Savoir-vivre et politesse

Quelques évènements de l’actualité des derniers temps me questionnent sur le savoir-vivre et la politesse qui semblent, du moins pour une partie de la population, des notions perdues ou, à tout le moins, dépassées. À toutes les époques, il y a eu de ces individus pour qui ces notions n’existaient que très peu. Maintenant, cela semble être plus répandu.

Prenons par exemple le problème des chiens sans laisse qui attaquent d’autres animaux ou des humains. Si nous avions tous du savoir-vivre et un sens des responsabilités envers autrui, presque jamais ces incidents malheureux n’arriveraient. Les témoignages de personnes ne se promenant plus dans telle ou telle rue pleuvent. C’est le monde à l’envers ! Ce n’est pas normal qu’on soit anxieux à l’idée d’aller promener son chien. Il y a quelque chose, quelque part, que ne marche pas. La conscience de l’autre disparaît.

Prenons maintenant la récente sortie publique des propriétaires de bars ou de restaurants, concernant la malpropreté générale sur la rue Racine. Cela commence avec chacun d’entre nous. Qu’on retrouve ça et là quelques mégots et quelques canettes, c’est normal, considérant les circonstances, mais que cela devienne des montagnes de détritus, ça confirme une indifférence générale.

Autre exemple : dernièrement, je suis allé manger dans un restaurant et la serveuse, une jeune en formation, a de la difficulté à « pitonner » sur sa caisse – et c’est long, pour ne pas dire très long – pour une transaction très simple. Pas de problème, je comprends. Finalement, au bout de 3 minutes de manipulation, elle arrive avec une facture de 12,40 $ quand ça ne devrait pas dépasser les 6 $. Je lui dis que ça ne se peut pas, puis elle fait venir sa gérante qui, sans dire un mot, refait l’opération pour dire à la caissière que c’est 5,30 $. Elle tourne ensuite les talons sans un mot d’excuse, même s’il n’y avait pas un chat dans le restaurant. Vous dire, être propriétaire de ce restaurant, la gérante aurait un petit tête à tête sur le savoir-vivre. Mais, on manque tellement de personnel qu’on accepte probablement n’importe quoi ou presque maintenant. Mais ça, c’est une autre histoire...

Faisons maintenant une règle de trois et appliquons cela à tous les domaines de la vie. Cet égocentrisme et ce manque de savoir-vivre généralisé causent de sérieux troubles à la société, à des coûts astronomiques, que ce soit simplement au niveau des relations humaines ou encore du professionnalisme dans le milieu de travail. On parle de sauver la planète, mais cela commence dans les petits gestes quotidiens d’altruisme envers les autres, d’amour du prochain, de respect de la nature. Cela va éviter tout ce dont j’ai parlé plus haut.

Jean-Marc Girard

Jonquière

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SQDC : L'ANGLAIS PASSE AVANT LE FRANÇAIS

Honte aux fournisseurs anglophones de la Société québécoise du cannabis (SQDC) !

Comment expliquez-vous la présentation écrite de vos différentes informations – telles qu’on les retrouve, par exemple, à l’endos d’un sachet de cannabis (de 1 gramme) ?

Quelle mauvaise surprise : les premières explications de chaque segment d’informations débutent par des phrases écrites en anglais ! Y compris les mots sous les croquis !

Autre situation tout aussi déplorable que lamentable : sur ledit paquet, côté consommateur, on y lit : 1) le nom de la variété en anglais en premier lieu ; et 2) le texte « Warning » avant celui de « Mise en garde »

Quel manque de classe ! Comment pouvez-vous être aussi impolis (voire irrespectueux) des Québécois, clients ou non ? Est-ce un manque de temps, une mauvaise volonté, un exemple d’une vision marketing quasi illégale ? Désolant et très attristant.

Et honte à la SQDC !

Plus particulièrement à son équipe responsable de la gestion (et des communications) qui demeure trop permissive et pas assez proactive dans ce dossier linguistique de haute importance.

Déjà en octobre 2018, le président du mouvement Impératif français, Jean-Paul Perreault, déplorait cet affront à la langue française : « C’est regrettable, tout à fait déplorable, surtout qu’il s’agit d’une société d’État, de voir qu’ils ont accordé si peu d’attention à l’environnement culturel du Québec. »

Alors, mesdames et messieurs, nos élus et nos fonctionnaires, comment vont les discussions entre vos différents ministères concernés par la commercialisation de produits dérivés du cannabis, tels que ceux vendus dans plusieurs succursales de la SQDC au Québec ?

Peut-on compter sur vous pour une correction à court terme ? Je vous souhaite de la coopération et de la bonne foi, entre vous tous et avec les autres acteurs de ce commerce, tout aussi respectable qu’un autre.

J’espère que vous reconnaîtrez tous que ce type d’affichage et d’étiquetage n’est pas celui que veulent les Québécois et les Québécoises.

Je souhaite que bientôt, toutes les indications sur les divers types d’emballage commencent avec la langue officielle du Québec et la première langue en affichage selon l’Office québécois de la langue française (OQLF).

Jacques Lambert

Saint-Barnabé