L'hôtel de ville de Saguenay

Une vision rétrograde

M. Richard Banford,
À la suite à votre texte paru dans la section Carrefour des lecteurs du journal Le Quotidien du 10 août, il m'apparaît inapproprié de juger de la sorte la candidature de M. Charles Cantin en tant qu'indépendant. Il semble que vous oubliez que nous sommes en démocratie, ce qui impose le respect de celles et ceux qui souhaitent servir la population de Saguenay.  
La fin du règne d'une mentalité révolue que vous décrivez si bien est, je l'espère, derrière nous. Les citoyens de Saguenay savent très bien qu'on ne peut attribuer aux seuls conseillers les réalisations de la Ville. D'ailleurs, ces réalisations ont été ou seront payées par les contribuables qui malheureusement n'ont pas été - ou si peu - consultés.
Il est faux de prétendre, comme vous le faites, que ceux qui seront dans l'opposition aux prochaines élections y seront pour « chiquer de la guenille ». Il serait temps, M. Banford, d'apprendre qu'une « opposition officielle » a pour tâche de mettre un frein au pouvoir de ceux qui le détiennent, mais aussi de donner aux citoyens un autre point de vue sur la gestion de la Ville. Enfin, contrairement à votre idée rétrograde « que la popularité (population) est une chose, mais que la politique en est une autre », la tendance d'une évolution démocratique progressive est que la population puisse participer à la chose publique, électorale et sociale.
Reine Tremblay
La Baie