Un exercice démocratique essentiel

OPINION / Nous en avons entendu de toutes les sortes au courant de la dernière semaine concernant l’exercice de préparation budgétaire tenu par le conseil municipal.

Je tiens à rappeler à la population de Saguenay que pendant deux jours et demi, les élus qu’ils ont choisis pour les représenter ont eu à se pencher sur les enjeux financiers de la Ville qu’ils ont la responsabilité d’administrer. La préparation budgétaire, c’est une étape essentielle à la bonne marche d’une administration publique, et tous les élus ont été appelés à participer à cet exercice, d’une ampleur jamais vue dans l’histoire de Saguenay.

Nous avons à faire face à une situation financière pleine de défis. Saguenay n’a pas connu dans les dernières années la même croissance que la majorité des villes québécoises qui lui sont comparables. D’autre part, les dettes contractées dans le passé nous obligent à faire des choix qui demandent du courage politique et une bonne communication à la population. Nous avons le souci de redresser tranquillement les déviances adoptées dans le passé qui nous ont entraînés dans cette situation.

C’est un mandat de transition. Nous devons mettre en place de nombreux changements afin de régulariser des situations qui ne peuvent plus être tolérées. Ce conseil, malgré le fait qu’il ne soit pas composé d’un parti majoritaire, a le courage de faire face aux turbulences et garde la volonté de travailler ensemble pour assurer un bel avenir à Saguenay et offrir à sa population une ville démocratique, gérée de façon responsable. C’est le mandat que les citoyens nous ont donné et c’est ce à quoi nous travaillons chaque jour.

Le choix de tenir ces séances de travail à l’extérieur des salles de la Ville peut être discutable, mais n’a été fait que dans le but de ne pas déplacer les organismes communautaires et pour assurer la confidentialité et l’efficacité de l’exercice.

Il me fera plaisir de répondre en détail sur le travail accompli lors de l’adoption du budget en décembre prochain, autant pendant la séance à huis clos réservée aux médias que pendant la séance publique au bénéfice de tous les citoyens de Saguenay.

Josée Néron

Mairesse de Saguenay

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MAISON BOSSÉ

J’ai appris ce matin (jeudi) que la Maison Bossé serait démolie par la propriétaire du gîte puisque Le Quotidien venait de m’en informer avant que la propriétaire ne le fasse.

Je voulais simplement vous dire que j’ai vécu dans cette auberge pendant 12 ans. Je suis chargée de cours à l’UQAC et ce gîte fut ma précieuse résidence quelques jours par semaine. J’habitais sur une rue que j’adore.

De nombreux chargés de cours de l’UQAC y ont séjourné occasionnellement, et ce, pendant plusieurs années. Des professionnels, des musiciennes, des artistes et des touristes de France, de Belgique, d’Angleterre y ont aussi séjourné, et ce, avec un plaisir d’échanger et de discuter dans une splendide salle à manger où se parler était la norme.

Je voulais vous dire qu’il n’y a pas que la maison, édifice en matière solide, qui quitte la rue Racine, mais il y a nous, les chargés de cours, et ces nombreux professionnels et visiteurs qui étaient de passage en région. Nos échanges, la vie, le partage, les randonnées tout près du fjord, notre appréciation des restaurants de ce quartier (Temaki, Cambio, La Cuisine, la Tour à bière, etc.).

Il faudra en faire un film un jour, car il y avait des êtres humains extraordinaires qui vivaient dans cette auberge de la rue Racine et qui animaient ce coin de Chicoutimi !

Dre Gabrielle Saint-Yves, PhD

UQAC

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NOTRE FAÇON DE CROÎTRE

« On aurait des progrès à faire en matière de productivité. (...) C’est le moyen d’augmenter la tarte que les gens se partageront », a dit Carolyn Wilkins, première sous-gouverneure de la Banque du Canada.

Augmenter la tarte ! Diantre, pour qui ? Et ce n’est pas parce qu’on augmente la tarte qu’on augmente nécessairement la pointe attribuée à chacun. Prenez celle réservée aux programmes sociaux, pelletée de plus en plus dans la cour des provinces, entre autres en Santé, versus celle réservée aux entreprises ; dont le gouvernement fédéral va baisser les impôts pour compétitionner avec celles des États-Unis. Et que dire de la mince pointe que se partagent celles et ceux qui gagnent moins de 15 $ l’heure ? Ben oui, on a besoin des compagnies pour croître, nous diront les madames Willkins de l’économie néo-libérale.

Seulement, le gouvernement nous fait décroître à sa manière en mettant 4,5 G $ de notre argent pour un pipeline dans lequel il n’y a même pas encore de pétrole sale qui coule. Et que dire des milliards $ gaspillés dans le fiasco du système de paie Phénix du fédéral ?

Mais, la dernière ignominie et non la moindre, montrant que la croissance ne se vit pas également pour tout le monde : l’effacement de la dette de 2,6 G $ de Chrysler contractée en 2009 lors de la crise. Ô scandale ! Au total, il y a bien un 7 à 8 G $ là que l’on aurait pu dépenser à l’enseigne de la décroissance et la lutte aux GES.

Marcel Lapointe

Jonquière