Denis Lemieux est le nouveau directeur général de Promotion Saguenay.

Un nouveau départ sous quel nom?

OPINION / Un nouveau directeur général, M. Denis Lemieux, vient d’être désigné pour prendre en main la gestion de l’organisme de développement économique de la ville issue des fusions de 2002 dans le Haut-Saguenay.

Quelle sera maintenant la vraie mission de cet organisme ? Qu’adviendra-t-il de son rôle dans des domaines qui sont bien loin de la promotion économique tels ceux, entre autres, de propriétaire de Diffusion Saguenay, d’opérateur de l’aéroport de Bagotville, de gestionnaire des activités du quai d’escale de la Baie, de gestionnaire de vente et achat de terrains, de gestionnaire de projets, d’emprunteur pour certains investissements ? Une sérieuse réflexion s’impose à ce propos.

Il y a cependant un sujet qui transcende tous les autres et c’est celui de la marque de commerce ou du nom d’appel que devrait avoir cet organisme. Ce nom d’appel doit nécessairement comporter le nom de la ville. Et c’est là que le bât blesse. Ce nom, Saguenay, a été choisi par les électeurs en 2002. Loin d’être le leader pour informer la population sur la valeur respective des noms potentiels pour cette ville, le conseil municipal, tout comme dans d’autres domaines par la suite, a failli à ses obligations de faire connaître la valeur toponymique des noms des différentes municipalités qui composent cette nouvelle ville ainsi que celle de Saguenay. Vous direz qu’un comité du nom formé d’une vingtaine de citoyens a soumis ses recommandations au conseil municipal. Seriez-vous satisfaits si, pour traiter, par exemple, un sujet environnemental important, en lieu et place d’audiences publiques sous la responsabilité d’une commission, on demandait tout simplement à une vingtaine de citoyens dont les compétences pour traiter du sujet ne dépassent pas les connaissances moyennes, de statuer sur le sujet ? Poser la question c’est y répondre. N’ayant rien appris de pertinent sur les sujets qui proviennent de sources non partisanes, l’électeur s’en tient à ses propres barèmes pour voter.

Conséquemment, la ville porte un nom qui n’a jamais été celui qui fut un identifiant géographique pour ce territoire et qui ne fait pas partie de notre mémoire collective sauf en référence au nom de la rivière-fjord. Se bâtir une nouvelle identité n’est pas si simple. Rappelons que même la région actuellement désignée Saguenay ne portait pas ce nom au cours de toute la période couverte par la présence d’un poste de traite et d‘une mission catholique. Elle a été successivement désignée du nom de Traite de Tadoussac (1652), Ferme de Tadoussac (1664), Domaine du Roi (1720), Poste du Roi (1763) et région de Chicoutimi sur les cartes de 1870, pour devenir la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean lors de la découpe de la province en régions administratives.

Avant de terminer la réforme de cet organisme de promotion économique, le conseil municipal doit faire ses devoirs et avoir une bonne vision de ce que peut devenir cette ville et quel nom elle doit porter. Plusieurs décisions de l’ancienne administration ont été dommageables pour cette ville. L’approbation du nom Saguenay peut en faire partie. Assurons-nous d’un nouveau départ qui mènera à la réussite.

Jacques Pelletier

Chicoutimi

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SIMPLIFIER LA VIE DES QUÉBÉCOIS

OPINION / Les conservateurs du Canada ont toujours travaillé fort afin de réduire le fardeau fiscal et la paperasse pour les familles canadiennes.

À l’heure actuelle, seuls les contribuables québécois doivent remplir deux déclarations de revenus séparées : une déclaration fédérale et une déclaration provinciale. Ils doivent aussi faire affaire avec deux entités distinctes : l’Agence du revenu du Canada et Revenu Québec.

C’est un véritable casse-tête pour les familles québécoises qui travaillent fort. C’est pourquoi notre chef Andrew Scheer a annoncé qu’un gouvernement conservateur élu en 2019 s’engage à entreprendre des négociations avec le gouvernement du Québec afin de mettre en place un rapport d’impôt unique.

Ce projet fait consensus au Québec. Nous l’avons entendu partout au cours de la tournée « À l’écoute des Québécois », et l’Assemblée nationale a voté une motion unanime à ce sujet. La seule personne à s’y opposer est Justin Trudeau.

Le Parti conservateur veut simplifier la vie des Québécois et des Québécoises. Le rapport d’impôt unique démontre que nous écoutons et que nous respectons les provinces, contrairement aux libéraux.

Vous pouvez compter sur les conservateurs du Canada pour défendre les intérêts du Québec et donner à nos partenaires commerciaux les moyens de leurs ambitions.

Gérard Deltell, député

Circonscription de Louis-Saint-Laurent