Saguenay, foyer de xénophobie ?

OPINION / Étant devenu résident de votre belle région en avril 2015, j'ai grandement eu le temps de faire une analyse du comportement des citoyens, et surtout d'une classe dite dominante, autant par mes observations que par des discussions avec des gens habitant dans les municipalités d'avant la fusion.
À très peu d'exceptions, tous reconnaissaient qu'il y a des guerres de clochers qui perdurent, entre les résidents de la grosse ville, lire Chicoutimi, Jonquière et La Baie.
Ces gens prétendent que les habitants de Chicoutimi se penseraient supérieurs à plusieurs niveaux, savoir nombre de professionnels ayant pignon sur rue, plus d'individus faisant partie de la classe moyenne supérieure et de la haute et des êtres plus cultivés, plus éduqués.
Je ne connais pas les statistiques relatives à la situation financière, à l'emplacement des bureaux de professionnels et au niveau d'éducation des citoyens habitant les divers secteurs.
Je suis cependant à même de constater qu'il y a un malaise évident quant à la désignation peu flatteuse subie par cette importante partie de la population.
En tant que nouvel arrivant et ayant déjà habité dans au moins deux autres régions du Québec, je sens également cette hostilité de la part d'une pseudo classe qui se dit et qui s'imagine omnipotente, tels des despotes, et qui croit posséder la vérité, réticente à accepter les opinions des étranges, savoir ceux qui n'ont de racines de ce coin de pays.
Ces individus forment des cliques, un terme péjoratif pour caractériser un groupe restreint qui a pris le pouvoir dans une région, ou encore un terme décrivant une certaine élite ou intelligentsia, réelle ou fictive, qui imposerait ses vues et son influence sur l'ensemble de Saguenay, et plus précisément à partir d'un de ses arrondissements.
Ce monopole non souhaitable donne place à des décisions prises sans consultation aucune, pour amuser les petits amis du régime, et peut écarter de bonnes têtes. Les payeurs de taxes, locaux comme étrangers, devraient avoir droit au chapitre. Le brassage d'idées nouvelles est stimulant.
N'étant pas né ici, je doute que l'on minimise et/ou ignore tout simplement mes propos.
Il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Alain Villeneuve, avocat à la retraite
Chicoutimi
Hommage à PK Subban
J'ai regardé hier soir (jeudi) l'hommage rendu à PK Subban comme ancien joueur du Canadien de Montréal. La foule a aussi scandé son nom, pas seulement comme joueur, mais aussi pour la grande générosité de sa part, pour les 10 millions de dollars en dix ans qu'il a donnés à l'hôpital pour enfants. Et cette foule qui pourtant est très partisane de la Sainte-Flanelle, a su reconnaître l'homme comme le joueur de hockey, peu importe l'équipe, car il était aimé et il l'est encore aujourd'hui, même dans une autre formation.  
Ma grande déception : les joueurs du Canadien, comme professionnels, sont des enfants gâtés, pas des hommes. Ils n'ont même pas manifesté, tapé sur la glace avec leur bâton, ils ne se sont pas levés, même si seulement quelques joueurs n'étaient pas sur la même longueur d'onde que Subban, tous n'ont rien fait ; son meilleur ami Carey Price n'a pas manifesté. Il cognait dans sa mitaine, je crois un peu gêné de la situation ou pour donner à sa mitaine une meilleure forme. Comme un mouton, il aimait mieux fermer les yeux. Et le capitaine, Max Pacioretty, ne voulait pas déplaire aux joueurs, ayant peur qu'un clan se forme contre lui. Faut bien se le dire : le Canadien est un club qui n'est pas en amour avec les Québécois. Qu'on me corrige, je crois qu'il en reste deux, peut-être pas pour longtemps. Pour finir, je crois que Marc Bergevin ne s'attendait pas à une telle ovation pour PK Subban, un peu mal à l'aise sur la galerie, le monsieur. Dommage, car combien de milliers de personnes ont regardé et attendu la venue de PK Subban ?  
Alain Duchesne
Chicoutimi-Nord
La devise de Saguenay
La semaine dernière, nous apprenions que la nouvelle devise de la ville de Saguenay serait : « Au bout du fjord, un Royaume ». Interrogeons-nous sur cette devise. Si nous la prenons à la lettre, le Royaume en question (qui n'a de royaume que le nom, à moins, bien sûr que nous élisions un nouveau roi, Jean 1er, roi du Royaume du Saguenay) n'engloberait, en fait, que la ville de Saguenay ?  
Il est temps que les municipalités de cette belle région du Saguenay, qui font également partie de ce présumé royaume, se réveillent et s'opposent à cette aberration. On a assez mêlé les cartes. Pourquoi ne pas garder, comme devise de la grande ville, celle qui la définit la mieux, soit : « Jusqu'où l'eau est profonde ». Cessons nos guerres de clochers et ouvrons nos yeux sur ce qu'est la réalité. Nous avons déjà perdu tous les noms qui reflétaient notre patrimoine, au moins, protégeons cette partie de l'histoire qui est la nôtre.
Lise Roy
Chicoutimi