Une loi de la nature

OPINION / En réponse à la chronique de Sébastien Lévesque, Les agents du chaos, publiée le lundi 17 février.

Vous mélangez vraiment tout. C’est tout et n’importe quoi votre chronique, de la domination d’une espèce par une autre à votre analogie plus que boiteuse avec le Joker et tout le reste. La domination d’une espèce par une autre est une loi de la nature. Un grand nombre d’espèces d’animaux sont des prédateurs pour d’autres, la nature est ainsi faite. Toute cette philosophie du véganisme relève quant à moi de l’utopie et de l’idéalisme. Je n’ai rien contre ceux qui veulent l’adopter, mais j’en ai contre cette volonté de l’imposer à l’humanité tout entière et encore plus par les moyens employés qui sont à mon avis inacceptables.

Roger Giguère

Québec

UN DÉRAPAGE

Dans le dernier billet de Sébastien Lévesque, ce dernier aborde la question des pressions et manifestations faites par des individus et de petits groupes véganes en lien avec l’élevage et la consommation d’animaux. Je peux à la rigueur comprendre que certaines personnes aient à ce sujet une sensibilité que je ne partage pas vraiment. Mais de là à tomber dans l’anthropomorphisme et à déraper intellectuellement en mélangeant les genres et en mettant sur le même pied les exactions commises envers divers groupes humains et celles alléguées contre divers animaux, il y a un pas de géant que quelqu’un qui se dit philosophe ne devrait pas franchir. Je parle évidemment des propos suivants : « C’est exactement pourquoi certains individus ou groupes subissent de la discrimination systémique, et ce, dans une indifférence presque généralisée. C’est notamment le cas des femmes autochtones et des Noirs, mais aussi des animaux. » ​

Sans malice,

Serge Harvey

Arvida

LA LIBERTÉ DE CHOIX

Tellement pas d’accord. Si cette personne (Sébastien Lévesque, en réponse à sa chronique du 17 février) est devenue végane et est heureuse de l’être, c’est par l’éducation, l’information et la sensibilisation. Si, demain, on la forçait à faire quoi que ce soit parce que d’autres personnes se disant mieux éclairées trouvent qu’elle doit être forcée pour comprendre, elle n’aimerait pas ça et ne ferait sûrement pas la promotion et l’éducation.

Quand des gens commencent à se croire légitimés d’imposer leur choix, non seulement ça devient dangereux pour la liberté de choix, mais aussi très dangereux parce qu’ils se croient investis d’une mission et croient en plus détenir « la vérité ». En vérité, la plupart des véganes ne consomment pas assez de b12 et c’est dangereux pour leur santé mentale (Alzheimer, démence, Parkinson). Faire germer des lentilles, ajouter de la levure alimentaire ou des microalgues, très peu de gens font ça. La science, ça évolue. Il y a des choses qui ont été crues pendant très longtemps et se sont révélées fausses. Avant d’agir en « control freak» et imposer un chaos soi-disant nécessaire, sachez que « chassez le naturel et il revient au galop ».

L’examen de conscience me semble très indiqué à ceux qui se croient supérieurs, rendus et élites. L’histoire nous a démontré que des groupes comme ça, il y en a eu plusieurs au fil des siècles, et ils sont tous tournés pires que ceux qu’ils prétendaient vouloir améliorer. La perfection n’est toujours pas de ce monde. Il y a le bâton, la carotte, mais la collaboration est bien meilleure. Les autres formules ne sont bonnes que pour les primates, autant ceux qui se croient dominants que ceux qui se croient dominés. Ils sont autant l’un que l’autre des dépendants et se sentent bien légitimes dans leur rôle. Les collaborateurs basent toutes leurs actions sur le respect, la sensibilisation, l’empathie, mais pour ça, il faut contrôler son ego. Les pervers narcissiques se légitimisent toujours de contrôler les autres.

Manon Leclerc

Rimouski