Un peuple résilient

OPINION / Le débat sur le port des signes religieux ne se réglera pas en appliquant simplement le compromis issu des travaux de la commission Bouchard-Taylor, comme le prétend l’éditorialiste du journal Le Nouvelliste de Trois-Rivières, Martin Francoeur. Comment pourra-t-il se régler alors ? Le journaliste, dont l’éditorial est paru dans Le Quotidien récemment, n’a rien à proposer de tangible.

Dire que cela revient aux politiciens de mettre leurs culottes pour légiférer sur une norme unique et claire, c’est vrai ; mais laquelle ? Or, il y en a une largement majoritaire dans la société québécoise, selon les sondages, qui a suivi la commission d’enquête itinérante Bouchard-Taylor en 2007. La grande majorité endosse les recommandations suivantes : pas de prière avant une séance du conseil de ville ; pas de financement aux écoles religieuses privées : pas de signes religieux ostentatoires pour les juges, les policiers, les gardiens de prison et toute autre personne pouvant exercer de la coercition citoyenne ; retrait du crucifix à l’Assemblée nationale.

 Après dix ans de tergiversations, de manque de courage chez les politiciens, Bouchard-Taylor, bien qu’imparfaite, est la frontière qui doit être tracée pour en finir et entreprendre un « vivre ensemble » qui se fait attendre depuis déjà trop longtemps. Également, pour tenir en respect les extrêmes. La majorité des Québécois est capable de compromis en matière de laïcité. Elle l’a déjà démontré, en matière de vivre ensemble d’un océan à l’autre, en acceptant les conditions de Meech à la fin des années 80 pour un fédéralisme canadien renouvelé. C’est le ROC et Trudeau père qui se sont comportés en extrémistes en coulant dans le lac Meech la meilleure entente constitutionnelle pour le Canada.

Marcel Lapointe

Jonquière

Lettre ouverte aux élus de Saguenay

OPINION / Hier était le jour de la Terre ! Journée qui m’a incité à réfléchir sur toutes ces matières plastiques qui se retrouvent dans nos cours d’eau et océans. J’ai donc décidé de m’adresser à vous comme citoyenne de Jonquière afin de vous faire part de mon opinion sur la collecte des matières organiques à Saguenay. Dans un avenir rapproché, vous aurez à prendre une décision importante concernant ces matières. Cette décision aura des répercussions sur les générations futures.

J’ai effectué de nombreuses recherches en regard du compost. Mes lectures ont recensé que plus de 365 municipalités au Québec ont choisi comme méthode de collecte des déchets de table, le bac brun qui a une durée de vie de 20 ans. Saguenay ouvre la porte à une robotisation dans le traitement des déchets de table à même le bac vert. Nous devrons alors utiliser environ 10 millions de plus de sacs par année pour recueillir ces matières à Saguenay. Partant du principe des 3RV (Réduire, Réutiliser, Recycler, Valoriser) le 1er R étant la réduction à la source, nous sommes loin du but. N’oublions pas aussi que plusieurs villes au Québec emboîtent le pas afin d’abolir les sacs de plastique sur leur territoire. Et nous, nous pensons en utiliser environ 10 millions de plus par année ! C’est une grosse problématique environnementale.

Utiliser le bac brun comme méthode de collecte, c’est aussi n’avoir aucun risque technologique et financier comparativement au robot. Comme citoyenne qui paie des taxes, je ne suis pas prête à assumer ce risque. Mais je suis prête à faire ma part pour l’environnement en mettant dans mon bac brun mes restes de table et de jardinage. 

Faisons-en sorte d’avoir un projet commun rassembleur afin de détourner du site d’enfouissement de nouveaux plastiques. J’espère que ma ville emboîtera le pas afin d’abolir les sacs de plastique à usage unique sur son territoire comme l’ont fait plusieurs villes au Québec au lieu d’en utiliser davantage.

Jocelyne Tremblay

Citoyenne de Saguenay

Secteur de Jonquière

À l'écoute des Québécois

OPINION / La semaine dernière, notre équipe conservatrice du Québec et notre chef Andrew Scheer ont annoncé une importante tournée de consultations qui ira partout au Québec. Cette tournée a pour but de tendre la main aux Québécoises et aux Québécois et d’avoir une conversation rassembleuse, positive et respectueuse avec eux.

Notre parti a reconnu la nation québécoise dès son premier mandat de gouvernement en 2006, mais nous voulons en faire plus pour les Québécois. Nous souhaitons leur faire une offre politique qui permettra à une plus grande majorité d’entre eux de se sentir chez eux et fiers au Canada.

Les idées qui formeront ce plan ne viendront pas d’Ottawa, mais des Québécoises et des Québécois. Nous voulons que notre offre politique au Québec pour la prochaine élection soit pour les Québécois, par les Québécois. C’est exactement l’objectif de cette grande tournée du Québec : entendre et écouter les idées et les aspirations des Québécoises et des Québécois. Les conservateurs d’Andrew Scheer veulent poser des gestes concrets qui donneront des résultats tangibles pour le Québec. Cette tournée est le symbole de notre sérieux et de notre intérêt envers le Québec et la nation québécoise.

Un Québec fort dans un Canada uni n’est pas seulement important, c’est essentiel.

Alain Rayes

Député de Richmond-Arthabaska