M. et Mme Met, les mascottes officielles des Mets de New York, de la Ligue nationale de baseball, transportent une partie des équipements nécessaires au camp printanier de l’équipe, qui se tiendra au Citi Field de New York.

Se comprendre et accepter le compromis

Réaction à la chronique de Sébastien Lévesque intitulée « Le côté sombre du militantisme » et publiée dans notre édition de lundi

OPINION / Votre chronique du jour à propos du militantisme reflète très bien les comportements auxquels nous sommes soumis au quotidien, que ce soit à travers l’actualité ou dans nos relations interpersonnelles. Elle interroge nos propres résistances au changement.

Il y a un dicton populaire qui nous suggère de « choisir nos combats » ; ma mère nous disait quant à elle de « lâcher prise ». Bref, laisser refroidir la situation avant de réagir, prendre le temps de bien comprendre les évènements, les personnes et le contexte. S’exprimer ensuite, dans respect et ouverture.

Au final, se comprendre et accepter le compromis.

Denis Côté

Saguenay

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À BIENTÔT MME LAFOREST

OPINION / Mme Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, députée de Chicoutimi et ministre responsable du Saguenay–Lac-Saint-Jean

Le 7 février 2019, des confrères de Montréal, Gatineau, Sherbrooke, Québec, Châteauguay, Longueuil, Sorel et Rouyn-Noranda, groupes membres participants de notre regroupement national le FRAPRU (Front d’action populaire en réaménagement urbain), manifesteront devant les bureaux du premier ministre du Québec pour un réinvestissement majeur en logement social dans le prochain budget provincial.

Loge m’entraide, de Saguenay, avait aussi prévu tenir une visite collective à votre bureau de comté de Chicoutimi, mais nous avons décidé d’attendre le contenu du budget. Verrons-nous une hausse des subventions dans AccèsLogis, tel que promis ? Verrons-nous de nouvelles unités pour 2019, comme nous le demandons ?

Lors de notre rencontre du 9 janvier, vous avez été préoccupée parce que les subventions n’ont pas été indexées depuis 2009, ne suivant pas les coûts réels de construction pour fonder du logement social. Cela a rendu difficile la naissance de projets dans l’obligation de compenser ce manque à gagner par la recherche inlassable de dons. Ce fut le cas pour deux des quatre coopératives d’habitation que nous avons fondées en 21 ans. Les locataires appauvris vivant dans des conditions de logement médiocres et/ou trop cher pour leur maigre revenu ont dû ronger leur frein pendant des années avant de voir naître leur projet et ainsi être logés dignement.

C’est encore le cas avec le projet de coopérative d’habitation La Solidarité qui, depuis 2015, doit trouver 985 000 $ en dons, en plus d’un rabais de taxes municipales de 25 ans, pour voir le jour. Si les subventions étaient ajustées, les dons à amasser seraient amoindris et faciliteraient forcément la collaboration de la municipalité à offrir la contribution financière requise.

En campagne électorale, François Legault a promis de livrer, lors de son premier mandat, les 14 000 logements sociaux déjà annoncés dans les budgets antérieurs. Non seulement faudra-t-il hausser les subventions pour qu’ils voient le jour, mais le budget de 2019 devra aussi prévoir de nouvelles unités pour que des projets en cours de préparation, comme La Solidarité, puissent jouir d’une subvention le moment venu. Sinon, à quoi cela nous servirait de porter à bout de souffle des projets, pendant des années, s’il n’y a plus de subventions lorsque nous serons rendus au bout du processus ? Votre gouvernement tuerait alors à jamais leurs espoirs, leurs efforts et leur estime.

Avec les surplus qui se comptent en milliards de dollars, sans compter l’argent du fédéral attendu dans le cadre de la Stratégie canadienne sur le logement, votre gouvernement a les moyens d’investir dans le logement social à la hauteur des besoins, et même de faire du Québec une province leader en la matière.

Madame la ministre de l’Habitation, une visite collective s’annonce déjà à vos bureaux de Chicoutimi après le budget. Les locataires appauvris, dont les intérêts sont représentés et défendus par Loge m’entraide, iront vous exprimer de façon collective, pacifique et respectueuse, soit leur joie, soit leur déception. À bientôt.

Sonia Côté, coordonnatrice

Loge m’entraide