Un État au gym

OPINION / Nous reconnaissions les sociétés avancées à leur capacité de prendre soin des plus vulnérables. Ainsi, c’est souvent à travers les efforts publics visant à améliorer les conditions de vie de la population que nous pouvons juger de l’aptitude d’un gouvernement à contribuer au développement social. À ce chapitre, l’un des défis majeurs que la société québécoise devra relever est celui lié au vieillissement de la population. Malheureusement sur cette question, le Parti libéral et la CAQ semblent en panne d’inspiration. Parler du vieillissement de la population se résume pour eux aux questions du ralentissement économique et de la pénurie de main-d’œuvre engendrée par le phénomène. La solution simpliste de la CAQ d’un bébé bonus tout comme la volonté exprimée par le Parti libéral de hausser l’âge de la retraite et les seuils d’immigration démontrent bien que pour ces partis les enjeux sociaux sont secondaires.

C’est bien là l’erreur de la CAQ et du Parti libéral. En réfléchissant les questions sociales uniquement dans une perspective économique, ils en viennent à oublier que l’argent est un moyen et non une fin. Ils en viennent à considérer les besoins de la population uniquement dans une logique marchande. Or, cette logique marchande ne répond en rien aux défis du vieillissement de la population. À l’âge de la retraite, les revenus diminuent tout comme la charge fiscale. Ainsi, la proposition de la CAQ de réduire les impôts n’aura aucun effet bénéfique pour les aînés. Au demeurant, en privant l’État de ressources financières, la CAQ risque plutôt de détériorer les services publics offerts à la population vieillissante. De son côté, le Parti libéral a misé sur la cupidité en pensant que l’appât du gain était la solution à une meilleure prestation de service des médecins. Si certaines études nous laissent croire que les deux milliards accordés en hausse de salaire n’auront aucun effet sur l’accès au soin de santé, je vous laisse imaginer ce que ces sommes auraient pu représenter si elles avaient été investies en heures de soins à domicile. 

Le Parti Québécois a fait la démonstration par le passé de sa capacité à répondre au défi du développement social. C’est une petite révolution qu’a vécu le Québec au niveau de la couverture sociale des familles avec la mise en place d’une politique familiale digne de ce nom. Cette initiative du Parti Québécois, nous en récoltons aujourd’hui les fruits, les mères québécoise sont plus présentes sur le marché du travail et les enfants qui ont fréquenté les CPE sont moins susceptibles de présenter des difficultés de développement. 

Il faut s’inspirer de ce succès et tenter de le reproduire dans une politique qui s’adresse aux aînés. En ce sens, il nous faut impérativement réfléchir la gestion sociale du vieillissement pour diminuer le fardeau des familles qui doivent conjuguer avec la lourde tâche que représente la prise en charge d’un proche en perte d’autonomie. C’est ce que propose le Parti Québécois dans son programme par une politique qui a pour priorité le maintien à domicile par un meilleur financement des services publics et des entreprises d’économie sociale qui offrent des services de soins. 

Mario Simard, 

Candidat à l’investiture du PQ dans Dubuc

Journée de la femme

J’ai longuement hésité, car je ne voulais pas être négatif lors de la Journée de la femme mais voilà, on est dimanche et comme ça me trotte dans la tête je passe à la confession.

Jeudi 8 mars, Journée de la femme, Le Quotidien titrait en première page « Une policière qui n’a pas froid aux yeux ». J’ai dévoré cet article et j’ai été positivement surpris par le métier et la réussite de cette mère qui a su faire sa place à travers un monde d’hommes. Elle a toute mon admiration. 

Mais, comme rien n’est parfait, je suis resté bouche bée devant le fait que les photos de cette exceptionnelle dame ne nous montrait pas son visage découvert. Est-ce une stratégie de vente pour aller avec le titre ? Peut-être pour la première page, mais à la page de l’article, encore la même photo voilée. Est-ce une volonté de Mme Gagnon ? Peut-être. Est-ce un aspect que la sécurité oblige ? (NDLR: Comme c’était spécifié dans la légende de la photo accompagnant le texte, la policière n’a pas dévoilé son identité pour des raisons de sécurité.)

Mais un fait demeure, il me semble que le Québec et la gente féminine se battent pour que le voile ne soit pas admis dans plusieurs circonstances et voilà que pour la journée de la femme, on nous présente une dame exceptionnelle... et voilée. 

En conclusion je ne veux pas être négatif, mais ça m’a paru spécial et aujourd’hui j’allège mon esprit de cette vision négative. Mme Gagnon vous demeurez une personne exceptionnelle digne de mention. 

Denis Lalancette,

Chicoutimi