L'usine Grande-Baie de Rio Tinto Alcan

Usine Grande-Baie: message aux travailleurs

OPINION / Suite à l'annonce d'une suppression de postes (une centaine environ) par la direction régionale de Rio Tinto à son Usine Grande-Baie, je voudrais profiter de cette tribune pour m'adresser aux travailleurs et travailleuses de celle-ci. Il va sans dire qu'une telle nouvelle ne peut laisser personne indifférent. D'autant plus au sein d'une communauté comme la nôtre qui peine encore à se relever de la disparition de la papetière de Port-Alfred. Combien je croise de ces ex-travailleurs devenus aujourd'hui des sous-traitants pour Rio Tinto. J'admire leur courage et leur humilité.
Qu'on se le dise, c'est le filon intarissable de la rivière Péribonka qui a permis le développement de l'industrie de l'aluminium et, de surcroît, l'enrichissement de ses travailleur(euse)s. En cela nous sommes privilégiés et, par conséquent, redevables. Plus que quiconque nous avons le devoir de défendre nos jobs au bénéfice de notre région et des générations futures.
Gens de l'Usine Grande-Baie, cette responsabilité s'incombe à vous particulièrement. C'est tout à votre honneur de voir votre groupe s'impliquer dans le débat. Mobilisez-vous et dites non aux coupes extravagantes de Rio Tinto. Ensemble nous pouvons changer les choses. La région a déjà que trop donné. Nos yeux sont tournés vers vous.
Jérôme Fortin
Président
Syndicat des employé(e)s des Installations Portuaires
Réflexion sur l'immigration
Si je fais mes analyses personnelles du topo concernant la tuerie de Québec, où six personnes ont été assassinées, j'en viens à la conclusion qu'il ne s'agit pas d'un acte terroriste.
Je l'associerais plutôt à la tuerie de quatorze femmes de la Polytechnique il y a quelques années, ou même le massacre fait par Lépine au Parlement.
Les personnes qui ont perpétré ces assassinats ne l'ont pas fait pour une cause ou pour un groupe quelconque, elles l'ont fait pour des raisons personnelles, par dépit ou découragement, animées par leurs sentiments intérieurs, qui n'ont pas nécessairement de lien avec le statut des victimes. Ces trois personnes ont été identifiées à tort à des groupes. C'est peut-être même un appel à l'aide, ou l'explosion de frustrations antérieurs sans lien avec les groupes de victimes.
Je crois que les médias ont peut-être trop relié le fait que les victimes, cette fois, ont été des musulmans. Je trouve ça dommage parce que ce sont d'abord des humains, pères de famille actifs pour la société qui ont choisi la religion musulmane afin d'exprimer leur spiritualité.
À l'époque, a-t-on seulement mentionné la religion des victimes de la Polytechnique ou du Parlement ? La réponse est non. Pourtant ces autres victimes exprimaient, elles aussi, leur spiritualité à leur façon respective.
Les Québécois ne sont pas islamophobes. Par contre, plusieurs Québécois (tout comme beaucoup d'autres personnes dans le monde) ont peur de la différence, de l'inconnu. Comme la plupart des humains, ils préfèrent le statu quo qui leur semble plus rassurant et surtout moins menaçant que la nouveauté ou de gens qui sont différents.
Si on réfléchit, il se passe des choses semblables dans nos écoles. N'y a-t-il pas de l'intimidation envers ceux qui sont un peu différents de la masse ?
Personnellement, j'ai plusieurs amis(es) musulmans, catholiques, athées, juifs ou autres. Ce qui nous unit est d'abord l'affinité, l'ouverture d'esprit et le plaisir de découvrir la différence.
Trop de gens ne font pas la différence entre tous ces groupes terroristes qui agissent au nom d'un dieu musulman (Allah), alors que ce n'est pas du tout ce que promulgue la religion musulmane. Ces groupes utilisent le prétexte de la religion pour soumettre et tuer des gens. Soit dit en passant, les chrétiens ont fait de même il y a plusieurs siècles.
Il nous faut dissocier le mot « musulman » des groupes terroristes. Un musulman est d'abord une personne humaine qui a une vie, une culture, des coutumes et qui pratique une religion qui répond à son besoin personnel d'honorer Dieu.
D'abord, que chacun des habitants du Québec soit fier d'être Québécois et de vivre dans un pays où il fait encore bon vivre. Ensuite, soyons accueillants envers tous les immigrants et réfugiés, et accompagnons-les dans notre culture et dans leur cheminement afin de leur permettre de faire un cheminement culturel qui les rendra fiers de devenir progressivement des Québécois fiers d'être parmi nous.
En Amérique, nous ne faisons plus assez d'enfants pour assurer notre pérennité. Nous avons besoin que des immigrants s'intéressent à notre pays ou région, et qu'ils s'y installent. En contrepartie, les immigrants ou les réfugiés ont besoin de rêver d'une nouvelle vie, ou même de fuir la leur. Il y a de la misère dans le monde et, si nous pouvons aider des gens, nous devons le faire. Ayons un peu plus d'empathie envers les autres.
Nous avons donc besoin les uns des autres. Que chacun de nous ouvre son esprit et accepte d'être généreux envers les immigrants et les réfugiés, et ils nous le rendront au centuple.
Sylvain Côté
Alma