La haute direction de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) devra poser des actions énergiques et décisives afin de donner suite aux observations, aussi limpides qu'accablantes, contenues dans le premier rapport confectionné par la firme PricewaterhouseCooper au sujet de la politique de gestion des comptes de dépenses de l'institution.

Une enquête!

Je suis attentivement les tribulations de notre université. Pour le recteur de l'UQAC, Martin Gauthier, le dossier sur les allégations entourant de la double facturation de dépenses et de l'utilisation de prête-noms pour des remboursements de repas et de bouteilles de vin est clo.
Il prétend que le rapport de la firme PWC n'a révélé que deux irrégularités pour une personne sur une période d'un an et que le rapport ne signale aucun système organisé de collusion ni de malversation. (Et si) ces deux «irrégularités» ne devaient être que la pointe de l'iceberg? Combien ont passé à travers les mailles des enquêtes? Le recteur peut bien carburer à l'innocence et tenter de renforcer son image de leadership novateur... Les gestionnaires de l'UQAC voudraient étouffer cette affaire qu'on ne ferait pas mieux! Qui dans cette université est capable de sens des responsabilités, de conscience administrative et d'imputabilité? Il faut absolument que le rapport soit rendu public et que les syndicats demandent une enquête policière. Ce sera la seule façon de remonter le temps. Idéalement, les instances d'une organisation doivent permettre la transparence. Alors, je pose la question: quelle doit être l'ampleur du «scandale» et le montant des «irrégularités» pour que les questions de transparence et de saine gestion préoccupent les autorités de notre institution régionale?
Éric Tremblay
Parent d'étudiant et diplômé de l'UQAC