Une Saint-Valentin revampée !

OPINION / La Saint-Valentin est la fête des amoureux. Très bien ! Mais chacun le sait maintenant, elle est devenue aussi la fête des vendeurs de chocolats, des fleuristes et des restaurateurs qui feront, en une seule journée, l’équivalent d’une semaine de revenus et même plus, surtout en cette période de l’hiver ici au Québec, où le consommateur moyen se fait discret. Fête mercantile, s’il en est une ! Bon, cela n’empêchera pas bien des amoureux d’embarquer dans le jeu et de s’offrir de petites douceurs. Pas de problème !

Mais pourquoi ne pas aussi profiter de ce 14 février pour donner à l’amour un sens plus large ? On ne célèbre pas l’amour comme tel tous les jours, après tout. Le monde dans lequel nous vivons en a pourtant bien besoin.

Profitons-en pour faire un pied de nez à la haine et ses variantes que sont entre autres l’intolérance, l’intimidation, le sexisme, l’homophobie ou encore le racisme. Levons notre verre à l’amour universel en espérant qu’un jour nous soyons tous marqués de son sceau, même si cela semble bien utopique. On peut toujours rêver !

Yvan Giguère

Saguenay

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AVOIR LE COURAGE DE PRENDRE POSITION

Félicitations à Christian Tremblay pour son article nuancé du 8 février dernier, au comité de gouvernance de l’Université du Québec à Chicoutimi concernant la recherche partenariale et à Ville de Saguenay pour son appui aux grands projets. En politique on ne fait jamais l’unanimité. Il faut avoir le courage de prendre position et d’en accepter les conséquences.

Raoul Simard

Ancien conseiller municipal

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L'AUTRE CÔTÉ DE LA MÉDAILLE GNL

Comme la majorité des lecteurs, je ne suis pas un expert en environnement, mais je sais lire et interpréter ce qui s’écrit pour ainsi être en mesure de me situer entre les pour et les contre GNL. Après tout, la personne la plus écoutée ces temps-ci n’a ni diplôme universitaire ni thèse à son actif. Greta a pourtant été invitée à l’ONU pour y expliquer son point de vue. Ainsi a priori, j’abonde dans le même sens que Christian Tremblay qui a écrit sur le sujet dans Le Progrès du 8 février, sauf que ma conclusion est tout autre. Oui, GNL veut produire un combustible exportable ailleurs dans le monde, mais ne dit pas tout.

Précisons qu’il y a trois types de GNL. Celui qu’on appelle biogaz est produit à partir des résidus forestiers qui, si on les laisse pourrir sur place, pollueront l’environnement en libérant le gaz méthane emmagasiné dans leurs fibres. Au contraire, en le méthanisant et en le liquéfiant, on fait d’une pierre deux coups. L’autre type est celui puisé à même les poches souterraines, généralement suite aux forages pétroliers, lequel est modérément polluant. Le troisième est du même type, mais obtenu en forant et « explosant » les puits, ce qu’on appelle la fracturation du roc (schiste). Et c’est là que ça se corse, car ce faisant, on contamine la nappe phréatique avec ces résidus de forage, lesquels contiennent plusieurs éléments chimiques très toxiques. Les résidants construits tout près verront leurs puits d’eau potable contaminés, amenant des problèmes de santé. De plus, à la fin de l’exploitation, lorsque les puits sont épuisés, on les colmate. Cependant, il est démontré que beaucoup de ces puits fuient et libèrent du gaz non brûlé, 25 fois plus nocif pour l’environnement que le CO2. Ce gaz qu’utiliserait GNL serait alors bien moins avantageux qu’on le dit.

En preuve, l’Europe via sa banque centrale BEI, vient d’interdire tous les combustibles fossiles, particulièrement le nôtre, sauf le biogaz. Cette dernière envisage dépenser 1000 milliards d’euros pour contrer le réchauffement climatique. Aussi, j’en profite pour pondérer les propos d’un autre lecteur, M. Trottier qui, dans Le Quotidien du 6 février, expliquait que l’Italie serait un bon client pour notre gaz liquéfié. Oui, ce pays est un grand importateur d’énergies (4e au monde) et l’utilisation du gaz y est courante. Sauf qu’il importait son gaz d’Algérie en Afrique du Nord, dont le contrat se termine cette année, et que le futur fournisseur sera l’Azerbaïdjan via un pipeline Corridor gazier Sud-Européen.

En conclusion, oui à une entreprise qui créerait des investissements et des emplois, mais non à un projet qui, lorsqu’on le regarde dans son ensemble, nuirait grandement à notre planète. Si vous croyez à l’urgence climatique, vous saurez quoi faire, sinon… Je crois aux grands projets, mais pas à celui-là. Moi aussi, j’ai trois petites Greta qui me suivent.

Serge Grenier

Chicoutimi