Dubois désire être candidat pour le NPD

OPINION / À la veille du caucus des députés du Nouveau Parti démocratique qui viendront de partout au pays dans notre région, cette semaine, pour préparer la rentrée parlementaire, j’aimerais annoncer que je souhaite me porter candidat du parti pour la prochaine élection partielle dans Chicoutimi-Le Fjord.

Mon engagement pour ce grand parti social ne date pas d’hier ; je suis toujours convaincu qu’il représente l’alternative politique que les citoyennes et les citoyens recherchent depuis tant d’années. Notre nouveau leader Jagmeet Singh, avec ses qualités extraordinaires, saura convaincre les gens, d’un océan à l’autre, de la nécessité de nous donner un véritable gouvernement progressiste au Canada, à l’heure où les enjeux sociaux, économiques et environnementaux commandent l’amorce d’une transition vers plus de justice, plus de démocratie et vers une économie durable créatrice de bons emplois. C’est à cette transition que je souhaite ardemment contribuer.

Je dois avouer que ma motivation à m’impliquer activement dans la prochaine élection partielle vient d’un sentiment d’urgence sur les enjeux de développement et de concertation dans notre grande et belle région. Comme syndicaliste, j’ai eu à accompagner des centaines de personnes qui perdaient leur gagne-pain en raison d’une fermeture de leur usine ou de l’entreprise dans laquelle elles avaient tant investi. Hélas, en raison de mauvaises décisions politiques, nous nous retrouvons démunis devant les forces du marché qui veulent toujours plus de richesses, et qui veulent les concentrer de plus en plus. Ces richesses sont les nôtres ; au moment où les gens de la région ne parviennent plus à en vivre, il est temps de réagir et de poser les gestes qui s’imposent. En plus de mon travail à Ottawa, je voudrais pouvoir faciliter cette prise de conscience ici, chez nous.

C’est le meilleur de moi-même que j’ai le goût d’offrir à mes concitoyennes et à mes concitoyens de Chicoutimi-Le Fjord. Je suis prêt à les servir, aux côtés de l’excellente Karine Trudel, et de toute l’équipe du NPD. Je suis prêt à m’investir pour l’avenir de nos communautés, de nos familles, et de notre qualité de vie.

Bon caucus aux députés du NPD ; bon séjour chez nous, et à bientôt !

Éric Dubois

La Baie

La grande supercherie

OPINION / Le débat sur le salaire minimum à 15 $ de l’heure met en lumière une réalité qui devrait faire honte à une société soi-disant sortie des cavernes des Cro-Magnons :

En effet, si le fait d’augmenter le salaire minimum à 15 $ de l’heure met en danger l’équilibre de l’économie du Québec, cela signifie que ce sont les pauvres qui, à bout de bras et à force de crever, maintiennent l’économie à flot.

Facile à comprendre la frousse de ceux qui profitent allègrement de la générosité obligée de travailleurs mal payés ! 

Un exemple : imaginez si, du jour au lendemain, les femmes de chambre et les serveurs dans les restaurants recevaient un salaire leur permettant simplement de mettre juste un peu de beurre sur leur pain, le nombre de voyageurs diminuerait au point de mettre en danger l’hôtellerie, la restauration, les transporteurs ainsi que toute la trâlée de parasites qui vit grassement grâce à la pauvreté. 

Un autre exemple : imaginez encore la descente financière aux enfers de tous ces professionnels en bureau privé qui abusent financièrement de leurs employés mal payés et qui les harcèlent et leur crient après pour remplir les agendas de rendez-vous.

On accepte pourtant facilement que les budgets des services publics (santé et éducation) soient si élevés : les conditions de travail et les salaires des « pauvres travailleurs » de ces milieux contribuent largement et régulièrement à l’augmentation des prix dans tous les domaines, mais personne n’en parle trop ouvertement et on peut comprendre pourquoi : les malades et les enfants de ceux qui osent se plaindre sont à la merci de la rage des syndiqués. N’en déplaise aux enragés qui sacrent dans les ascenseurs des hôpitaux, on sait que le nez éclaboussé de sang du ministre Coiteux exposé sur les murs était un message de représailles destiné plus aux malades et aux familles qu’au gouvernement en place. Mais le seul fait de penser que le salaire minimum pourrait être augmenté de quelques sous scandalise ces haut perchés qui ont besoin qu’il existe des pauvres pour conserver leur statut et leur estime de soi.

On prétend que la richesse mondiale repose entre les mains de seulement 1 % de la population laissant dans la dèche les 99 % restant. Un instant ! Je vois mal une manifestation monstre où un travailleur à 10 $ de l’heure côtoierait un « pauvre diable du 99 % » qui ne gagne que 125 000 $ par an. Voilà la désinformation et le mensonge au service des riches qui utilisent encore les pauvres pour grossir les rangs des manifestants ; on sait que les $$$ obtenus par une si grosse manif seraient d’abord distribués aux « pauvres à 100 000 $ » et le reste, s’il en reste...

Ginette Boily

Chicoutimi