Le Camp des hommes est situé au parc de la Colline, à Chicoutimi-Nord.
Le Camp des hommes est situé au parc de la Colline, à Chicoutimi-Nord.

Un mur vaut-il tout le précieux sang d’un homme?

OPINION / Selon l’agence de notation Moody’s, si une ville comme Saguenay a des réserves, elle devrait s’en remettre à une combinaison de ces réserves, une réduction des dépenses courantes, le report des dépenses d’investissement non essentielles et les transferts des ordres gouvernementaux supérieurs dans un contexte où il faudra faire des sacrifices. C’est tiré du Devoir du 3 juillet.

Le Camp des hommes du parc de la Colline est mal en point, selon un ingénieur consulté ; un mur risque de s’effondrer. Ce dernier suggère soit la démolition, soit la rénovation, soit la reconstruction à neuf.

Le conseiller municipal Marc Pettersen est présentement en mission, par le biais de la signature d’une pétition par ses concitoyens, pour la démolition et la reconstruction à neuf. Et vlan! Selon des experts, il n’y a pas de solution pour sauver l’établissement ; on démolit et on reprend à zéro. Pettersen voudrait que la Ville dépense jusqu’à un demi-million de dollars pour une reconstruction à neuf. S’il n’y a qu’un mur à refaire pour redonner à la bâtisse sa sécurité d’antan pour les utilisateurs, pourquoi ne pas l’envisager ? Cela coûterait bien moins cher. La difficile période vécue présentement ne devrait-elle pas inciter nos élus locaux à suivre les judicieux conseils de la firme Moody’s ? Si les Français se disent capables de restaurer la cathédrale Notre-Dame à l’identique, pour ce qui est du Camp des hommes, une solide construction érigée pièce sur pièce en bois rond, si je ne m’abuse, je ne peux croire un instant qu’une modeste restauration soit quelque chose d’impossible. Un mur, si ça ne se redresse pas, on peut, à mon humble avis, trouver un moyen de contourner le problème, si le reste de la bâtisse est sain. Pour justement en préserver le patrimoine bâti, comme le dit si bien l’élu de Chicoutimi-Nord.

La pandémie va finir, c’est certain, par nous coûter très cher à titre de payeurs de taxes. Alors je ne crois pas que nous ayons les moyens des ambitions de monsieur Pettersen dans ce contexte.

Marcel Lapointe

Jonquière