Soyons plus solidaires

OPINION / Une grande majorité de personnes partage la conviction qu’un monde basé sur la solidarité reste la seule issue possible. L’avenir de la planète ne peut être assuré que si tous les humains se donnent des objectifs communs qui transcendent leurs intérêts individuels.

Cette conviction ne prend pas racine seulement dans les enseignements évangéliques, elle découle des problèmes actuels de notre planète et de leurs solutions qui exigent la contribution de tous.

Rien ne nous montre mieux l’importance d’une solidarité entre les nations que le problème spécifique que pose le changement climatique. Il n’y a pas un climat séparé pour chaque pays. Le climat ignore les frontières. (…). La souveraineté nationale ne peut résoudre la question du changement climatique. Le climat d’un pays va dépendre de ce que vont faire les autres pays.

Ou nous répondons ensemble « à la crise écologique, ou nous en pâtissons tous » (Hève Kemp).

Tous. C’est-à-dire pas seulement nous, mais aussi nos enfants et petits-enfants.

« Si on ne s’attaque pas aux défis des changements climatiques aujourd’hui, d’énormes charges seront imposées à la prochaine génération, », écrit Joseph E. Stiglitz, économiste américain et colauréat du prix Nobel.

Quant à l’accueil des migrants au Québec, le manque de solidarité saute aux yeux. Sous l’ancien gouvernement, on parlait de 50 000 ; on parle maintenant de 40 000, parlant français et pouvant combler nos besoins de main-d’œuvre. 40 000 par rapport aux 68,5 millions de migrants et migrantes forcés, et des 3,1 millions de demandeurs d’asile, qui veulent refaire leur vie dans un pays différent de celui qu’ils avaient à l’origine. Des personnes sélectionnées uniquement en fonction de nos intérêts. Peut-on parler de solidarité ?

S’il est vrai que toute charité bien ordonnée commence par soi-même et qu’on se doit d’éviter toute souffrance inutile, il est tout aussi vrai qu’on gagne à se donner des défis qui obligent à sortir de sa zone de confort. Ce qui est vrai pour l’athlète l’est aussi pour un peuple. Augmenter légèrement le nombre de migrants poserait sans doute des problèmes, mais après quelque temps, la « crise » provoquée volontairement et par solidarité serait résolue à notre avantage. N’oublions pas que si, pendant quelques mois ou quelques années, les nouveaux arrivants dérangent, coûtent de l’argent et des efforts, une fois intégrés, ils contribuent pour longtemps à l’économie, nous protègent du vieillissement de la population et de la baisse de son accroissement naturel, et nous enrichissent de leur différence. Sans compter l’effet préventif. Présentement, nos rudes régions arctiques, nos montagnes et nos océans nous protègent des énormes vagues de migrants auxquelles doivent faire face certains pays d’Europe et d’Asie, mais qu’en sera-t-il demain ?

Robert Gaudin

Saint-David-de-Falardeau

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LE HIDJAB

Ainsi, la nouvelle ministre de la Condition féminine, Mme Isabelle Charest, se fait rabrouer par les libéraux et les autres bien-pensants de notre société parce qu’elle ose dire la vérité au sujet du hidjab. Le hidjab est un symbole de soumission de la femme dans la religion musulmane, un « signe d’oppression », dit-elle. Qu’y a-t-il de mal à dire la vérité ?

Il n’y a pas de place dans notre espace public pour tout symbole religieux ou autre qui rabaisse la femme à un rang inférieur à celui de l’homme, que ce soit un choix personnel ou une imposition par un clergé quelconque ou quelque imam que ce soit. Quoi qu’en disent les bien-pensants et autres libéraux de ce monde, le hidjab n’est pas une mode vestimentaire. C’est de la pire hypocrisie que de prétendre cela. Il se peut tout de même qu’une femme accepte de porter ce signe d’infériorité pour des raisons qui lui appartiennent. Mais, si c’est le cas, qu’elle le porte en d’autres lieux que devant une classe ou dans toute autre fonction publique. Pour le reste, libre à elle.

Bravo madame la ministre !

Gabriel Dallaire

Chicoutimi