Saguenay barrée de la liste

OPINION / En réaction à la chronique de Mélissa Viau parue le 2 novembre, sous le titre Chats en liberté : un voisin porte plainte

Merci pour votre article.

J’aimerais que vous fassiez savoir à la Ville, aux dirigeants, que c’est terminé pour notre famille. Nous barrons le Saguenay dans la liste de nos secteurs de villégiature. Je viens donc d’annuler le chalet que je loue toutes les années. Une ville qui n’a aucun respect pour les chats, c’est grave.

D’ici quelques années vous serez infestés de mulots, de rats.

J’ai informé une amie propriétaire d’une agence de voyages : dirigeons les voyageurs vers la Gaspésie au lieu de les envoyer dans votre beau coin de pays.

Micheline Paquet

Québec

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L'ÉVANESCENCE DU JOUR DU SOUVENIR

Le repli identitaire, signe de « renfrognement », émerge sans doute de l’hémisphère droit du cerveau. La sagesse, entre une séance de bingo ou de bowling est-elle encore une vertu cardinale du fait de vieillir ? En écoutant parler l’homme ordinaire dans le café du coin, j’ai souvent l’impression que cette vertu est également en évanescence. Les plus vieux, pourtant, c’est à nous de révéler la vérité aux plus jeunes, mais on dirait parfois que ce sont eux qui tirent le mieux les leçons du passé. 

C’est l’amalgame de l’hitlérisme populiste et d’une obsession pathologique de la race supérieure issue d’une souche pure, consommé par l’antisémitisme primaire et l’euthanasie érigés en système, qui a conduit à la Seconde Guerre mondiale. Bien sûr, il y a le changement climatique, le retour à l’équilibre de la terreur avec Donald Trump, les robots artificiellement intelligents soumis à des gourous de l’algorithme qui vont jouer. Mais la principale cause du prochain conflit mondial sera encore une fois le repli identitaire des peuples à la source d’un faux sentiment de sécurité.

En Allemagne, l’accueil, en 2015, d’un million d’immigrants économiques en grande partie, fut une décision prise par une coalition gouvernementale, le CDU à droite et le SPD à gauche ; ce fut un exemple de véritable solidarité dans un peuple et entre les peuples. 

Si l’Allemagne avait quelque chose à se faire pardonner, comme l’holocauste, d’une part, il va sans dire que d’autre part, le calcul mathématique simple de la différence entre les mourants et les naissants a pesé fort dans la décision d’ouvrir les portes toutes grandes du pays à une aide humanitaire massive.

Angela Merkel et son entourage ont vu plus loin que le bout de leur nez : la santé économique du pays à long terme. La décision de jeter dans la mêlée un si grand nombre d’immigrants économiques est de la même mouture que celle des péquistes, ici au Québec, d’ouvrir plein de CPE pour permettre aux femmes, elles aussi, de se jeter dans la mêlée économique, pour le plus grand bien du PIB et du Trésor public. 

L’Allemagne était composée d’environ 82 millions d’habitants il y a trois ans quand les immigrants y sont entrés par la grande porte, soit une hausse de 0,8 % de la population. Ils furent dispersés partout sur le territoire. Le taux de chômage, moins de 5 % en 2018, n’a jamais été aussi bas depuis la réunification des deux Allemagnes en 1990. Me semble que la conclusion s’impose d’elle-même.

Marcel Lapointe

Jonquière

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LAÏCITÉ

Je suis pour l’interdiction du port des signes religieux pour les gens en situation d’autorité : les policiers, les juges, les gardiens de prison et les enseignants.

Je crois que certains citoyens et citoyennes qui auront des contacts avec ceux-ci seront influencés dans la façon dont ils sont traités. La majorité des Québécoises et Québécois sont contre le port de signes religieux alors cela provoquera de la rancoeur et divisera les citoyens québécois à cause de ce critère de religion ; pour preuve, regardez ce que cela entraîne dans le reste du monde.

Pour les enseignantes et enseignants, de même que pour le personnel des services de garde des CPE, je suis également contre, car cela influencera les jeunes et moins jeunes dans leurs croyances et leurs valeurs, dans leurs choix et dans leur façon de voir la société, brimant ainsi leur libre choix. C’est aux parents de voir à cela et non à l’État. 

La loi sur la laïcité devrait s’appliquer aussi bien aux institutions provinciales, municipales et scolaires. De plus, la période de transition devrait être de courte durée et ne pas comprendre et permettre d’exception ou accommodement pour qui que ce soit.

Alexandre Goyette

Catholique pratiquant, Trois-Rivières