Réponses déjà disponibles

OPINION / Mme Huybens a absolument raison d'écrire dans sa chronique du 22 mars dernier que nous avons besoin de « réponses modernes » à la question de la gestion forestière. Nous devons assurer à la fois la capacité de récolter nos forêts et de créer les produits nécessaires et l'activité économique tout en veillant à ce que le travail soit effectué de manière écologiquement responsable et durable. Elle frappe dans le mille en disant que ni l'exploitation totale ni la conservation totale ne sont une réponse viable.
La bonne nouvelle est que nous avons déjà ces « réponses modernes ». Le Forest Stewardship Council (FSC) est réputé comme étant le système de certification forestière le plus crédible et efficace au monde.
Cela signifie que les forêts sont évaluées pour répondre aux normes environnementales et sociales élevées de FSC, notamment en ce qui concerne les droits des peuples autochtones et la protection des forêts à haute valeur de conservation tel le caribou forestier de la forêt boréale canadienne.
Le bois certifié FSC, le papier et les autres produits forestiers sont vendus avec le logo FSC par des entreprises certifiées sur le marché. FSC permet aux entreprises et aux consommateurs de faire des choix éclairés au sujet des produits forestiers qu'ils achètent et de créer des changements positifs pour maintenir nos forêts en bonne santé pour les générations à venir.
Mme Huybens a mentionné la dispute entre Résolu et Greenpeace, et nous sommes d'accord que celle-ci a beaucoup trop duré et que cette rhétorique sans issue doit cesser de la part des deux antagonistes impliqués. En ce sens, nous avons offert une médiation, il y a 18 mois, afin de tourner la page sur ce conflit et de trouver des solutions tangibles pour l'ensemble des parties prenantes.
Certes, Résolu a perdu une partie de ses certificats en raison d'un manque d'adhésion aux normes de FSC. Cela montre simplement que le système fonctionne : nous avons des normes élevées de certification et il y a des conséquences lorsque ces normes ne sont pas respectées. Néanmoins, à ce jour, nous demeurons convaincus de la nécessité de rétablir le dialogue.
Nous croyons que c'est exactement la « réponse moderne » à la gestion forestière dont nous avons tous besoin. Ces mesures garantissent que toutes les parties prenantes voient que la certification FSC signifie quelque chose d'important. Pour les consommateurs, cela signifie qu'ils peuvent être assurés que c'est une norme incontournable. Pour les entreprises, cela signifie qu'elles peuvent être assurées que chaque entreprise qui désire être certifiée doit investir également pour s'assurer que les normes sont respectées, qu'aucune entreprise ne reçoit un tour gratuitement au détriment des autres.
FSC s'engage à faire en sorte que ses normes et certifications continuent d'évoluer en fonction des besoins et des circonstances changeants des entreprises, de l'environnement et des consommateurs. Nous examinons et mettons à jour continuellement tous nos processus et nous sommes heureux que plus tard cette année, nous allons annoncer la finalisation d'une nouvelle norme d'aménagement forestier, laquelle répondra aux enjeux de la foresterie du 21e siècle. De telles actions garantissent que notre réponse à ce besoin vital de la société reste moderne et respectueuse d'une gestion responsable des forêts pour les générations futures.
François Dufresne
Président et chef de la direction
FSC Canada
Anglais intermédiaire
Si vous êtes à la recherche d'un emploi au Québec dans le domaine de l'hôtellerie et que vous naviguez sur le Web vers différents portails d'emplois, vous remarquerez que pour certains postes affichés, on ne requiert qu'un anglais intermédiaire. Tiens donc, me dis-je ! On n'exige pas d'être parfaitement bilingue ? OK d'accord !
Mais qui dit hôtellerie dit bilinguisme. Non ? Car des touristes, ça parle anglais mes amis. Qu'ils soient Australiens, Chinois, Espagnols, Brésiliens ou même Québécois. Pour obtenir un poste de réceptionniste dans un hôtel, vous avez intérêt à maîtriser l'anglais. Surtout dans une ville comme Montréal.
Alors comment se fait-il que certains établissements hôteliers du Québec n'exigent qu'un français intermédiaire ? À ce que je sache, cette exigence est passablement nouvelle. S'adapterait-elle à la réalité québécoise ?
Alors, parler un français intermédiaire (ou fonctionnel) serait suffisant pour travailler dans un établissement hôtelier ? Est-ce en soi une avancée pour les francophones du Québec ? Doit-on se sentir privilégiés de pouvoir travailler en n'étant pas parfaitement bilingue ?
Mais qu'en est-il des anglophones qui veulent travailler en hôtellerie au Québec ? Exige-t-on qu'ils ou qu'elles possèdent un français intermédiaire ? Réponse : on ne l'exige même pas.
Un ou une anglophone qui travaille en hôtellerie à Montréal n'a pas besoin de maîtriser pour la peine le français, parce que des touristes, ça parle anglais mes amis.
Je dirais même qu'on a tendance à privilégier, dans le petit monde hôtelier de Montréal, des anglophones qui baragouinent le français au détriment de francophones qui maîtrisent leur langue et qui parlent un anglais respectable.
Yvan Giguère
Saguenay