Le conseiller Kevin Armstrong

Réunion du conseil de ville de Saguenay

OPINION / Comme plusieurs de mes concitoyens de Saguenay, le titre sur la première page du Quotidien du 7 août 2018, concernant la sortie du conseiller Kevin Armstrong de l’arrondissement de Jonquière, a piqué ma curiosité. Que dire ?

Quinze conseillers (ères) autour de la table immense, présidée par la mairesse.

La docilité, le silence, la politesse, et quoi encore, a un prix. 50 000 $ par année, sans compter les « menus frais » qui s’ajoutent...

La langue. Ça se passerait en allemand, en japonais, en chinois, et ce serait aussi clair. Jargon qui me fait penser aux messes en latin d’une autre époque. Vous n’y entendez rien. C’est triste.

On n’en a pas pour notre argent. Je parle de mon compte de taxes de plus de 2400 $ par année. On mérite plus que ça. On est dans une ville de plus de 145 000 habitants ! Pas à Saint-Clin-Clin-du-Bout-du-Monde !

La prestation de l’ensemble du conseil m’a déçue. Vous nous représentez tous, comme citoyens de ce qu’on appelle ville de Saguenay. Notre population serait-elle rendue à ce niveau ?

Le soupir de soulagement que les citoyens ont eu à la sortie du conseil précédent, pourtant... Nos attentes étaient grandes !

Cela me ramène aux écoles d’une autre époque, avec la « maîtresse en avant, souriante et gentille », qu’on ne comprenait pas, qu’il était impensable d’obstiner, de remettre en question. Beaucoup d’analphabètes, s’ils avaient regardé la dernière réunion du conseil mardi soir à la télévision, se seraient rappelé des souvenirs.

Un souhait, un voeu en terminant : faites-nous des réunions en français, messieurs, mesdames. S’il le faut, suivez des cours. Un bon prof parle avec des mots pour le moyen-faible, à l’arrière de la classe. Il y a des profs que même des premiers de classe ne comprennent pas. Oui, ça existe... Vous en êtes la preuve.

Je suis désolée, j’aurais préféré ne pas avoir eu l’idée d’un tel texte.

Pauline Germain

Chicoutimi

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LES SAUNAS DU CENTRE MARIO-TREMBLAY

OPINION / Après lecture de l’article de Laura Lévesque le 7 août, en page 13, je ne peux m’empêcher de réagir.

Depuis l’ébauche des travaux de la piscine, comme le dit bien l’article, nous avons milité vivement pour la reconstruction des saunas puisque la piscine en était pourvue depuis ses débuts, dans les années 70. Étant utilisateur des lieux depuis le tout début, je ne comprends toujours pas pourquoi on n’en avait pas prévu lors de la rénovation ?

Finalement, après plusieurs interventions, on a fini par construire celui du côté des hommes, il y a quelques mois. Je souhaite vivement qu’on mette plus de cœur sur celui des dames, car celui des hommes est un fiasco. Une honte pour un tel centre et un affront pour ceux qui ont milité pour sa reconstruction.

En fait, on a utilisé un ancien placard à balais, ce qui donne une capacité de cinq personnes maximum, bien tassées (quatre assises et une debout, près de la porte). Un ajout qui ressemble plus à une gifle pour avoir trop insisté.

Dommage parce que plusieurs ont perdu le plaisir d’aller s’entraîner à cet endroit, qui se voulait pourtant à la fine pointe selon les concepteurs. On en est bien loin, et pas seulement en raison des saunas.

Pour ma part, j’ai encore plusieurs entrées non utilisées sur ma carte de fidélité, qui ne seront probablement jamais utilisées. Extrêmement dommage et désolant, pour ne pas en dire plus...

Michel Talbot

Alma

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MÉFIANCE COMPRÉHENSIBLE

OPINION / Natasha se confiant à Robert : « Je comprends que tu aies voulu bien faire en voulant parler des réalités historiques de mon peuple. Seulement, j’aurais apprécié que tu m’en parles avant, pour éviter tout imbroglio, toute incompréhension de part et d’autre. Y a peut-être des choses que tu aurais voulu dire qui m’auraient mise mal à l’aise. Et tu ne peux pas dire que tu n’a jamais été averti. »

Le Conseil des arts du Canada (CAC) a déjà refusé de donner de l’argent à Robert Lepage pour monter son projet, Kanata. Raison : au début de son projet, le brillant dramaturge n’avait pas mis dans le coup celles et ceux de qui il voulait parler. Au nom de la liberté d’expression, pouvait-il se le permettre ? Je laisse la réponse aux éthiciens de l’art et de la culture, s’il en existe. M. Lepage ne peut donc prétendre être tombé des nues quand ça lui a pété en pleine face.

Ça me laisse penser que rien n’est tout noir ou tout blanc ; que parler en public du malheur des minorités, ça ne va pas de soi, même pour un homme de théâtre reconnu mondialement, qui ne voulait certainement pas leur nuire.

J’ai cru comprendre le paradigme lorsque je me suis mis à réfléchir à ma condition d’ex-Canadien français, très enviable, au demeurant, si je la compare aux migrants qui veulent juste vivre dans la dignité. Si un dramaturge issu du peuple colonisateur anglo-saxon avait agi de la sorte, j’aurais fait, je pense, comme les Autochtones qui se sont insurgés contre Kanata.

Marcel Lapointe

Jonquière