Un peu de civisme s’il vous plaît

OPINION / De toute beauté ce nouveau tronçon du parc de la rivière du Moulin, et comme la vieille partie du parcourt, ce prolongement est ouvert aux piétons, aux vélos et au marcheur accompagnés de leurs toutous.

Étant plus montagneux que le parc sur la rue des Roitelets, ce parcours est un peu plus difficile et représente certains risques pour les piétons, surtout pour les personnes âgées. Le plus grand risque d’accident est causé par la vitesse à laquelle les vélos circulent. En partant du parc des maisons mobiles, direction l’accueil, les vélos ne peuvent rouler trop rapidement parce que la pente est assez raide, mais au retour, ça descend et à très grande vitesse. Même si la vitesse permise est de 10 km/h, pas beaucoup de cyclistes la respectent, on s’en fout carrément.

Le deuxième risque est causé par les marcheurs accompagnés de leurs toutous. Le règlement est bien clair : ils doivent tenir leurs toutous en laisse et celle-ci ne doit pas permettre aux chiens de s’approcher des autres marcheurs. Cependant, il semble y avoir une compétition à savoir qui aura la plus longue laisse. Si un gros chien peut s’approcher de nous et nous lécher la main ou nous sentir le fond de culotte, c’est que sa laisse est trop longue ou que son propriétaire est trop proche de nous.

Le troisième irritant, le chien qui fait ses besoins sur le sentier ou dans les environs, et que son maître de ramasse pas ce que son chien a déposé sur la piste. Après quelques promenades, je me suis rendu à l’accueil pour informer les responsables de la situation. La réponse fut la suivante : « Vous n’êtes pas la première personne à nous en parler, nous sommes au courant de la situation, mais ne pouvons pas faire plus que de rappeler aux usagers du parc de respecter le code de conduite du parc. De plus, nous n’avons pas suffisamment de patrouilleurs et seule la police peut émettre des constats en cas de non-respect des règlements du parc. »

Nous avons un très beau parc de randonnée et il est bon d’y marcher. Cependant, un peu de civisme et un minimum de respect des uns envers les autres seraient les bienvenus et en plus, une plus grande présence de patrouilleurs serait sage avant que ne survienne un accident grave.

Camille Lalancette

Chicoutimi

Chanter des « covers » au Québec !

OPINION / Un technicien s’affairait aux dernières retouches de l’installation de deux micros sur une petite scène extérieure d’un restaurant du centre-ville de Québec, là où je me trouvais le 15 juin dernier. Je lui ai alors demandé quelle serait la nature du spectacle qui y serait présenté.

Le technicien en question me répondit que c’était un duo formé de deux jeunes de Québec qui faisaient des « covers ».

Alors l’air un peu baveux, je lui dis : « Vous voulez dire que le duo fait, en bon français, des reprises. » Il me répondit avec un air encore plus baveux que le mien : « Oui c’est en plein ça mon cher monsieur, ils font, “in good english”, des “covers” ». » Alors, un peu amusé, je continuai à lire mes journaux à la table où je me trouvais.

Puis en début de soirée, deux jeunes hommes, début trentaine, apparurent sur la scène. Une première chanson en anglais se fit entendre. Et une deuxième, toujours en anglais, et ainsi de suite. Des reprises de Jackson, Prince, Clapton, etc. Et comme il s’agissait de « covers », il fallait bien que je me résigne, semble-t-il, à n’entendre que des titres anglophones.

Encore une fois j’assistais à un spectacle où des interprètent ne chantaient qu’en anglais sur une terrasse d’un restaurant du Québec.

Je suis allé les rencontrer lorsque ces derniers firent une pause, afin de leur dire que c’était bien dommage qu’ils ne chantent qu’en anglais et que des reprises de chansons francophones seraient aussi les bienvenues. Ils furent un peu embêtés par ma requête et somme toute très surpris.

Puis j’ai quitté les lieux en fredonnant la chanson Si fragile, de Luc de Larochellière, qui aurait pu faire une belle reprise.

Après coup, dans mon for intérieur, je me suis dit : voilà donc deux jeunes chanteurs québécois de langue française dont le répertoire n’est constitué que de chansons anglophones. Ce n’est pas illégal en soi, mais c’est tout de même assez inquiétant, voire inconcevable !

Ils chantaient à Québec, après tout, dans cette ville qui a pour slogan L’accent d’Amérique, et qui fait référence à son histoire et sa culture francophone.

À l’approche de notre Fête nationale, voilà qui porte à réfléchir.

Yvan Giguère

Saguenay