Rétablissons les faits

OPINIONS / À titre de président d’Alliance boréale et au nom des élus, des communautés et des travailleurs que je représente, je me dois de rectifier certains propos énoncés par M. Francis Fortier, directeur général mandats stratégiques, au sein du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, et rapportés dans Le Quotidien du 13 septembre par le journaliste Denis Villeneuve dans un article intitulé Caribou forestier : le ministère veut faire preuve d’ouverture.

Je ne peux laisser sous silence les propos de monsieur Forcier laissant entendre que j’ai induit les médias et les lecteurs en erreur lorsque j’ai mentionné que le ministère avait un objectif de recensement de 1,5 caribou/100 km2, lors de mon passage au Cercle de presse la semaine dernière. 

À cet effet, j’invite M. Forcier à prendre connaissance ou à relire la page 58 du Plan de rétablissement du caribou forestier au Québec 2013 – 2023 où il est clairement écrit que « dans les secteurs Sud (seul secteur ou se fait l’aménagement forestier) et Nord, un objectif de 1,5 caribou/100 km2 est visé ». Il est même écrit que le potentiel estimé pour le secteur Sud est de 2500 caribous et, aussi bizarrement dans le même paragraphe, que le nombre de caribous estimé pour ce secteur est de 2650. On n’a jamais eu d’explication à savoir où était le problème pour le caribou puisqu’on estime qu’il y en a plus que l’objectif fixé pour 2023.

M. Forcier mentionne également que « l’entente avec le fédéral sur la protection du caribou est sur le point d’être finalisée, mais on rassure le milieu… » Être rassuré par de tels propos ? Non. Une entente basée sur ce que l’on connaît va avoir, sans contredit, des impacts majeurs sur la possibilité forestière et les garanties d’approvisionnement et pour la région, les communautés, les travailleurs et des milliers de familles. Ces calculs sur la possibilité forestière ont été faits et le MFFP connaît les impacts.

Est-ce que le milieu est au courant des modalités de cette entente ? Non. Est-ce que le milieu a participé ? Non.

Et pourtant, le ministre Dufour, lors de la rencontre tenue à Roberval le 19 juin dernier, a parlé de collaboration et de transparence. À cet effet, je me permets de vous rappeler que le MFFP détient, depuis avril 2016, un rapport d’analyse sur les conséquences socioéconomiques d’une stratégie à long terme pour l’aménagement de l’habitat du caribou forestier que nous n’avons toujours pas vu ni étudié.

Il serait peut-être temps, comme le dit l’expression, « que les bottines rejoignent les babines » et que vous rejoigniez les propos du ministre Dufour, transparence oblige.

Pascal Cloutier

Maire de Dolbeau-Mistassini

Président Alliance boréale

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BÉNIR

Lorsque je maudis l’autre, même une situation, un animal, une chose, je me maudis moi-même.

Comment ça ? Parce que nous sommes tous en unité avec l’univers (l’uni-vers). Par exemple, nous savons tous que la pollution de l’air d’un pays influence l’air d’un autre pays et vice-versa. Sur cette planète, nous sommes tous interdépendants. Nos pensées étant de l’énergie, elles voyagent très vite. Elles ont de l’influence sur l’environnement. Avec ou sans équipement comme le téléphone ou l’Internet, nos pensées atteignent la lune instantanément dès que nous y pensons. Il en est de même lorsque nous dirigeons nos pensées vers d’autres personnes, où qu’elles se trouvent dans le monde. Ne dit-on pas pour sympathiser : « Mes pensées vous accompagnent », ou « Mes pensées sont avec vous »? Dans ces cas, nos pensées sont enveloppées d’amitié ou d’amour. Le contraire se produit lorsque les pensées sont enveloppées de haine. Ces dernières sont blessantes même si elles sont exprimées en silence.

Maintenant, imaginons que tous les habitants de la terre exprimaient tous les jours des pensées de paix aux dirigeants de tous les pays, provinces, villes, villages, entreprises, organismes et autres. La Terre deviendrait un paradis terrestre. Mais que faisons-nous ? Bon nombre de dirigeants sont bombardés de pensées qui les maudissent. Comme les pensées sont de l’énergie circulaire et qu’elles reviennent à leur source, alors on se maudit soi-même. Inconsciemment, c’est une façon de se blesser soi-même et de se donner des maladies (mal à dire). Alors, il est bon de bénir les autres. Le mot « bénir » veut dire « souhaiter du bien ».

Maudire est destructeur et bénir est réparateur et épanouissant. Alors, il est avantageux de bénir ses amis et aussi ceux que l’on pense être nos ennemis. Bénir le plus souvent possible est un antidote à la maladie, aux accidents, aux dérives économiques et nous pouvons allonger la liste.

Toute personne peut bénir. Bénir n’est pas réservé aux personnes du culte ou à votre père au Jour de l’an. Nous pouvons tout bénir : la nourriture que l’on mange, le jardin, les arbres, les enfants, les parents, les grands-parents, la planète entière. Nous, les lecteurs du Quotidien, nous pouvons, pour la pérennité de notre journal régional, bénir toutes les personnes impliquées dans sa publication.

Martin Belley

Saint-Nazaire