Promotion Saguenay

Tirer à boulets rouges sur Promotion Saguenay

Changer le nom de Promotion Saguenay, mettre son personnel à pied, confier aux conseillers municipaux le soin d'analyser les projets et quoi encore ? Mais où donc s'en va cette campagne électorale municipale ?
Promotion Saguenay est une créature municipale unique et efficace ; un concept novateur que toutes les municipalités rêvent de se doter. Un outil qui a permis de freiner cette désintégration annoncée avec tant de fracas et de puissantes métaphores comme celle de ces autobus de jeunes quittant la région.
Alors pourquoi des gens normalement censés comme le candidat Arthur Gobeil, entre autres, s'en prennent-ils si candidement à cet organisme qui a démontré son efficacité tant dans la réalisation des grands projets comme le port d'escale pour les bateaux de croisières, les barrages de 46 millions $, Nordia et plus récemment, Ubisoft que pour soutenir les équipementiers auprès de la grande entreprise et les PME auprès des divers paliers de gouvernement ? Comment ne pas parler ici d'opportunisme politique ? Parce qu'au Québec et particulièrement dans la région, dénoncer la réussite attise la convoitise et le mépris de la classe moyenne. De la part du président de la SVA, pareille attaque est aussi inattendue qu'exagérée.
 La candidate, Josée Néron, elle, admet que Promotion Saguenay rassemble du personnel qualifié et efficient, mais elle n'en joue pas moins la carte de la transparence, question de jeter dans la campagne de vagues soupçons sur la gestion de l'organisme présidé par son rival de longue date, le maire Jean Tremblay. Est-ce à dire qu'elle n'a rien à lui reprocher sur ses 20 ans d'administration de la ville ? 
Et le candidat Jean-Pierre Blackburn, qui a pris la balle au vol pour recommander un changement de structure chez Promotion Saguenay. Il n'a donc pas d'autres chats à fouetter que de chercher des poux à un organisme qui ne représente que 2,5 % du budget municipal de près de 350 millions $ ? 
Si on veut attirer l'attention du public sur cette campagne à la mairie de Saguenay, les candidats doivent ajuster leurs tirs vers les véritables enjeux. Et les sujets de manquent pas, mais à suivre leurs interventions, on ressent une sensation de vide et de désaffection. Si rien ne change, ça ne votera pas fort le 5 novembre prochain à Saguenay.
Richard Banford
Consultant en communication, Ex-chef de cabinet du maire Jean Tremblay