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Tolérer des énoncés erronés, un danger

Carrefour des lecteurs
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Le Quotidien
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OPINION / Dans votre lettre publiée par Le Quotidien, vous (Clément Fontaine) faites mention que Martin Matte a raison sur le fond du problème et qu’il n’est pas un spécialiste de l’industrie forestière. Selon moi, raison de plus pour ne pas faire telle affirmation lorsqu’elle n’est pas fondée et que l’on ne connaît pas le sujet.

Par Claude Bouchard, Chicoutimi

Faire une telle déclaration à heure de grande écoute avec un public conquis contribue à alimenter l’idée que des arbres sont coupés pour imprimer des circulaires. Pourtant, cette industrie a fait des pas de géant au cours des dernières décennies. Qui plus est, l’industrie forestière québécoise se situe en peloton de tête dans le monde en ce qui concerne les meilleures pratiques forestières et l’utilisation de la ressource.

Vous proposez d’utiliser la biomasse forestière pour produire du gaz naturel renouvelable. L’idée est fort intéressante, mais actuellement, les technologies associées à ce procédé sont encore en développement. D’ici à ce que la technologie puisse permettre de produire du gaz naturel renouvelable sur une base industrielle, l’usage des résidus de sciage pour fabriquer du papier demeure une composante essentielle dans l’économie circulaire forestière.

Tolérer des énoncés erronés et ne pas corriger de tels propos est un danger. Si on ne rectifie pas la situation, va-t-on tolérer que le prochain invité de Tout le monde en parle profite de cette tribune pour déclarer que l’on abat des arbres pour produire du gaz naturel?

Se porter à la défense de cette déclaration contribue à alimenter de fausses croyances et ne rend pas justice à une industrie qui fait la fierté des gens de notre région.