Victoires méritées

OPINION / J’ai suivi de près la campagne électorale de Saguenay et celle de Montréal. Pourquoi ? Parce que deux femmes aspiraient à la mairie de leur ville respective. Deux femmes sont devenues mairesses le 5 novembre au Québec et elles méritaient de l’emporter. Deux femmes qui ont défoncé le plafond de verre de leur ville et qui écrivent ainsi une page d’histoire. Il faut s’en réjouir !

Et malgré mon penchant pour les femmes en politique, j’ai su faire la part des choses ces dernières semaines, suivant de près Valérie Plante et elle m’a impressionné. Elle me fait penser à Anne Hidalgo, mairesse de Paris. Elle a une vision moderne des choses. Des élans de renouveau ! Des positions fermes en environnement et des démarches envisagées qui touchent de près les citadins de la métropole. Son dynamisme et son style décontracté l’ont aidé à prendre le chemin de la victoire. Vivement Valérie Plante !

Josée Néron de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD) était sans doute la mieux placée pour remplacer Jean Tremblay à Saguenay. Voilà, c’est fait !

Ses années dans l’opposition nous ont montré à quel point cette femme a su se tenir debout face à ce maire.

Du reste, l’engagement de Josée Néron pour la culture à Saguenay, avec entre autres sa table de concertation pour les festivals qu’elle va instaurer et sa préoccupation pour améliorer la mobilité dans la ville — que ce soit pour les pistes cyclables ou encore son idée de trouver des alternatives pour les automobiles en encourageant le transport en commun — sont, entre autres projets, fort judicieux.

Josée Néron tout comme Valérie Plante a une vision moderne de la vie citadine et a des idées innovatrices pour faire de sa ville une ville inscrite dans le 21e siècle où il fait bon vivre. Vivement Josée Néron !

Yvan Giguère

Saguenay 

Respect de l’égalité

OPINION / Le 18 octobre dernier, l’Assemblée nationale adoptait la Loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l’État et visant notamment à encadrer les demandes d’accommodements pour un motif religieux dans certains organismes, connue sous le nom de Loi 62.

Depuis son adoption, les médias ont rapporté la réaction de certaines personnes qui ont indiqué que la loi serait difficilement applicable et, qu’en conséquence, elles pourraient ne pas l’appliquer. Parmi ces règles se retrouve celle voulant que les services publics soient fournis et reçus à visage découvert. 

Nous ne partageons pas cette position à la Fédération québécoise des municipalités (FQM). 

Pour la Fédération, le signal qui doit être transmis aux nouveaux arrivants en est un de tolérance et d’ouverture étant toutefois entendu qu’aucune coutume ou pratique, même religieuse, ne doit porter atteinte au principe d’une pleine égalité entre les sexes.

Historiquement, nos régions ont toujours accueilli des gens provenant de toutes les régions du monde. Qu’ils s’agissent des Ukrainiens qui ont participé à développer l’Abitibi ou des Vietnamiens qui se sont plus récemment installés dans toutes nos régions, le Québec a toujours su accueillir des gens de confessionnalité différente.

Selon ce que l’on peut en lire, le port de la burka ou du niqab ne constitue pas une obligation religieuse puisqu’il n’est pas imposé par la religion musulmane. En résumé, ils appartiennent plutôt à un courant culturel où la présence de la femme n’a pas sa place dans l’espace public, la reléguant à un rôle mineur ou caché. Malgré toute l’ouverture d’esprit dont peuvent faire part nos concitoyens, il s’agit là de la limite à ne pas franchir.

Par ailleurs, lorsque l’on prend connaissance de la loi, on constate que les critères généraux en matière d’accommodement correspondent déjà à ceux identifiés par les tribunaux. Plusieurs organismes publics, à commencer par les institutions d’enseignement, appliquent déjà de tels critères. Évidemment, dans les circonstances, l’application de ces critères exigera de la délicatesse, de la souplesse et du jugement. C’est ce que font déjà les employés municipaux sur toutes sortes de questions et dans toutes sortes de circonstances. 

Pour la FQM, les précisions apportées par la ministre de la Justice, Mme Stéphanie Vallée, lors de son point de presse du 24 octobre ainsi que les principes d’application rendus publics laisseront aux municipalités la liberté nécessaire pour appliquer la loi avec tout le discernement requis afin qu’elles s’assurent que nos régions continuent d’être à la fois accueillantes, mais respectueuses de l’égalité des sexes.

Richard Lehoux, président

FQM