Un beau cadeau pour la Saint-Valentin

OPINION / La semaine dernière, jeudi, dans le cadre des activités qui précèdent la présentation de l’opéra Faust au TBN les 16, 17 et 18 février prochains, s’est tenue la traditionnelle soirée-bénéfice de la Société d’art lyrique du Royaume (SALR) dans le but de recueillir des fonds pour soutenir cet OSBL, une fierté régionale. Ce fut un bel événement et une réussite sur toute la ligne. Cependant, je pense que la ville de Saguenay et la région renferment assez d’amoureux de l’art lyrique en moyen pour venir participer à cet événement annuel afin d’en doubler l’assistance minimalement.


Cet événement s’est déroulé non seulement sous le signe du beau chant lyrique, mais également sous celui de la générosité. Celle de l’assistance, dont la présence appréciée de notre présidente d’honneur, la mairesse Josée Néron, qui a cru en l’importance de tenir bien en forme notre joyau régional qu’est la SALR. Celle de tous ceux et celles qui ont mis l’épaule à la roue de façon bénévole pour en assurer le succès ; je pense notamment à des membres du chœur de l’opéra. 

Sans oublier, cela va de soi, la présence fort appréciée des 7 solistes qui animeront l’opéra, accompagnés du pianiste et directeur artistique Dominique Boulianne, qui ont bien voulu donner un avant-goût de ce qui attend les spectateurs et nous ont enchantés avec leurs voix magnifiques. En particulier, le duo de la Mouche de l’opérette, Orphée aux enfers, drôlement bien présenté par nos deux solistes régionaux, Nathalia Thibault et Jean Simon Boulianne, fut un moment de la soirée hautement apprécié. De tous les temps, avec Carmen, Faust est l’opéra français le plus joué sur la planète ; l’avoir en nos murs est donc un grand privilège.

Marcel Lapointe, Jonquière

Pour un ordre professionnel des chimistes et des microbiologistes

OPINION / L’Ordre des chimistes du Québec et l’Association des microbiologistes du Québec estiment qu’un encadrement adéquat de ces professions est nécessaire afin d’éviter les risques de préjudices pour le public. Nos professions sont omniprésentes dans l’alimentation, la santé, l’environnement et la sécurité. Des chimistes et des microbiologistes œuvrent dans la plupart des secteurs d’activité économique du Québec. Au quotidien, ces professionnels posent des gestes et des jugements qui ont un impact sur la santé et la sécurité de la population. Discrètement, mais de façon évidente, ils font partie intégrante de la vie des Québécois.

L’Ordre des chimistes du Québec et l’Association des microbiologistes du Québec demandent donc au gouvernement du Québec de compléter les travaux de modernisation des lois professionnelles en sciences appliquées en intégrant les microbiologistes au sein de l’Ordre qui encadre l’exercice de la chimie professionnelle. La création d’un nouvel ordre professionnel conjoint permettrait, entre autres, d’assurer la sécurité de la population et d’unir les expertises très similaires des chimistes et des microbiologistes.

Mme Stéphanie Vallée, ministre de la Justice, a d’ailleurs pris l’engagement de réviser les lois dans le domaine des sciences appliquées, notamment face à la nécessaire mise à jour de la Loi sur les chimistes professionnels. Le gouvernement a également entrepris des travaux d’étude de la situation des microbiologistes. Les partis d’opposition n’ont par ailleurs émis aucune objection à l’avancement des travaux de mise à jour des lois professionnelles dans ce domaine.

Un ordre professionnel conjoint est également nécessaire parce que les méthodes spécialisées utilisées en chimie et en microbiologie se ressemblent énormément. En effet, ces méthodes s’appuient sur l’analyse et la détermination des propriétés et de la transformation d’entités moléculaires. Ces professionnels s’assurent donc que tout ce que l’on consomme, que l’on utilise ou que l’on examine, que ce soit un aliment, un médicament ou un procédé industriel, soit exempt de risque pour la santé ou la sécurité.

Il est maintenant temps de joindre le geste à la parole et de créer un nouvel ordre professionnel conjoint des chimistes et des microbiologistes, le plus rapidement possible, d’autant qu’il ne s’agit pas d’un enjeu controversé. À l’inverse, ne pas donner suite à cette recommandation augmenterait le risque de préjudices pour le public, notamment le risque d’incidents malheureux tels que la possibilité d’un empoisonnement alimentaire, d’une explosion dans une usine de transformation de cannabis et de la légionellose, une maladie infectieuse qui est présente notamment dans les tours de refroidissement. Sans la mise en place d’un ordre professionnel conjoint des chimistes et des microbiologistes, la sécurité du public serait en jeu. 

Martial Boivin, président-directeur général

Ordre des chimistes du Québec

Patrick D. Paquette, président

Association des microbiologistes du Québec