Suffisamment d’arénas

La ville de Saguenay n’a rien à envier aux autres municipalités du Québec pour le nombre d’arénas. Ainsi sur l’ensemble de son territoire on compte pas moins de 10 patinoires couvertes. Une simple recherche sur les sites web de quelques municipalités nous montre qu’il y a huit arénas à Gatineau (un par 34 500 citoyens), six à Sherbrooke (un par 27 166 citoyens), cinq à Trois-Rivières (un par 27 000 citoyens) et enfin dix à Saguenay (un par 16 000 citoyens).

Par ailleurs, il est beaucoup question du Centre Georges-Vézina ces temps-ci ; on parle de sa vétusté, de la faiblesse de sa toiture qui doit être déneigée et qui ne peut pas soutenir les appareils nécessaires aux grands spectacles. On dit même qu’il doit être démoli, car il date de 1949. Le chroniqueur sportif Phil Desgagné soutient cette hypothèse dans un article du Quotidien et si on suivait sa logique, tout bâtiment de 60 ans et plus est dangereux... Il faudrait donc démolir le Manoir du Saguenay, l’hôtel de ville de la rue Racine, etc.

Je ne suis pas un spécialiste en structure, mais je crois que pour solutionner la faiblesse de la toiture du CGV, on devrait copier ce qu’on a fait au Forum de Montréal pour le renforcer ; on a érigé deux immenses structures d’acier en forme de U inversé sur lesquelles on a fixé le toit existant. En conclusion, nous avons assez d’arénas au Saguenay comparativement aux autres villes et je ne voudrais pas qu’on se retrouve avec un éléphant blanc comme à Québec en construisant un nouvel aréna de 4000 places.

Eugène Tremblay

Saguenay

Commissaire recherché ?

Louis Coulombe a été nommé et engagé par l’ex-maire Jean Tremblay à titre de commissaire à l’éthique de Saguenay, sans appel de candidatures, en mai 2011. Je l’ai appris au cours d’un conseil de ville à Saguenay, de la bouche de M. Tremblay lui-même, sans tambour ni trompette, alors qu’il y avait plus de personnes à la table du conseil que dans la salle. Personne n’a questionné la pertinence de cette nomination à ce moment. Aujourd’hui, je pense que le titre était ronflant et cachait autre chose ; Saguenay n’a jamais eu besoin d’un commissaire permanent à l’éthique.

Sept années au cours desquelles M. Coulombe a reçu 150 000 dollars par année ; cela fait plus d’un million juste en salaire. Au départ, quelle fut sa définition de tâches ? Ensuite, quels ont été ses accomplissements ? Les dossiers réglés ? Des comptes-rendus ? Rien de tout cela si ce n’est qu’au maire de l’époque. Après tout, un commissaire à l’éthique payé par les deniers publics.N’aurait-il pas dû rendre des comptes à son principal employeur : le citoyen d’abord ?

Pour continuer à faire maison nette à l’hôtel de ville, M. Coulombe fut invité à quitter la fonction publique municipale avec, comme d’autres proches de l’ex-maire, des émoluments plus que généreux dont je ne connais pas l’ampleur. Il est à souhaiter que la nouvelle administration municipale n’en engage pas un autre de la sorte. Qui plus est, une nomination politique chère à Jean Tremblay. Ça nous permettrait, citoyens, de récupérer de l’argent à mon sens gaspillé durant toutes ces années. Et si d’aventure un commissaire à l’éthique était requis, à mon avis, qu’on engage un avocat spécialisé en la matière pour le besoin, c’est tout.

Marcel Lapointe

Jonquière

L’armure de la mairesse

Est-ce que l’armure virtuelle que semble avoir empruntée Mme Néron lui donne le droit de tout chambarder et de croire elle est invincible ?

Oui, elle a remporté les élections, mais je tiens à rappeler qu’environ 40 % de la population ne s’est pas prévalue de son droit de vote. 

Si vous avez suivi sa campagne et son travail au sein de conseil municipal, il était plus souvent question de critiquer le travail du maire Tremblay, de son administration et par-dessus tout, des projets ainsi que de Promotion Saguenay. Toujours sans trop de solutions. Cette manière cavalière de tout bousculer depuis son entrée à l’hôtel de ville, ne fait que nous donner l’impression qu’elle n’est pas en contrôle de la situation et encore moins à la hauteur des attentes des citoyens de Saguenay. Il ne faut pas croire et affirmer que le maire Tremblay, ses conseillers, ses administrateurs étaient tous des imbéciles et des scélérats. L’on ne peut non plus rejeter du revers de la main tout ce qui a été accompli durant les mandats de M. Tremblay.

Autre point, il ne faut pas utiliser les différents médias comme cheval de bataille, ce que semble oublier Mme Néron. De demander au gouvernement de s’ingérer dans un organisme comme Promotion Saguenay, est à mon avis une erreur monumentale qui jette sans contredit un climat d’incertitude et qui lance un message clair d’une mauvaise administration, tout en dissimulant un sentiment de vengeance. 

Est-ce là le rôle que nous attendons de notre premier magistrat ? Hélas, je ne crois pas. Quand on endosse une armure de gladiatrice et que l’on retire l’épée du glaive, il faut s’attendre qu’il y ait des représailles.

Malheureusement, Mme Néron n’a pas compris que la démocratie, la communication et la consultation auront toujours raison de la dictature

Je vous prédis même qu’une fois son étoile de shérif enlevée, elle nous annoncera une augmentation de taxes et elle ouvrira les valves des compteurs d’eau avec comme mention, je n’ai guère le choix. 

Denis Lefebvre

Saguenay