Le prix final pour le bleuet devrait osciller autour de 1$. Une bonne nouvelle pour les producteurs qui ont connu une année de misère.

Une histoire de grand-mère

À l'approche de la saison de la cueillette du bleuet, on présente le petit fruit bleu, emblème de notre belle région, comme un aliment anti-cancer. Eh! Bien, voilà une histoire de grand-mère! Dans ma famille, le bleuet fait partie de la tradition familiale, aller aux bleuets c'est une expédition qui durait un mois, où tous (grands et petits) devaient cueillir du matin au soir. Nourris aux tartes, crêpes aux bleuets et des bleuets au déjeuner ou en collation, le bleuet c'est notre histoire de famille. Malgré tout, le cancer fait partie de notre héritage familial, pas juste un cancer parfois deux pour une seule personne. De plus, mon grand-père a eu un Parkinson et je ne compte pas les membres de la famille avec des problèmes cardiaques.
Alors lorsque j'entends les médias présentés le bleuet comme un sauveur, je considère que c'est de la fausse représentation. Les grands spécialistes diront que c'est un ensemble de facteurs qui contribue au cancer. Je vous répondrai que l'alimentation de ma famille était saine, simple j'en conviens mais abondante. Ma grand-mère était une magicienne du fourneau, avec un grand jardin et un grand-père habille à la pêche et à la chasse. La qualité de vie était au rendez-vous. Donc, le bleuet n'est pas un aliment anti-cancer, il favorise une bonne santé mais je doute qu'il prévienne le cancer.
Il est temps que l'on dise les vraies choses aux amateurs de la ressource bleue. Le bleuet, aliment anti-cancer est une histoire de grand-mère, qui alimente une industrie lucrative régionale.
Annie Bonneau
Roberval