Jean-Pierre Blackburn

Retour vers le futur

OPINIONS / En une du Quotidien de ce matin du 2 mars 2017 : « Dans la course » avec la photo de Jean-Pierre Blackburn. Cette semaine, c'était celle de Gilbert Dominique, chef de Pointe-Bleue (devait s'appeler comme ça à cette époque) depuis 2003.
Ici à Saguenay, qui s'appelait Chicoutimi avant son arrivée, nous aurons eu un maire collé sur son siège depuis 20 ans.
Yolande James, dans nos écrans quotidiens depuis x temps, s'en va avec les libéraux de Justin Trudeau.
J'arrête ici, la liste de ces « indispensables » serait trop longue.
Rien ce matin pour me remonter le moral dans ce décor de momies des monts Valin sous ces x pieds de neige.
Ce n'est pas leur âge vénérable, M. Blackburn n'a pas encore ses 7 décennies.
C'est la surexposition. Toujours les mêmes, qu'on dit. Les mêmes faces.
Pourquoi ? Où est la relève ?
Personne n'est indispensable. Céder son siège, faire confiance au suivant.
Plein de noms « d'immortels » me viennent à l'idée qui ont su céder leur place, et c'est tout à leur honneur.
Pauline Germain
Chicoutimi
Deux poids, deux mesures
OPINIONS / En premier lieu, je tiens à préciser que je me réjouis pour les résidents du quartier Notre-Dame du Saguenay. Ils ne verront pas le projet de construction d'une tour de condos de 13 étages se réaliser.
La demande de dérogation mineure du promoteur n'a pas été accordée par le Conseil d'arrondissement de Chicoutimi pour le motif suivant et je cite les paroles du président de l'arrondissement, M. Jacques Fortin : « On n'impose pas quelque chose que les gens ne veulent pas. Nous, on suit ce que les gens du quartier veulent. »
Je ne peux m'empêcher de comparer le traitement de cette dérogation mineure avec la demande de Rio Tinto pour modifier le règlement de zonage et le plan d'urbanisme pour que soit autorisé l'agrandissement du lac de boues rouges d'une superficie de 110 hectares à même le boisé Panoramique et aux abords de 6 000 résidences.
En ce qui concerne le projet de Rio Tinto, les citoyens concernés dont je fais partie se sont fait dire que le terrain appartient à Rio Tinto et qu'elle peut en faire ce qu'elle veut. À ce que je sache, le promoteur du projet de la tour est propriétaire du terrain.
De plus, M. le maire, pour apaiser nos craintes, nous a dit à l'assemblée du conseil qu'une zone tampon d'une largeur appropriée sera maintenue pour nous protéger de ce méga chantier. Or, à la consultation publique, dont la moitié de la salle était occupée par des travailleurs de la multinationale, nous avons appris qu'il n'y avait plus de zone tampon protégée. Lors de cette assemblée, une pétition de plus de 1000 signatures a été déposée contre l'emplacement du site ainsi qu'un mémoire étoffé élaboré par le Comité de citoyens pour une Vaudreuil durable (CVD).
Il était clair pour tous que les citoyens des zones concernées ne voulaient pas de ce projet tel que présenté.
Pourtant, la Ville de Saguenay est allée de l'avant, sans attendre le dépôt d'une étude d'impact, sans s'assurer qu'une zone verte protégerait les résidents du bruit, de la poussière, d'un impact visuel, etc.
Le conseiller de mon secteur, M. Michel Tremblay, en plus de ne pas être attentif à nos craintes, s'est même permis de discréditer publiquement le CVD et ses membres.
En ce qui nous concerne, on a invoqué la possibilité d'une catastrophe économique, la perte éventuelle de 1000 emplois. Ces facteurs n'étaient pas pertinents pour la dérogation mineure. Si tel scénario était envisageable, pourquoi ne pas avoir exigé de garanties avant de dérouler le tapis rouge, pourquoi ne pas mettre les forces actives du milieu à contribution pour transformer ce projet en un projet viable et durable ?
Notre dossier n'a pas été analysé par le conseil d'arrondissement de Chicoutimi. On nous a dit que c'était un dossier pour le grand conseil de ville, que les discussions se faisaient et que les décisions se prenaient en haut lieu, au siège social de Rio Tinto à Londres, au bureau du premier ministre.
Pour ma part, je continuerai selon mes faibles moyens à lutter contre cette aberration, pas pour moi, mais pour les générations futures qui risquent de vivre près d'un dépotoir industriel de déchets toxiques.
L'agrandissement du parc Rivière-du-Moulin sera, selon les dires du maire, son héritage. Il en sera également ainsi pour le saccage du boisé Panoramique et son remplacement par un dépotoir.
Danièle Riverin, membre du CVD
Citoyenne du quartier Panoramique
Saguenay