Séances publiques

OPINION / J’ai regardé de façon plus qu’intéressée la rediffusion de la première séance du nouveau conseil de ville de Saguenay du 4 décembre 2017.

Je pourrais parler du déroulement de la rencontre qui ne m’a pas paru révolutionner celui du conseil précédent. Résolutions numérotées, vues et analysées au préalable, pour lesquelles on demande une proposition – pas besoin de la seconder– a précisé la nouvelle mairesse, pour ensuite passer au vote. Il me faut être honnête. Madame la mairesse donne une explication concise, expéditive de chacune des résolutions. Le public dans la salle ou devant son écran dans le salon a besoin d’être dans les premiers de classe pour savoir ce qu’on propose et ce qu’on appuie.

Autre point. Les membres du conseil, ceux et celles qui ont nos chemins, nos systèmes d’aqueduc et d’égout, le pouvoir de taxation, entre cent autres choses, dans leurs mains, on ne les voit pas, à part un ou deux intervenants occasionnels. Je proposerais, au caméraman de la Ville, de faire lentement le tour de la table du conseil de ville plusieurs fois par rencontre. C’est essentiel, qu’une population comme Saguenay reconnaisse ceux et celles à qui elle a donné son vote. Ça éviterait que des coqs de village ou de « petits rois » s’investissent d’un rôle ou d’une tâche qu’on n’a pas confiée à eux seuls. Ça éviterait des expressions aberrantes comme « la ville du maire ou de la mairesse ». Une ville n’appartient pas à une seule personne.

La parole aux citoyens. La Ville appartient aux citoyens. Leur droit de parole est primordial. Les citoyens qui se sont exprimés à ce premier conseil méritent des félicitations. Bravo ! Continuez ! Bravo aussi pour l’accueil poli et intelligent de la mairesse à chacune de ces interventions.

Je vais continuer à suivre assidûment les séances du conseil municipal, en encourageant plusieurs citoyens à le faire.

Pauline Germain

Chicoutimi

Qu’il s’assume

OPINION / Selon les propos rapportés dans l’édition du Quotidien du 20 décembre, l’ex-maire Tremblay se plaint qu’il n’en peut plus d’entendre les récriminations face à son administration depuis l’élection du nouveau conseil municipal qu’il qualifie d’incompétent. Quelle tristesse, je retiens difficilement mes larmes !

Pendant 20 ans, nous avons pourtant été témoins de trop nombreuses insanités, insolences, décisions partisanes ou obscures et favoritisme qu’un magistrat puisse avancer ; alors, qu’il fasse un petit effort et qu’il encaisse à son tour des propos pourtant mille fois plus acceptables que ceux qu’il a lancés au visage de toutes les personnes qui pensaient différemment de lui. Maintenant que le Parti des citoyens est rayé pour de bon du conseil municipal, il devrait avoir la sagesse, malgré le doute sur sa capacité d’en faire la plus infime démonstration, de se questionner sur les motifs de ce dénouement, car cette heureuse disparition n’est pas le fruit du hasard. 

Au lieu de continuer à alimenter sa fausse aura d’être supérieur qui se prétend sans défaut et d’avoir tout fait correctement, qu’il regarde plutôt dans le rétroviseur les dégâts et dommages causés pour reconnaître les torts et reproches qui lui sont adressés avec raison. Comme chrétien supposé, il devrait pourtant être capable de ce mea culpa en assumant ce qu’il a fait tout en se taisant ; le citoyen appréciera sans aucun doute ce silence tant mérité. Et s’il ne peut plus endurer les commentaires qui le concernent, il ne lui reste qu’à quitter la région ; le citoyen n’en sera que plus heureux de le voir disparaître du paysage régional. Aucun ne s’en plaindra. 

Yvon Riopel

Chicoutimi

Encore là pour longtemps ?

OPINION / Du temps où Jean Tremblay régnait sans partage sur la Ville, les journalistes du Quotidien qui rapportaient ses paroles le faisaient fidèlement, tellement ils le craignaient et bien sûr par souci d’éthique journalistique. Je dois admettre que cette attitude a eu l’avantage de me faire voir les contradictions et les incohérences que Tremblay pouvait émettre dans une seule entrevue pour nous rouler dans la farine. Force est d’admettre qu’il y a réussi durant 20 ans.

Aujourd’hui, même s’il n’est plus à la tête de la Ville, les journalistes continuent à lui courir après, sachant très bien qu’il détient encore la cote de popularité, au grand dam de plusieurs qui s’expriment sur les réseaux sociaux. Rappelons-nous, qui trouvons que le Quotidien donne trop d’importance à Jean Tremblay et ses esbroufes que le but premier des médias privés est de faire du fric et qu’il demeure toujours une mine d’or pour eux.

Dans le Quotidien du 20 décembre, l’ex-maire de Saguenay demeure semblable à lui-même et n’a plus aucune crédibilité. Allez dire au plus illettré que s’il paie sa maison «cash» au lieu de sur 20 ans, c’est pareil, il va vous rire en pleine face. Surtout si vous êtes un ex-notaire qui s’est vanté de détenir un honoris causa qui le lui déclare. Il a dit cela pour illustrer le choix discutable qu’a eu Promotion Saguenay pour régler la facture de la retraite de Ghislain Harvey.

Et pour ajouter l’insulte à l’injure, au bout du compte, qui paie autant la part de l’employeur que celle de l’employé dans le cas de cette retraite dorée ? Le citoyen d’abord, bien sûr ! Pire, Tremblay ajoute que c’est la même chose pour tous les cadres retraités de la Ville avec leurs retraites millionnaires. Ça, c’est le comble.

Marcel Lapointe

Jonquière