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Gérald Savard
Gérald Savard

Rien ne bouge au Royaume

Carrefour des lecteurs
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Le Quotidien
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OPINION / J’ai eu beaucoup de plaisir à lire l’éditorial de Daniel Côté, Une main dans le dos, qui reprenait presque intégralement la réflexion et les constats faits par le Collectif Touche pas à mes régions, il y a déjà quelques années. Déjà à ce moment, nos appels à la mobilisation des élus vers un nouveau regroupement des forces vives de la région pour reprendre nos outils de concertation et de développement étaient restés lettre morte. La force d’inertie est telle que rien ne bouge au royaume.

Par Éric Dubois, Trois-Pistoles

L’éditorialiste a tout à fait raison de pointer l’un des principaux responsables de cette triste situation: le préfet Gérald Savard. Ce personnage est connu pour avoir joué un rôle prépondérant dans l’affaire du conseiller du maire de Saguenay, Ghislain Harvey, et ses conditions princières, le tout aux frais des contribuables de la grande ville. Comme M. Savard n’y habite pas, il n’a pas cru bon de lire les documents qu’il a pourtant signés au nom des gens de Saguenay...

À LIRE AUSSI : Une main dans le dos

L’éditorialiste a raison de le dépeindre comme l’un des représentants du statu quo dans lequel s’embourbe malheureusement ma région natale. Mais qui cautionne le travail de ce monsieur? Qui l’a élu à des fonctions aussi cruciales?

Presque personne. En fait, M. Savard est maire de Bégin depuis 2001. Il a dû à deux reprises affronter l’opposition et il l’a emporté avec 400 votes. Ensuite, ses autres attributions, celle de préfet, par exemple, lui ont été données par d’autres élus. Le préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay est élu par ses pairs. Aucun débat sur ses orientations, ses prises de position ; aucun mandat de la population pour jouer ce rôle politique prépondérant.

Bref, pour se développer, il faudra compter sur tout nos membres, assurer que nos élus soient représentatifs et mandatés pour leurs prises de position et qu’on puisse s’attendre à un minimum de débat démocratique sur les enjeux qui nous interpellent. Pour cela, il faut que tous les postes politiques, incluant celui de préfet, soient élus au suffrage universel.