Une équipe nouvelle, un souffle nouveau

OPINION / Le 6 novembre dernier, l’arrivée du nouveau conseil à la ville de Saguenay nous a fait l’impression d’un embarquement sur un bateau rendu au fond de la mer, entouré de requins. Sauveteurs, au secours !

La capitaine est rentrée, solennelle sur ce bateau coulé, flanquée de trois cavaliers, non élus, prêts à affronter n’importe laquelle tempête !

Qu’on se calme ! Le bateau ne peut aller plus au fond qu’il ne l’est déjà, il ne peut que remonter. Reprenons notre souffle. On a choisi, dimanche le 5 novembre, 14 membres pour cette croisière en folie, dont 10, frais embarqués, tout neufs.

Vous avez dit 14 ?

Oui, dont 10 tout frais.

Est-ce qu’on les connaît ?

Des têtes connues : Jean-Marc Crevier, Michel Potvin, Michel Thiffeault.

Puis les autres ?

En ce qui me concerne, sept inconnus, sûrement pas des 2 de pique puisque la population de leur arrondissement a coché majoritairement leur nom : Kevin Armstrong, Raynald Simard, Éric Simard, Martin Harvey, Jonathan Tremblay, Martin Bouchard, Brigitte Bergeron. Les cinq autres, dont Mme Néron, sont connus.

Où ai-je pris mes renseignements ? Petites photos, 4 po x 5 po, dans un coin, en page 17 du Quotidien du 14 novembre, serrée en sardine, leurs noms écrits en lettres minuscules en bas de leur photo respective.

C’est pour eux que 50 % de la population s’est déplacée le 5 novembre 2017. On ne s’est pas déplacé pour Arthur Gobeil, Stéphane Bédard, et (Réjean Bergeron) ; on ne s’est pas déplacé pour Éric Larouche, Priscilla Nemey, Ghyslain Harvey, Louis Coulombe…

Pourquoi sont-ce ces faces-là qui font la Une du Quotidien, de TVA, de ICI ?

Il est où le feu ?

Si feu il y a, la population a choisi 14 nouveaux et frais pompiers, une chef à leur tête. Ma confiance, comme celle de la majorité des citoyens qui en ont appris beaucoup sous le règne précédent, où pas un conseiller n’avait son mot à dire, va d’abord à eux.

Pour finir, un souhait : voir en Une de nos réseaux de nouvelles, la tête et le pedigree des 15 personnes, choisies par nous, et à qui on fait confiance.

Pauline Germain

Chicoutimi

La confusion des genres : une arme chère aux Tartufes

OPINION / Quelles différences y a-t-il entre les fonctions de commissaire à l’éthique et celle de directeur exécutif à l’éthique ?

Vous voulez un bel exemple du travail revenant à un commissaire à l’éthique ? Allez voir sur le Web les informations diffusées par TVA, le midi du 1er décembre 2017 quant aux avertissements du commissaire à l’éthique de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay servis à la présidente, Liz Gagné, une élue, qui s’est peut-être placée elle-même en conflit d’intérêts.

Là, je reconnais vraiment la raison d’être d’un vrai commissaire à l’éthique qui consiste, notamment, à surveiller et vérifier que les élus ne se mettent pas en conflit d’intérêts ou commettent d’autres exactions contraire à leur code d’éthique. Quant aux fonctions de directeur à l’éthique, j’aimerais bien qu’on me les explique, un jour.

Avec tout le pus accumulé au cours des ans qui sort ces jours-ci de l’abcès, croyez-vous que le nommé commissaire à l’éthique en 2011, Louis Coulombe, par Jean Tremblay, puis renommé subitement, directeur exécutif à l’éthique en 2016, a fait une véritable « job » de commissaire à l’éthique ? 

Poser la question, c’est y répondre.

Jean Tremblay a choisi un ami en 2011 pour être commissaire à l’éthique à Saguenay, à 150 000 piastres par année. Pensez-vous alors que Coulombe allait servir des avertissements à Tremblay de ne pas sortir de ses clous, comme il l’a fait jusqu’à plus soif ? Poser encore la question, c’est y répondre à nouveau.

Se pourrait-il qu’à Saguenay, à l’instar de Laval, il y a quelques années, les citoyens se soient fait rouler dans la farine ?

Marcel Lapointe

Jonquière