Le chef intérimaire Sylvain Gaudreault

Un cadeau de Grec pour la région

C'est maintenant fait: Sylvain Gaudreault est chef par intérim du PQ. Mais ça va donner quoi à Jonquière et à la région d'avoir un chef d'opposition?
En même temps que cette annonce, un sondage donne le PQ gagnant dans les régions francophones, mais perdant à l'échelle du Québec. Mais en dessous de cet appui massif des électeurs pour le PQ dans les régions se cache une réalité implacable.
Depuis 40 ans que le PQ règne dans la région, qu'il soit au pouvoir ou dans l'opposition à Québec, on n'a jamais été plus mal servi que par ce faux parti des régions.
Quand on est convaincu d'être élu et réélu à chaque élection, à quoi bon donner de l'argent pour développer la région? C'est bien plus payant d'utiliser l'argent pour développer notre région dans d'autres parties du territoire où l'on veut déloger des libéraux.
Le meilleur exemple est le dossier Ferro Atlantica. Rappelons qu'à l'élection de 2014, Pauline Marois s'était empressée de suggérer la région de Shawinigan pour implanter cette usine.
La région était de très loin le meilleur endroit où construire l'usine. Mais le PQ avait besoin de déménager ce projet en Mauricie pour tenter de déloger des députés libéraux. Pas grave si l'investissement ne vient pas ici, car de toute façon, on va élire des députés péquistes les deux yeux fermés. Même avec les deux plus gros ministres du gouvernement Marois dans la région, on a perdu Ferrro Atlantica au profit d'un endroit stratégique pour le PQ. Depuis cette désastreuse décision, le Québec a été rattrapé par la crise mondiale des métaux et le projet déménagé depuis sur la Côte-Nord a été mis sur la glace.
Pourtant en 2012, tous les astres étaient alignés sauf un. Le PQ qui, convaincu de son élection dans Chicoutimi et Jonquière, travaillait à déménager les projets régionaux. Depuis cetemps, on a eu le tandem Bédard-Gaudreault, nommés chefs de l'opposition par intérim d'un parti insensible au développement de la région lorsqu'il est au pouvoir, mais champion de la critique quand il est dans l'opposition.
Marc Pettersen, conseiller municipal Chicoutimi