Depuis bientôt un an, un conflit de travail s'éternise dans notre région. En effet, vingt-cinq concessionnaires automobiles sont toujours en conflit avec leurs employés, membres du Syndicat démocratique des employés de garages du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Un conflit qui s'éternise

Depuis bientôt un an, un conflit de travail s'éternise dans notre région. En effet, vingt-cinq concessionnaires automobiles sont toujours en conflit avec leurs employés, membres du Syndicat démocratique des employés de garages du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Je suis propriétaire d'une voiture Honda. Sans prendre parti dans ce conflit, l'absence de dialogue entre les concessionnaires et les travailleurs m'interpelle. Malheureusement, la situation risque de se poursuivre encore longtemps.
J'ai pris la décision de ne plus aller chez mon concessionnaire tant que le conflit perdurera. Dorénavant, j'ai l'intention de choisir un concessionnaire qui favorise la bonne entente avec ses employés. Cela est possible, à l'exemple de Duchesne Auto à Alma. Voilà un concessionnaire qui a volontairement choisi le dialogue avec ses employés. La Direction de l'entreprise a travaillé avec respect à partir de la convention actuelle. Tout le monde s'en porte mieux et le conflit a été évité. Il est possible de « faire des affaires » tout en favorisant l'harmonie avec les employés.
L'évêque du diocèse, dans le but de faciliter une entente entre les deux parties, a rencontré les représentants des employés. La Corporation des concessionnaires d'automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean-Chibougamau Inc, par leur conseillère en relations de travail et secrétaire exécutive, a refusé de rencontrer l'évêque. Sa préoccupation, comme pasteur du diocèse, est d'inviter au dialogue et non de prendre parti en faveur des uns au détriment de autres. Lors des voeux qu'il a exprimés à l'occasion de la nouvelle année, voici la compassion que Monseigneur a manifesté :
« Comment, par exemple, rester insensible à la souffrance de ces employés de garage mis en lock-out depuis plus de 11 mois, sans qu'il y ait le moindre embryon de négociation pour chercher une solution acceptable pour les deux parties? Plusieurs jeunes familles sont touchées et sont des victimes innocentes de la situation. Qui s'en préoccupe? Comment ne pas faire le voeu que ce conflit se règle le plus rapidement possible. »
Dans cet esprit, j'invite les propriétaires de véhicules achetés chez les concessionnaires concernés par ce conflit à exprimer leur désaccord avec les Directions concernées. Vous pouvez même songer à aller ailleurs, reporter l'achat d'un véhicule ou en acheter un chez un concessionnaire qui valorise le dialogue!
On ne gagne rien à construire des murs entre les personnes. Le lock-out et le refus du dialogue ne sont jamais une bonne manière de régler un conflit.
Marc Fournier, Alma
Agent de pastorale