Souveraineté d’une nation

OPINION / Les Casques blancs que le Canada évacuera représentent le bras canadien au service d’une cause on ne peut plus antidémocratique, c’est-à-dire tenter, avec d’autres pays occidentaux, de déloger le chef de l’État syrien Bachar el-Assad. Selon la ministre canadienne des Affaires extérieures, ces Syriens sont des héros qui ont fait preuve de « bravoure et d’altruisme ». Selon Damas, ce sont des combattants liés à des groupes djihadistes ayant pour but d’effectuer des opérations militaires contre la Syrie.

En temps de guerre, on sait que la propagande est de mise. Il en est sans doute ainsi pour cette affaire syrienne et, comme l’a affirmé récemment le professeur Rachad Antonius dans un quotidien québécois, la propagande comporte beaucoup de désinformation et « il est important que le public se pose constamment des questions ».

Une question à se poser consiste à s’interroger sur la moralité d’une action guerrière contre la souveraineté de la nation syrienne sous divers prétextes dont celui de libérer cette nation d’un gouvernement répressif. Que dirait la ministre du débarquement d’une troupe sur les rives du Saint-Laurent pour combattre son gouvernement ? Bien entendu, le Canada n’a plus le choix d’aider ceux qui l’ont représenté en Syrie. Mais, seront-ils logés dans des campus avec d’autres Syriens dont l’intégration est problématique ?

Jean-Marie Desgagné

Québec

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POUR LE PORT DU CASQUE

OPINION / L’INSPQ (Institut national de santé publique du Québec) publiait le mois dernier un texte sur la sécurité à vélo et les deux premiers paragraphes se lisent ainsi : « Au Québec les blessures à la tête sont une cause importante de décès et d’hospitalisation chez les cyclistes » et « le casque de vélo est très efficace pour prévenir les blessures à la tête chez tous les cyclistes, que ce soit lors d’une chute ou d’une collision avec un véhicule motorisé ».

Malgré ces deux prémisses cet organisme « n’oblige pas le port du casque car il pourrait réduire la pratique du vélo », peut-on lire plus bas dans ce texte. Je pratique ce sport quatre à cinq fois par semaine et je ne roule jamais sans mon casque. L’homme d’affaires et cycliste de renom Louis Garneau a vérifié lui-même bien involontairement l’efficacité du casque de vélo lors d’une chute dimanche dernier. « Ma tête a heurté violemment le sol et mon casque m’a sans aucun doute évité une fracture du crâne », comme il l’a dit hier au petit écran.

Comment un organisme gouvernemental tel que l’INSPQ peut-il ne pas recommander l’obligation du port du casque ? Ne doit-il pas se préoccuper de santé bien plus que des quelques personnes qui ne pratiqueront pas ce sport en raison du port obligatoire du casque ?

Eugène Tremblay

Chicoutimi

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VIVEMENT LE CASQUE DE VÉLO OBLIGATOIRE

OPINION / Louis Garneau a subi de graves blessures lors d’une chute à vélo le 21 juillet dernier. Premier constat de sa part : son casque protecteur lui aurait sauvé la vie. Et voilà que dans la foulée de cet accident qui fut fort médiatisé, on apprend que notre homme d’affaires veut créer le casque le plus sécuritaire au monde.

On se souviendra qu’en 2015, Louis Garneau avait été accusé sur la place publique de vouloir faire de la publicité à sa compagnie en vantant les mérites du port du casque de vélo et en voulant le rendre obligatoire au Québec. Il avait même déclaré que rouler sans casque était presque un acte criminel.

Et voyant la déferlante dénonciatrice à son égard, il était revenu sur ses propos et avait dû pédaler de reculons — si je puis dire — en disant que l’on ne devrait pas obliger les Québécois à porter le ledit casque, mais que le gouvernement devrait avoir le dernier mot à ce sujet. On connaît la suite : le port du casque est demeuré non obligatoire au Québec.

Moi qui suis pour le port obligatoire du casque je me suis dit, à la suite de l’accident de cet ex-athlète olympien qu’est Louis Garneau, « mais qu’est-ce que ça va prendre de plus pour démontrer que le casque peut effectivement sauver des vies ? ».

Idem pour la journaliste Isabelle Richer qui avait elle aussi subi un grave accident à vélo. Son casque protecteur lui avait sauvé la vie.

Alors je dis haut et fort que Louis Garneau avait raison en 2015 de promouvoir le port obligatoire du casque en vélo.

D’ailleurs, il devrait se remettre en selle à nouveau pour une croisade en sa faveur. Vivement le casque de vélo obligatoire au Québec.

Yvan Giguère

Saguenay