Une Fête nationale sans ses piliers fondateurs

OPINION / Comme notre mémoire identitaire est courte et nos racines peu profondes! Pourquoi suis-je obligé de prendre la plume aujourd’hui en ma Fête nationale pour revendiquer notre devoir de mémoire ?

J’ai bien aimé le grand spectacle de notre Fête nationale du 23 juin et tous conviendront combien ce spectacle n’était pas évident en cette période si exceptionnelle et historique de cette pandémie qui continue à hanter nos lendemains.

Chapeau pour l’ingéniosité de son réalisateur et bravo pour toutes ses performances artistiques, mais...

Il est impossible, pour le fier et épris de la culture québécoise que je suis et ancien spécialiste en musique auprès de plusieurs générations d’enfants à qui j’ai enseigné Leclerc, Labrecque et la géographie sonore du Québec, Vigneault et Lévesque, pour ne nommer que ces principaux piliers fondateurs, que ces piliers puissent être oubliés ou encore négligés lors de toute fête nationale.

Nous leur devons et nous nous devons ce devoir de mémoire pour le mieux-être de notre mémoire identitaire à laquelle doivent s’accrocher toutes les autres identités qui ont épousé le devenir du Québec et sont devenues par coeur et pleinement des autres nous-mêmes.

Toutes les nouvelles générations doivent connaître ces piliers.

Quand on ne saura plus chanter... (Richard Séguin)

Non, non, plus jamais, ne les négligeons plus, ne les oublions plus!

Jacques Béland

Québec

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DRONES MILITAIRES

Dans le courrier des lecteurs du 23 juin dernier, j’ai remarqué une lettre où plusieurs signataires demandent que les drones militaires soient à Bagotville.

Nonobstant que ces personnes occupent des postes professionnels ou d’élus politiques, de nombreux citoyens et organisations se sont déjà prononcés contre l’existence même de ces robots tueurs. Plusieurs universitaires en intelligence artificielle se positionnent aussi contre l’utilisation des avancées technologiques de leur recherche pour utilisation militaire.

N’oublions pas que si le financement associé aux avancées militaires des gouvernements allait à la lutte aux inégalités et au soutien des populations vulnérables de la planète, nous ne parlerions pas de drones militaires comme outil de développement économique de notre région via sa base militaire.

Un autre monde est possible. Et comme le disait Fred Pellerin au spectacle de la Fête nationale cette année, on a une deuxième chance de créer un Nouveau-Monde et de mettre ce qu’on veut dedans.

Et vous, que mettriez-vous dedans ?

Lynda Youde

Chicoutimi