Retour des beaux dimanches

OPINION / Sans être spécialiste, j’apprécie le beau chant lyrique, et je dois avouer avoir été comblé, en assistant à la première des quatre présentations offertes, cette année, par l’organisation des Jeunesses musicales de Saguenay à la salle Pierrette-Gaudreault du mont Jacob de Jonquière.

En ce dimanche de début d’automne, où le « bucolisme » du site et la visite d’un grand classique ont rivalisé de beauté, j’avoue avoir ressenti quelque chose de singulier ; quelque chose, comme si l’âme se détachait du corps, un moment. Sensation impalpable, mais non moins tangible.

Certaines personnes, pour l’avoir ressenti, savent très bien de quoi je parle, après avoir entendu la talentueuse brochette d’artistes qui ont donné une saveur originale à la présentation du plus bel opéra de Mozart, Les noces de Figaro. Sept merveilleux artistes, incluant un pianiste fabuleux, sur les épaules de qui l’accompagnement a reposé tout au long de la pièce. Des « noces de Figaro » élaguées pour l’occasion d’atours indéniables, il va sans dire, comme la présence de l’orchestre et du chœur, mais qui s’est surpassée grâce à la qualité artistique et la mise en scène appropriée.

Du coq à l’âne, pour passer aux choses plus terre à terre ; faut le dire encore, les quatre présentations annuelles offertes par les Jeunesses musicales, auxquelles nous avons la chance et le plaisir d’assister à titre d’abonnés, ma conjointe et moi, nous coûtent, encore cette année, un prix défiant toute compétition.

Justement, on en parlait au sortir du Centre culturel : le rapport qualité-prix de ce type d’activité cultuelle, défie la compétition, en ce qu’il se complète, toujours, par un souper collectif à saveur régionale, qui permet de faire plus ample connaissance avec des artistes exceptionnels et d’échanger entre nous.

Seule ombre au tableau : les jeunes y brillent par leur absence. Quelle stratégie faudra-t-il développer pour donner le goût aux millénaux de rejoindre les cœurs encore jeunes que nous sommes pour communier dans une atmosphère lyrique d’un dimanche après-midi enchanteur ? Sûrement que l’équipe dynamique et généreuse du président, Luc Bouchard, y songe depuis un bon moment ; et qu’elle saura relever ce défi.

Cela dit, c’est au berceau que s’instillent les notes d’allegro et d’andante qui s’incrustent, à tout jamais, dans la mémoire musicale.

Marcel Lapointe

Jonquière

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GNL ET LES PARADIS FISCAUX

C’est très intéressant qu’un organisme aussi crédible que l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) se soit penché sur la provenance des fonds qui soutiennent ce projet pharaonique irresponsable et injustifiable, car tout le projet contribuerait à perpétuer notre dépendance aux hydrocarbures, dans des processus de production de plus en plus polluants.

Mais je ne suis pas surpris par ces révélations, car on imagine mal des milliardaires mettre leur argent dans des Caisses populaires !

L’organigramme publié par l’IRIS est très évocateur de la scandaleuse complexité de la structure de financement qui démontre bien que la société en commandite GNL Québec est une coquille vide qui ne sert qu’à enrichir encore plus des milliardaires d’un peu partout dans le monde.

L’entreprise nous dit que la raison première de son projet d’exportation de gaz de l’Ouest, c’est la lutte aux changements climatiques. C’est complètement faux. La raison première de ce projet, c’est qu’une poignée d’investisseurs étrangers s’en mettent plein les poches en utilisant des paradis fiscaux pour ne pas payer d’impôts et garder tout l’argent pour eux.

Aujourd’hui, nous avons la responsabilité d’offrir à notre jeunesse de meilleurs projets, des projets porteurs d’emplois qui ne sont pas financés avec de l’argent venant de paradis fiscaux. Des emplois qui nous sortent de notre enlisement avec les énergies fossiles sales. Des emplois orientés plus vers l’économie verte et l’économie du savoir.

Jean Paradis

Alma