Un journaliste reconnu

OPINION / Aux premières loges de la transformation de la société québécoise et régionale pendant 68 ans, la carrière de Bertrand Tremblay a été exceptionnelle.

Ses collègues et amis lui ont rendu hommage pour une si belle carrière commencée en 1951.

Encore tout dernièrement, le journaliste Bertrand Tremblay continuait à signer une chronique hebdomadaire dans le journal Le Quotidien. Ses collègues et amis lui ont rendu un vibrant hommage bien mérité, dont Le Quotidien, du Saguenay–Lac-Saint-Jean, sous la plume de Louis Tremblay, en fait grandement écho dans son édition du samedi 16 juin.

Bertrand Tremblay est de loin l’un des journalistes du Saguenay–Lac-Saint-Jean ayant fait la plus longue carrière... 68 ans à suivre ainsi de près l’évolution de sa région. Il faut le faire !

Bertrand Tremblay, journaliste combien polyvalent, a toujours voulu respecter l’exactitude des faits, et ses éditoriaux ou reportages ont toujours été faits avec ce souci de vérifier plusieurs fois les faits avant de les rapporter.

Il a joué un rôle primordial tant sur le plan social que sur le plan économique dans sa région et sa grande ville de Saguenay, en particulier, en suivant de près sa croissance phénoménale.

On s’est rejoint au tout début de notre carrière commune en journalisme, alors que je devenais le correspondant de Roberval pour le journal Le Soleil, en 1948. Ce journal a aussi été témoin de ses premières armes.

Pour ma part, ce fut une carrière de 48 ans de journalisme. J’ai donc des raisons, après 68 ans de profession pour l’ami Bertrand, de lui lever mon chapeau et de lui dire mille fois bravo ! C’est toute une région qui est fière de lui pour tout ce qu’il a accompli.

Jean-Claude St-Pierre

Saint-Augustin-de-Desmaures

+

UNE MANIÈRE DE BIEN LES ACHEVER ?

Je pense à la lettre d’opinion de Clément Martel, mercredi, dans Le Quotidien. Il y dénonce, en connaissance de cause, le traitement alimentaire que l’on fait subir à la clientèle des CHSLD. Une clientèle, faut le dire, peu revendicatrice, au demeurant gagnée d’avance aux vieux partis si elle vote ; mais qui, pour la plupart, ne votera pas le 1er octobre prochain.

La description de ce lecteur d’opinion de ce que l’on fait manger aux pensionnaires de ces mouroirs m’a levé le coeur ; à tel point que j’ai dû me résoudre à abandonner là mon déjeuner.

À telle enseigne également que je suis à me demander si les néolibéraux qui nous gouvernent à Québec et qui nous gouverneront encore, malheureusement, le 2 octobre prochain, pour la stabilité ou pire, n’étaient pas en train, consciemment ou pas, d’administrer à nos aînés des CHSLD l’aide médicale à mourir par inanition. Au motif que le manger souvent infect qu’on leur offre et qu’ils refusent se retrouve à la poubelle.

Marcel Lapointe

Jonquière

+

BONNE FÊTE AU GRAND PETIT ROI

Notre grand petit roi est né par un beau jour de juin 1934, le 24 plus précisément. Il aura donc 84 ans, dimanche, lors de la Fête nationale des Québécois.

Jean-Pierre-Ferland présente en tournée son spectacle Avant de m’assagir. Il sera le 29 juin au Festival de la chanson de Tadoussac.

Si, comme moi, des chansons de Ferland ont ponctué le chemin de votre existence, vous aurez le goût de le voir ou de le revoir en spectacle. Bien sûr, il y a ses incontournables parmi lesquels figurent Je reviens chez-nous, Quand on aime on a toujours 20 ans, Le petit roi, T’es belle et Une chance qu’on s’a.

Mais moi, il m’arrive souvent de fredonner d’autres perles de Ferland, telles que Saint-Adèle P.Q., Si on s’y mettait, La Route 11, ou encore Le monde est parallèle. Cet auteur-compositeur a su se renouveller au fil des ans et il a su oser. Oser chanter son amour des femmes, et parfois sans censure. À l’époque de sa création, sa chanson Les femmes de trente ans a même fait un petit scandale.

Et je retiens de Jean-Pierre Ferland qu’il a déjà dit de Félix Leclerc qu’il était Dieu le père, rien de moins. C’est dire l’admiration qu’il a porté et qu’il porte toujours au pionnier de notre chanson, qui nous a quittés il y 30 ans cette année.

Tenez, cette fin de semaine, pour célébrer l’anniversaire de Ferland, je vais réécouter ses albums qui ont marqué mon adolescence, soit Soleil et Jaune. Et Félix Leclerc sera aussi à mon agenda. Du Félix et du Ferland, rien de moins, pour ma Fête nationale du Québec.

Yvan Giguère

Saguenay