires.

Ce sont de bonnes nouvelles dans un contexte où les transactions sont la plupart du temps à l’avantage des entreprises de l’extérieur de la région. Il ne faut pas se le cacher, notre ego collectif prend du mieux chaque fois qu’une entreprise demeure de propriété régionale.

Élection partielle

La défaite des libéraux

ÉDITORIAL / Le Parti conservateur reprend Chicoutimi–Le Fjord, dix-huit ans après qu’André Harvey ait troqué sa veste bleue pour se joindre à l’équipe libérale de Jean Chrétien. Évidemment, il faut saluer la performance de Richard Martel, qui est en campagne depuis plus de cinq mois, mais l’issue de cette partielle ne se résume pas uniquement à son travail sur le terrain, aux appuis qu’il a reçus — dont celui de l’ex-bloquiste Michel Gauthier — ou à sa notoriété. Non, cette victoire des conservateurs, c’est aussi la défaite des stratèges libéraux.

Le Parti conservateur reprend Chicoutimi-Le Fjord, dix-huit ans après qu’André Harvey ait troqué sa veste bleue pour se joindre à l’équipe libérale de Jean Chrétien. Évidemment, il faut saluer la performance de Richard Martel, qui est en campagne depuis plus de cinq mois, mais l’issue de cette partielle ne se résume pas uniquement à son travail sur le terrain, aux appuis qu’il a reçus — dont celui de l’ex-bloquiste Michel Gauthier — ou à sa notoriété. Non, cette victoire des conservateurs, c’est aussi la défaite des stratèges libéraux.

Éditoriaux

Un message au reste du pays

ÉDITORIAL / L’heure est venue de choisir qui succèdera à Denis Lemieux pour occuper les fonctions de député fédéral de Chicoutimi-Le Fjord, pour un bref mandat qui se terminera le 21 octobre 2019. Certes, il s’agit d’une élection partielle et la saison estivale qui s’amorce n’est aucunement propice à un tel scrutin. Par contre, l’enjeu est tout aussi crucial pour la circonscription que si les élections avaient lieu à n’importe quelle autre période de l’année. Qui plus est, aujourd’hui, la population de Chicoutimi-Le Fjord a l’occasion de se faire entendre d’un océan à l’autre. Il est donc souhaitable que vous soyez nombreux à vous prévaloir de cet instrument fondamental qu’est le droit de vote.

Le message que lanceront ce soir les citoyens de Chicoutimi-Le Fjord dépasse largement les frontières de la circonscription, de la région, voire du Québec. Les analystes des réseaux nationaux ne s’attarderont ni à la campagne terrain des candidats, ni à la popularité de ceux-ci. À peine souligneront-ils le nom du gagnant. Ils interpréteront le résultat selon un seul angle : le gouvernement Trudeau a-t-il encore la cote ? Car ne l’oublions pas, Chicoutimi-Le Fjord est présentement détenue par les libéraux et à la Chambre des Communes, un siège défendu est tout aussi lourd de sens qu’un siège perdu aux mains de l’adversaire. Bref, cette partielle fera écho dans tout le pays. 

Si le sondage de la semaine dernière se matérialise et que le candidat conservateur Richard Martel l’emporte, ce sera non seulement une victoire pour l’ancien entraîneur des Sags, mais aussi un gain précieux pour les troupes d’Andrew Scheer. Le chef conservateur ne saurait trouver meilleur argument pour affirmer que le gouvernement de Justin Trudeau est en perte de vitesse. Soyez assurés qu’advenant un couronnement de Richard Martel, vous entendrez le terme « statement » à plus d’une reprise, un mot qu’on pourrait traduire, dans ce contexte, tel le désaveu d’un peuple à l’égard du parti au pouvoir. 

D’un point de vue plus microscopique, l’élection éventuelle de Martel pourrait être interprétée avec beaucoup plus de nuances. Mais à l’échelle du pays, nul ne tiendra compte de la campagne ou de la popularité du candidat. Ce sera un gain pour les conservateurs dans une circonscription qui appartenait aux libéraux, point à la ligne. 

Tout ça pour en revenir à l’importance de bien réfléchir à ce dont la collectivité a besoin, puis d’aller l’exprimer en se présentant aux urnes. 

Cette campagne n’a pas été la plus palpitante de l’histoire. En fait, ce fut l’une des plus amorphes qu’on ait vues depuis longtemps. Les candidats ont à peine effleuré les principaux enjeux de juridiction fédérale : l’avenir de la Base militaire de Bagotville et d’un éventuel escadron de drones, l’éternel conflit du bois d’œuvre, le sort du Centre des technologies de l’aluminium (CTA-CNRC), l’ajout d’infrastructures pour promouvoir les saines habitudes, la réforme du mode de scrutin électoral, la protection de la faune, particulièrement celle des baleines et du caribou forestier… Comment les en blâmer ? Les gens ont la tête ailleurs, entre deux élections générales. Et comme nul n’a rien à gagner en prêchant dans le désert, c’est par les visites d’entreprises, les bains de foule, les photos et les poignées de mains que s’est articulée cette campagne. Pour les grands engagements ou autres projets de société, du genre qui nous jettent en bas de notre chaise, on repassera. 

En octobre dernier, la circonscription voisine de Lac-Saint-Jean était, elle aussi, appelée à élire un député fédéral en remplacement du conservateur Denis Lebel, qui ne supportait pas le fait d’être dans l’opposition. À peine 41,6 % des personnes aptes à voter se sont acquittés de leur devoir de citoyen.

C’est pourtant le taux de participation qui détermine la force du message. S’il est bas, c’est que les gens ne se préoccupent guère de l’issue du scrutin ; s’il est haut, c’est qu’ils ressentent le besoin de s’exprimer. Demain, nous en saurons davantage sur l’état d’esprit des électeurs de Chicoutimi-Le Fjord. Et en prime, nous saurons enfin qui nous représentera à Ottawa. 

Éditoriaux

Néron a confondu ses détracteurs

ÉDITORIAL / Avec un taux de satisfaction de près de 75 %, Josée Néron voit son mandat reconfirmé par les citoyens de Saguenay. La mairesse a les coudées franches et il lui appartient maintenant d’user de sa popularité pour poursuivre le grand ménage, amorcé dès le premier jour de son règne à l’hôtel de ville.

Le message que lance la population dans le sondage Radio-Canada/Le Quotidien/Segma Recherche ne peut être plus clair : le changement de gouvernance proposé par l’administration Néron est accueilli très favorablement par les contribuables.

Élection partielle

Le lièvre et la tortue

ÉDITORIAL / Depuis des mois, le candidat conservateur Richard Martel est partout sur le territoire de Chicoutimi-Le Fjord et multiplie les interventions médiatiques. Il a su incarner le rôle de politicien jusqu’à s’affranchir de son image d’homme de hockey, et c’est sans doute l’une des raisons qui expliquent sa performance dans le sondage publié ce matin pour le compte de Radio-Canada et du journal Le Quotidien. Mais il y a davantage.

À moins d’une semaine du scrutin, Richard Martel est en voie de ravir aux libéraux le siège laissé vacant par l’ex-député Denis Lemieux. Avec 48,5 % des intentions de vote après répartition des indécis, l’ancien entraîneur-chef des Saguenéens jouit d’une avance considérable de plus de 20 points sur sa principale adversaire, la libérale Lina Boivin, qui termine l’exercice effectué par Segma Recherche avec à peine 26,7 %.

Éditoriaux

La semaine sur pause

La semaine sur pause est écrite par l'équipe éditoriale.

Mot de la semaine: Tétraplégique

Condition physique du jeune Samuel Larouche qui le prive de mobilité aux quatre membres. Il s’impose quand même de grands défis.

Éditoriaux

C’est aussi ça, le G7

ÉDITORIAL / Depuis des mois, il est presque toujours question du G7 en ces termes : sécurité, manifestations et dépenses de fonds publics. À quelques heures du début du sommet, ces thèmes prennent toujours une place importante dans l’actualité nationale, et le phénomène devrait s’accentuer encore ce matin avec l’arrivée à la Base de Bagotville du président américain Donald Trump. Il était prévisible que ces considérations en éclipsent d’autres, notamment le rayonnement que procure un tel événement à Charlevoix et ses régions limitrophes, dont celle du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Et pourtant, grâce au G7, le monde entier parle de nous en ce moment, de nos paysages, de nos gens, de nos enjeux.

Jeudi, le Washington Post publiait un article sur le Saguenay-Lac-Saint-Jean et les installations de Rio Tinto ; le New York Times, quant à lui, imprimait dans ses pages un excellent reportage sur La Malbaie, cosigné par le journaliste international Jasmin Lavoie, originaire de Saguenay.

Éditoriaux

Le début d’une négociation

ÉDITORIAL / Tout le monde souhaite voir une entreprise locale s’épanouir, prendre de l’expansion et rayonner au-delà des frontières du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Tout le monde est fier lorsque ladite entreprise acquiert ses compétiteurs de l’extérieur et améliore ainsi sa position sur le marché québécois, voire sur l’échiquier canadien ou international. Par contre, lorsque le rayonnement et la fierté nécessitent la participation financière des contribuables, il y a toujours lieu de prendre du recul et d’analyser froidement la situation.

Directeur général de la Fromagerie Bovin, Luc Boivin a joué la carte de l’émotion, cette semaine, en menaçant d’annuler tous les projets futurs de son entreprise, faute de ne plus pouvoir traiter un volume suffisant d’eaux usées. Il jette ainsi le blâme sur l’administration municipale de Saguenay, qui a sommé la fromagerie baieriveraine de réduire ses rejets vers l’usine d’épuration municipale.