Un meilleur environnement?

OPINION / Dans la recherche d’un meilleur environnement, il est bon de regarder le dossier à l’échelle mondiale. On prône l’achat de voitures électriques et on a habitué les utilisateurs de téléphones cellulaires à changer leur appareil tous les deux ans pour un nouveau, plus performant ou possédant une meilleure caméra. Les voitures électriques et les cellulaires sont munies de batteries rechargeables, et on sait que les deux éléments principaux qui entrent dans leur fabrication sont le cobalt et le lithium.

D’une part, le Congo produit 60 % du cobalt mondial, et la presque totalité de cette production est la propriété de la Chine. Les gardes du président du Congo assurent la sécurité des installations chinoises, qui, sans considération morale, encouragent le travail au noir et le travail des enfants à des salaires ridicules. D’autre part, 70 % du lithium provient de l’Amérique du Sud, aux confins des frontières de la Bolivie, du Chili et de l’Argentine. Encore ici, on encourage le travail au noir, le travail des enfants payés à des salaires ridicules. Mais ce qui est le plus dramatique, c’est que l’extraction du lithium nécessite des quantités énormes d’eau, au point qu’on a asséché la nappe phréatique et rendu des milliers de kilomètres carrés de terres impropres à l’agriculture. Donc, ce qui semble être un bon pas pour l’environnement dans un coin du globe cause l’effet contraire ailleurs. Et cela, les environnementalistes n’en parlent pas.

Le gouvernement du Québec, pressé par les partis d’opposition et les groupes d’environnementalistes, promet un Québec plus blanc que blanc alors qu’à l’échelle mondiale, il est de ceux qui performent le mieux sur ce point ; nos maisons sont de plus en plus chauffées à l’électricité, l’aluminium est produit par de l’électricité provenant de la force hydraulique. Je demande aux gens de Greenpeace d’aller en Chine, où l’utilisation du charbon est chose commune, et en Inde, où roulent plus de 40 millions de mobylettes munies de moteurs deux temps qui produisent, chaque jour, plus de pollution que le parc automobile du Québec le fait en 20 jours.

Eugène Tremblay

Chicoutimi

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L'OBÉSITÉ INFANTILE DE PLUS EN PLUS PRÉOCCUPANTE

OPINION / L’obésité infantile est d’actualité et très préoccupante à l’échelle planétaire. Selon l’lnstitut national de santé publique du Québec (2016), un enfant québécois sur quatre présentait un surplus de poids en 2013. De nombreux facteurs, autres que nutritionnels ou liés au mode de vie, comme certains facteurs génétiques, environnementaux et psychologiques, peuvent être impliqués dans la progression de l’épidémie. Pourtant, la grande majorité des interventions luttant contre cette épidémie demeure centrée sur la nutrition et l’activité physique. Peu d’interventions éducatives touchent directement les mécanismes psychologiques à l’origine de la suralimentation ou de l’inactivité. Aussi, peu d’outils éducatifs à la portée des enfants et de leurs familles sont disponibles pour les soutenir dans leur démarche.

C’est ce qui m’a motivée à entreprendre une maîtrise afin d’expérimenter une nouvelle approche alternative pour les enfants souffrant d’embonpoint ou d’obésité, autre que nutritionnelle et par l’activité physique, mais complémentaire à ces dernières, se rapportant à la dimension psychoaffective. En ce sens, notre équipe de recherche offre à ces enfants une formation éducative gratuite visant à les outiller afin qu’ils acquièrent une meilleure gestion comportementale.

Les activités de formation offertes sont axées sur la connaissance de soi et seront réalisées en groupe. Elles sont tirées d’un programme éducatif existant, conçu pour les enfants et intitulé « À ta découverte de soi ». Cette intervention éducative aspire à leur faire vivre une démarche progressive d’apprentissage sur soi afin qu’ils apprennent à mieux se connaître, à faire des prises de conscience, des choix constructifs, et ainsi qu’ils arrivent à s’autogérer sainement dans les événements quotidiens pour retrouver ou conserver une meilleure estime de soi et un mieux-être personnel. Une douzaine d’enfants aux prises avec un surplus de poids pourront expérimenter le programme de façon gratuite à l’automne. Encore quelques places sont disponibles.

Les enfants intéressés doivent avoir un surplus de poids et être âgés de 7 à 12 ans. Ils devront assister à des rencontres de groupe de 2,5 heures chacune, échelonnées sur huit semaines. Les sujets abordés seront la gestion des émotions, la découverte de ses forces et les besoins du corps. Ils devront aussi participer à deux entretiens individuels de 30 et de 45 minutes chacun, l’un avant et l’autre après la formation, et à un entretien de groupe d’environ 1,5 heure, à la fin de la démarche éducative.

Quant aux parents, après avoir consenti à la participation de leur enfant, ils devront assister à une rencontre d’information sur le déroulement des entretiens et de la formation, et aussi à assurer la présence de leur enfant aux rencontres.

Pour plus d’informations concernant ce projet, contactez Louise Savard, au 581 882-9989 ou au louise.savard1@uqac.ca.

Louise Savard

Étudiante à la maîtrise en sciences de l’éducation, UQAC