Une histoire qui fait du bien

En référence aux textes de notre chroniqueur Roger Blackburn dans l’édition de jeudi. Que ça fait du bien, en Une de notre Quotidien.

Ça repose des chroniques judiciaires.

Dans ces temps moroses, côté température, et autres, l’accueil d’une famille irakienne, de Beyrouth au Liban, en passant par Istanbul, d’abord à Montréal, les longues heures d’attente à l’immigration, à 1 h du matin, pour ensuite prendre Intercar, traverser la Réserve faunique, et débarquer avec le sourire à Chicoutimi-Nord, chez les alpagas.

Ouf ! quelle aventure, monsieur, dont vous avez été témoin et que vous nous avez, comme toujours, fort bien rapportée

Oui. Ça fait du bien. On en a besoin, comme les petits chiens des câlineurs.

Merci monsieur.

Pauline Germain

Chicoutimi

Une grosse injustice

Alors que le gouvernement Couillard se met en mode distribution de cadeaux, après des années de régime sec, nous, les 21 professionnels et professionnelles du Laboratoire de santé publique du Québec, interpellons le président du Conseil du trésor pour qu’il nous rende justice avant que l’État vide ses coffres.

Nous avons d’ailleurs déclenché une grève de trois jours cette semaine pour tenter de sortir notre employeur, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), de sa torpeur. Ce n’est pas des farces : nous négocions depuis trois ans pour essayer de lui faire entendre raison, mais c’est peine perdue. L’impasse est totale.

Pourtant, nous ne demandons rien de plus que la justice. La majorité d’entre nous détenons un doctorat et plusieurs années d’études postdoctorales dans le domaine de la biologie médicale. Notre profession est ultraspécialisée et nécessite une connaissance approfondie des méthodes diagnostiques en biologie médicale et en épidémiologie moléculaire.

Nous assumons quotidiennement d’énormes responsabilités liées à la santé de l’ensemble de nos concitoyennes et concitoyens. À titre d’exemple, c’est à nous qu’on s’adresse pour la surveillance des virus respiratoires, les éclosions de légionellose, la gestion des tests pour les virus Ebola et Zika, l’antibiorésistance ainsi que les menaces bioterroristes.

Pourtant, nous subissons un écart salarial de plus de 30 % avec nos collègues pratiquant un emploi similaire dans le réseau de la santé et de 60 % avec ceux des autres provinces. Ce n’est pas peu dire. 

L’injustice est énorme, mais ça ne la rend pas moins injuste pour autant.

Un tel écart est-il normal ? Est-il acceptable ? Absolument pas. Pourtant, l’Institut national de santé publique du Québec semble le croire, de même que le Conseil du trésor du Québec.

Pour notre part, nous considérons qu’avant de faire des cadeaux à gauche et à droite avec les surplus accumulés à nos dépens, le gouvernement devrait avoir le souci minimal d’effacer une injustice aussi flagrante au détriment des 21 professionnels et professionnelles du Laboratoire de santé publique du Québec.

Nous sommes d’ailleurs bien raisonnables. Nous demandons seulement de combler l’écart avec nos collègues du réseau de la santé. Rien de plus. Un écart salarial important persistera avec nos collègues des autres provinces.

Et le temps presse, car il en va de la capacité du Laboratoire de santé publique du Québec à retenir son expertise pour pouvoir remplir sa mission unique et essentielle à l’égard de la société québécoise. Déjà, au cours des dix derniers mois, 20 % de nos membres sont partis pour aller poursuivre leur carrière sous des cieux plus favorables.

Un appel à Pierre Arcand

Il y a quelques heures à peine, le président du Conseil du trésor, Pierre Arcand, déclarait, en commentant le nouveau budget, que « nous dépensons l’argent que nous avons ». 

Nous sommes très heureux de l’apprendre. Alors, pourriez-vous en informer les dirigeants de l’Institut national de santé publique, qui semblent les seuls à ne pas avoir encore compris que l’austérité est maintenant chose du passé au Québec ?

Si le gouvernement a de l’argent pour faire des cadeaux, il en a certainement pour effacer une injustice qui a suffisamment duré.

Sadjia Bekal, présidente 

Syndicat des professionnels et professionnelles du Laboratoire de santé publique du Québec (SPPLSPQ-CSQ)