Réponses à Sébastien Lévesque

NDLR À chaque chronique de Sébastien Lévesque, vos réactions sont nombreuses. Ses questions philosophiques et éthiques vous interpellent, ce qui est rassurant à l’ère de la pensée en 140 caractères. Voici quelques-uns des nombreux courriels qu’ils reçoit :

Bonjour M. Lévesque,

Merci pour ce beau texte qui exprime tellement bien ce que je ressens par rapport à mon sens à la vie. J’ai compris que la seule façon d’apaiser ma quête de sens passerait par mes relations avec le monde qui m’entoure, et le bien que je pourrais semer autour de moi.

Il n’y a que ça, juste ça...

Louise Allaire

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Bravo pour votre article, je le signe avec vous. « Je est un autre »

Michel Grillot

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Bonjour M. Lévesque

Votre excellente chronique m’a beaucoup plu . Elle rejoint parfaitement ma pensée. Quelles sont les liens ou lectures qui alimentent la vôtre ?

Merci pour ce texte qui me rappelle que je ne suis pas seul .

Pierre Laberge

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Excellente réflexion, merci beaucoup. On est des poussières d’étoiles pour toujours.

Pierre André Bernier

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Le titre de votre article « Je » n’existe pas m’a demandé plus qu’une minute de réflexion. Je remarque le « je » entre guillemets : donc il n’est pas grammatical comme je, tu, il… mais philosophique. Je le comprends dans le sens que pour vivre, je dois pratiquer la solidarité et l’entraide et contempler et respecter la nature. Le Larousse définit la nature comme l’Ensemble des êtres et des choses qui constituent l’univers physique, le monde physique : la place de l’homme dans la nature. « Mon existence est intimement liée aux autres et à la nature entière », écrivez-vous

Je donne deux exemples de personnages qu’un contact avec la nature a chamboulés. Dans Les voix qui crient dans le désert, Ernest Psichari, petit-fils de Renan et sous-officier d’artillerie des troupes coloniales françaises du Sahara décrit une immensité désertique et une splendeur céleste qui le dépassent. La contemplation débouche sur la foi.

Sans vivres et sans eau, Éric-Emmanuel Schmitt, auteur international, s’égare une trentaine d’heure dans le désert. Il y vit y une expérience marquante. Je crois en Dieu. Je crois que le monde n’est pas absurde, qu’il a un sens et que ce sens m’échappe. Je crois que le monde est un magnifique mystère et je ne peux pas dissocier ce mystère de la vie du mystère la mort, puisque c’est la même chose. Mais cela ne me donne aucune connaissance, aucun savoir. Je ne sais pas plus ce qu’est la mort. Simplement, j’ai confiance.

Maurice Larouche

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Bonjour,

Tout simplement merci pour vos chroniques inspirantes qui nous encouragent à percevoir le beau, le mystère, et à se sentir interconnecté avec toute forme de vie, avec la puissance du végétal, des astres. Une lueur dans la décadence...

Suzanne Moffet

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L'AGRICULTURE URBAINE, VÉRITABLE MÉDECINE PRÉVENTIVE !

Un article de la Presse canadienne sous la plume de Jean-Benoit Legault, nous apprend qu’une nouvelle étude scientifique établit un lien direct entre la disponibilité d’établissements de restauration rapide et les crises cardiaques dans les quartiers où ils ont pignon. Le comble et c’est sans doute voulu, une majorité de ces établissements serait située dans ce que l’on surnomme «déserts alimentaires» où il n’y a pas d’alternatives pour trouver de la nourriture saine. La ville de Detroit est un exemple souvent cité, alors qu’en voulant utiliser les terrains industriels laissés à l’abandon pour les transformer en jardins communautaires, des groupes de citoyens ont pu changer leurs habitudes alimentaires autant que celles de leurs concitoyens en même temps que la ville connaissait un nouveau souffle grâce à l’agriculture urbaine. Un quartier agricole en pleine ville a vu le jour. Sédentarité, isolement, pauvreté, déficit alimentaire et malbouffe sont combattus en même temps. Nos déserts alimentaires sont connus au Québec et seraient au nombre impressionnant de 800, selon le même article. Je ne doute pas que déjà des jardins collectifs y sont établis à l’initiative citoyenne, mais les avantages démontrés ailleurs devraient inciter les autorités à s’y investir pleinement et, si ce n’est pas la seule solution, on peut affirmer que preuve est faite des multiples bienfaits qui en découlent. C’est de la médecine préventive à son meilleur!

Richard Gagné

Sainte-Pétronille